Les tables d'hôtes dans le collimateur des restaurateurs

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Après les logements chez l'habitant, rendus populaires par des sites tels qu'Airbnb, c'est au tour des tables d'hôtes d'être accusées de violer les règles de la concurrence. Le Synhorcat, syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs, est monté au créneau contre ce marché en essor vendredi 4 septembre, à l'issue d'une rencontre avec la nouvelle secrétaire d'Etat chargée du Commerce et de la Consommation, Martine Pinville.
Selon le syndicat, ces "restaurants clandestins", qui proposent aux voyageurs de se faire "inviter" déjeuner ou dîner chez un habitant local, seraient désormais plus de 3.000 en France. Mais ils pourraient atteindre le nombre de 20.000 "dans 3 à 5 ans" si ce modèle suit le développement d'Airbnb et sans encadrement de ces pratiques, souligne le président du Synhorcat, Didier Chenet.
Or, ces initiatives sont déloyales aux yeux des restaurateurs.
Et ce d'autant plus que, selon le Synhorcat, il ne s'agit même plus de sharing economy dans ces cas.
C'est sur ce fondement que le syndicat demande à Martine Pinville un meilleur encadrement de ces offres par es services, afin d'aboutir à l'application à tous les acteurs d'une réglementation équitable. Le syndicat réclame notamment "une déclaration systématique et obligatoire à l'administration ainsi qu'aux services fiscaux" de ces activités, ainsi que le "respect des règles existantes, notamment l'obligation de disposer d'une licence pour pouvoir vendre de l'alcool".
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Interrogés par La Tribune au mois de février, les fondateurs de VizEat, plateforme comptant un millier d'hôtes et plus de dix-mille invités -et qui entretient par ailleurs des partenariats avec l'Office de tourisme de Paris et l'organisme de promotion de la France à l'étranger, Atout France- se montraient toutefois aussi sereins que rassurants. Tant que l'activité restera non professionnelle, la marge de manoeuvre du législateur sera limitée, pariaient-ils, en soulignant:
S'adressant aux professionnels de la restauration, ils ajoutaient:
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