Le PNF lance une information judiciaire sur Lagardère
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Le fils du fondateur du groupe, Arnaud Lagardère, ne devrait détenir à terme que 12% du capital de la société.
Reuters
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Le fils du fondateur du groupe, Arnaud Lagardère, ne devrait détenir à terme que 12% du capital de la société.
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Le parquet national financier (PNF) a ouvert en avril une information judiciaire pour des soupçons d'achat de vote, d'abus de biens sociaux, de comptes inexacts et d'information fausse ou trompeuse dans l'affaire qui a opposé le groupe Lagardère au fonds Amber Capital. L'ouverture de cette information judiciaire, révélée par Le Monde, a entraîné la nomination d'un juge d'instruction, à la suite d'une plainte déposée en février dernier par le fonds activiste.
Dans un communiqué publié samedi, le groupe Lagardère a contesté "tout achat de vote" et "toute infraction ou irrégularité mentionnée" par le quotidien du soir. Le groupe déplore également une violation du secret de l'instruction et souhaite engager une procédure judiciaire.
Fin avril, le groupe Lagardère avait pourtant trouvé un terrain d'entente avec ses principaux actionnaires − Vincent Bolloré, Bernard Arnault, le fonds souverain du Qatar et Amber Capital sur la question de la gouvernance du groupe. Il avait par ailleurs signé un accord transactionnel avec Amber Capital mettant fin aux diverses procédures judiciaires qui les opposaient depuis des années.
Menacé de blocage, confronté aux difficultés de son groupe et devant faire face à une situation financière personnelle délicate, Arnaud Lagardère a été contraint de céder et d'abandonner le statut de la commandite qui lui permettait d'exercer un contrôle absolu sur le groupe, malgré une participation très minoritaire au capital. En échange, le dirigeant a obtenu un poste de PDG pour les six prochaines années.
Mais il devra désormais répondre à ses principaux actionnaires que sont Vivendi (27% du capital et 22% des droits de vote), Amber Capital (19% du capital et 22% des droits de vote), le Qatar (12% du capital et 18% des droits de vote) et enfin, Financière Agache (Bernard Arnault) qui détient 7% du capital et 6% des droits de vote. Arnaud Lagardère détient de son côté 14% du capital et 16 % des droits de vote.
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Ce projet de transformation du groupe en société anonyme a été validé fin juin en assemblée générale. Il ouvre surtout une nouvelle page pour le groupe Lagardère, dont les actifs sont convoités à la fois par Vincent Bolloré (Vivendi) et Bernard Arnault. Bien qu'actionnaire minoritaire, Vincent Bolloré a déjà engagé le rapprochement entre Europe 1 (Lagardère) et ses chaînes TV, notamment la chaîne d'opinions CNews, qui se veut la « Fox TV » à la française.
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En attendant une vente à la découpe, pressentie par de nombreux observateurs du secteur, le groupe Lagardère, dont le faible flottant et la gouvernance attirent peu les investisseurs, s'attache à réaliser des économies de charges, notamment sur les coûts de la holding qui seront réduit de moitié. Les investisseurs pourraient parier sur un rebond des activités de Lagardère dans le secteur du travel retail qui a été lourdement impacté par la crise. Et une prime spéculative pourrait également soutenir le titre.
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