SNCF : "notre posture n'est pas de quémander en permanence de l'argent public" (Farandou, PDG)
Fabrice Gliszczynski
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Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF
BENOIT TESSIER
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Jean-Pierre Farandou, PDG de la SNCF
BENOIT TESSIER
... milliards d'euros de dettes.
Message reçu : en septembre dernier, le ministre des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, avait rappelé à la SNCF la nécessité pour le groupe de tenir ses objectifs d'équilibre financier, fixés par la loi de réforme ferroviaire de 2018. En contrepartie de la reprise par l'Etat de 35 milliards d'euros de dettes (25 milliards d'euros en 2020, le solde en 2022), la SNCF devait prendre les mesures nécessaires pour atteindre un "cash flow libre" à l'équilibre dans un premier temps pour le groupe en 2022, puis en 2024 pour SNCF Réseau. Autrement dit, la SNCF s'était engagée à cesser de brûler du cash à ces deux échéances.
Le groupe ferroviaire s'était également engagé à revenir "à une structure financière relativement plus équilibrée", avec "un ratio dette nette sur marge opérationnelle inférieur à 6 en 2023 pour le groupe", a rappelé ce mercredi Laurent Trévisani, le directeur financier de la SNCF, lors de la présentation des résultats 2020 marqués par une perte nette de "seulement" 3 milliards d'euros.
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Un montant surprenant, puisque le 2 décembre dernier, à quatre semaines donc de la fin de l'exercice 2020, Jean-Pierre Farandou, le PDG, avait indiqué, lors d'une audition au Sénat, que le groupe allait essuyer au deuxième semestre une perte du même ordre que celle enregistrée au premier semestre (2,4 milliards d'euros), soit une perte annuelle pouvant aller jusqu'à 5 milliards d'euros. Il n'en fut rien. La perte du deuxième semestre n'a pas été d'environ 2,4 milliards d'euros mais...de 500 millions d'euros.
En attendant, malgré la crise sanitaire, les objectifs d'équilibre financiers fixés par la réforme ferroviaire seront tenus, a assuré la société ferroviaire.
Fabrice Gliszczynski