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SNCF : fidèle à sa nouvelle ligne tarifaire, les prix des grandes lignes n'augmenteront pas en 2022

latribune.fr

Publié le 22 novembre 2021 à 09:38 - Mis à jour le 22 novembre 2021 à 09:39

La sncf prevoit de supprimer 2.000 a 3.000 postes

La naissance de la carte Avantage, accessible au tarif de 49 euros, est l'élément fédérateur de cette nouvelle politique tarifaire.

Charles Platiau

Le Quotidien Numérique

05 juin 2026

Photo d'illustration de l'article
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Après avoir présenté une nouvelle grille tarifaire cet l'été, basée notamment sur des tarifs plafonnés pour certains billets de ses grandes lignes de train, la SNCF annonce ce lundi qu'elle n'augmentera pas ses prix en 2022.

Les voyageurs vont pouvoir souffler. Les tarifs des billets de train sur les grandes lignes n'augmenteront pas en 2022, a annoncé lundi le PDG de SNCF Voyageurs, Christophe Fanichet, ce lundi sur France info. "En 2022, nous n'augmenterons pas sur les grandes lignes SNCF le prix des billets de train", a-t-il indiqué.

"En 2020 et 2021, on n'a pas augmenté nos prix, je dirais même qu'on les a baissés", a-t-il affirmé. L'année 2021 a été marquée par une volonté de l'entreprise ferroviaire de simplifier sa gamme de prix, souvent critiquée comme opaque, avec notamment la fusion des cartes de fidélité en une seule.

Nouvelle politique tarifaire

Le géant ferroviaire a ainsi annoncé le 1er juin dernier la mise en place d'un nouveau système de tarification des billets TGV et Intercités destiné à offrir une meilleure lisibilité de son offre à des voyageurs parfois décontenancés par la multitude des propositions. La naissance de la carte Avantage, accessible au tarif de 49 euros, est l'élément fédérateur de cette nouvelle politique tarifaire. Cette carte unique remplace les nombreuses déclinaisons (Week-end, famille, etc).

Ce lundi, M. Fanichet a estimé que cette nouvelle carte Avantage constituait un "énorme succès. On en vend 8.000 par jour, deux fois plus que l'an dernier à la même époque. Il y a déjà aujourd'hui trois millions de Français qui l'ont dans leur poche", a-t-il commenté sur France Info.

Cette carte annuelle permet d'obtenir des tarifs plafonnés "jusqu'à la dernière minute", à condition qu'il reste des places : 39 euros l'aller simple pour un trajet court (moins de une heure et demi); 59 euros pour un trajet intermédiaire (moins de trois heures); 79 euros pour les trajets longs (plus de trois heures). Cette nouvelle tarification annoncée en juin visait également à s'adapter aux réservations à la dernière minute, une tendance qui existait depuis plusieurs années mais qui s'est accentuée pendant la crise sanitaire.

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Des premiers effets positifs

Selon une étude du site Trainline, les tarifs des trains ont baissé cet été en moyenne de 8%. Et pour Cannes, Valence, Nice, Rennes ou Toulon, la baisse du prix du billet moyen dépasse même les 20%. Toutefois, ces données chiffrées ne convainquent pas toujours les voyageurs, qui sont nombreux encore à estimer ne pas pouvoir bénéficier des places aux tarifs plafonnés.

D'un point de vue économique, cette tarification s'inscrit dans la nouvelle stratégie de la SNCF. L'entreprise publique vise désormais, sur ces grandes lignes, une politique du volume, visant donc une augmentation significative du nombre de passagers, comme l'expliquait Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, en février dernier : "on veut grignoter des parts modales supplémentaires sur la route", "2-3 points", qui représenteraient "20 à 30% de volume en plus". Mais avant d'atteindre cet objectif, l'entreprise doit retrouver le niveau de trafic sur les rails de 2019, espéré en 2023.

La dynamique est plutôt positive. M. Fanichet s'est réjoui du fait que les Français aient déjà été 2,3 millions à avoir "prévu leur billet de train" pour les vacances de Noël. "C'est 15% de plus qu'en 2019", avant la crise sanitaire, a-t-il remarqué. SNCF Voyageurs réussit donc pour l'instant à conserver le dynamisme sur le trafic loisir amorcé cet été.

Retrouver le niveau de trafic et la clientèle affaires

Sur les grandes lignes, TGV et Intercités, l'opérateur affiche des taux de remplissage de l'ordre de 90%, notamment sur les week-ends avec l'ensemble du parc mis en ligne. Les effets se ressentent dès le jeudi soir avec des retours sur l'ensemble de la journée du lundi. L'engouement est particulièrement prégnant sur les vacances avec 4,3 millions de billets vendus pour les deux semaines de la Toussaint, soit le même niveau qu'en 2019. Un million de voyageurs se sont également rués sur des billets pour les vacances de Noël dès le premier jour des réservations, le 6 octobre.

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Toutefois, SNCF Voyageurs fait face à une grande difficulté : celle de retrouver le niveau de ses voyageurs affaires. L'entreprise multiplie les offensives, notamment tarifaires et servicielles pour reconquérir sa clientèle affaires désormais habituée au télétravail. Celle-ci lui apportait 40% de son chiffre d'affaires sur les lignes à grande vitesse, en 2019. L'opérateur espère retrouver 95% de ses niveaux de ventes professionnelles en 2023, et même atteindre 101% d'ici à 2024, par rapport à l'avant-crise. Reste à quantifier l'impact de l'ouverture à la concurrence sur cette activité, alors que le groupe SNCF affiche toujours de lourdes pertes : au premier semestre 2021, son bilan affichait une perte de 780 millions d'euros.

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