Eurostar : reprise très partielle du trafic ce mardi

 |   |  638  mots
Le trafic est resté totalement interrompu ce lundi pour l'Eurostar entre Paris et Londres, pour le troisième jour. La compagnie a annoncé une enquête confiée à deux experts indépendants. Nicolas Sarkozy a réclamé que la circulation soit rétablie dès ce mardi. C'est le cas ce mardi matin mais très partiellement.

Le trafic de l'Eurostar entre Paris et Londres a repris ce mardi mais très partiellement, essentiellement pour les voyageurs munis de billets datés de samedi et dimanche et bloqués depuis l'arrêt des liaisons. Ce lundi, la situation est restée critique avec un trafic totalement interrompu. La compagnie ferroviaire a indiqué qu'elle "regrettait" sincèrement d'avoir dû annuler le trafic pour la troisième journée.

L'incident a pris une tournure politique, Nicolas Sarkozy ayant reçu en fin de matinée le président de la SNCF, Guillaume Pépy. Il a réclamé que le trafic soit rétabli dès ce mardi. Il a également demandé que des mesures soient prises pour éviter la répétition d'incidents, "inacceptables pour les voyageurs". Plus de 2.000 personnes sont restés bloquées dans les trains dans la nuit de vendredi à samedi, sans eau ni nourriture. Ils ont été progressivement dégagés par des navettes de fret.

La reprise du trafic annoncée mardi, les passagers dédommagés

A l'issue de nouveaux tests techniques, Eurostar s'est prononcé ce lundi soir  sur son activité du mardi : "nous allons revenir avec un service limité, de l'ordre de jusqu'à deux trains sur trois, c'est-à-dire 26.000 places", a-t-il précisé, ajoutant que le retour à la normale n'était envisagé qu'après Noël.

Outre le remboursement de leur billet, les voyageurs lésés seront dédommagés, a ajouté le directeur général d'Eurostar. "Nous leur offrons à chacun 150 livres sterling ou 170 euros à titre de dédommagement pour les personnes qui n'ont pas pu voyager samedi, dimanche ou aujourd'hui", a-t-il dit. "Et nous remboursons également tous les frais qui sont engagés du fait qu'ils n'ont pas pu voyager."

Eurostar a dans le même temps conseillé à ses quelque 80.000 clients concernés de reporter leur voyage à une date ultérieure si possible. Et les réservations ont été fermées jusqu'à nouvel ordre, pour écluser le très important retard accumulé depuis trois jours.

Solutions alternatives

Parmi les solutions alternatives, nombre de voyageurs ont tenté de se replier sur l'avion, mais il était très difficile de trouver une place lundi matin. La compagnie aérienne British Airways a indiqué avoir augmenté fortement ses capacités pour faire face à la demande. La compagnie Flybe a également indiqué ce lundi avoir mis en place des appareils plus grands pour les quatre prochains jours, sur les lignes Birmingham-Paris et Southampton-Paris.

La compagnie de ferry P and O a également mis en place des navettes de bus entre Londres et ses ports du sud de l'Angleterre, et les grandes compagnies de ferries ont été prises d'assaut lundi.

Enquêtes

Le Secrétaire d'Etat aux transport, Dominique Bussereau a réclamé lundi matin une enquête, faisant écho à la doléance du député européen Dominique Baudis, lui-même resté bloqué dans le train vendredi soir et qui a vivement dénoncé les conditions dans lesquelles les passagers ont vécu ces longues heures, sans information.

Autre procédure, cette fois-ci interne,  Eurostar a annoncé avoir confié une enquête à deux experts indépendants, un Français et un Britannique : Christopher Garnett, ancien directeur commercial d'Eurotunnel, et Claude Gressier, inspecteur général des Ponts et Chaussée. Après avoir montré du doigt les condensateurs des trains, les dirigeants parlent ce matin de problème de neige qui serait entrée inopinément dans le moteur des trains.

Eurotunnel a par ailleurs annoncé que les navettes, dites "shuttle", transportant les camions, les voitures, les autocars, ainsi que les trains de marchandises, avaient retrouvé une circulation normale depuis samedi matin. Le transporteur a toutefois indiqué qu'il enregistrait de nombreux retards dans le sens Grande-Bretagne-France en raison d'un afflux de passagers britanniques se rendant aux sports d'hiver en France.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :