Tourisme : l'hiver incertain des tour-opérateurs français
Clémentine Maligorne
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Si les nuages liés à la crise du Covid-19 se sont dissipés, d'autres s'amoncellent pour le secteur du tourisme. Après un été 2022 marqué par une forte reprise des voyages, malgré l'inflation et la hausse des prix, notamment des carburants, des grèves dans l'aérien, ou encore une parité entre l'euro et le dollar, l'été 2022 restera « une référence » a souligné René-Marc Chikli, président du SETO (Syndicat des Entreprises du Tour Operating), lors d'une conférence de presse lundi à Paris.
Malgré des difficultés à gérer pour les tour-opérateurs, comme notamment des retards ou annulations de vols, « cet été, la demande est restée forte et n'a jamais fléchie », souligne René-Marc Chikli. « On a l'impression d'être enfin sortis du tunnel. On a fait un bon été, pour certains même meilleur que 2019.»
L'arrière-saison et le début de la saison hivernale démarrent également sous de bons auspices. Sur la période septembre-décembre, les clients aux voyages répondent encore présents et les voyagistes se disent « confiants » jusqu'aux vacances de Noël. Sur la période septembre-octobre, les réservations de voyages en agences physiques ou en ligne sont en légère baisse (-13%), mais en hausse en termes de chiffres d'affaires (+4%) par rapport à 2019, encore année de référence. « Il y a un peu moins de clients en nombre, mais le volume d'affaires est en hausse », résume Jean-Pierre Mas, président des Entreprises du Voyage (EDV), association professionnelle qui regroupe notamment les agences de voyage tricolores.
Parmi les destinations prisées sur les vols long-courriers : la République-Dominicaine (+31%), l'île Maurice (+85%), les Antilles, le Mexique et le Sénégal attirent particulièrement.
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Sur les moyen-courriers, l'Espagne, la Grèce, la Tunisie ou encore le Maroc font partie des destinations très demandées en cette arrière-saison. Par rapport à 2019, les destinations moyen-courrier sont privilégiées. « Elles représentent 66% des ventes contre 56% en 2019 », précise Jean-Pierre Mas. Si la plupart des pays ont rouvert leurs frontières, les touristes continuent de favoriser les voyages de relative proximité.
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Clémentine Maligorne