Après avoir accueilli un demi-million de visiteurs en septembre dernier pour son 20e anniversaire, le Festival de Loire, dont la périodicité est bisannuelle, est déjà dans les starting-blocks pour sa 11e édition prévue fin septembre 2025.
Recevoir une fréquentation aussi importante, venue admirer quelque 200 bateaux anciens à voile avec à leur bord 600 mariniers, ne s'improvise pas. Véritable hymne à la Loire, cet événement constitue le plus grand rassemblement européen de la marine fluviale, dont l'épicentre en France était le port d'Orléans jusqu'au début du XIXe siècle. Créé en 2003, le Festival de Loire illustre la volonté du maire LR, Serge Grouard, de faire renouer sa ville avec le fleuve royal, dernier cours d'eau sauvage de l'Hexagone.
« La cité tournait le dos à la Loire depuis 150 ans, date de l'abandon du transport fluvial au profit du chemin de fer, explique le premier édile. Les quais étaient devenus des parkings sauvages où stationnaient jusqu'à 500 voitures. La prostitution sévissait aussi à cet endroit. À partir de notre élection en 2001, la nouvelle équipe municipale n'a eu de cesse d'inverser cette situation et de permettre aux Orléanais de se réapproprier la Loire ». Dans le cadre du nouveau plan d'urbanisme initié par les tombeurs de l'ancien maire socialiste Jean-Pierre Sueur, les quais sont refaits et piétonnisés sur trois kilomètres. Le parking sauvage est supprimé. L'ancien marché de gros qui jouxtait le fleuve est entièrement détruit et remplacé par la nouvelle place de la Loire qui accueille commerces, restaurants ainsi qu'un cinéma. Entièrement rénovés dans la décennie, les quartiers historiques d'Orléans sont désormais tournés vers le fleuve et non l'inverse.