Grève à Regional, filiale d'Air France

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Un tiers des vols de Regional, filiale d'Air France, ont été annulés ce samedi. C'est le deuxième jour d'une grève lancée par plusieurs syndicats inquiets pour la pérennité de leurs emplois.

"Pour aujourd'hui, un tiers des quelque 200 vols prévus devraient être annulés, comme hier, a indiqué la direction d'Air France, à propos de sa filiale Regional. "Pour l'instant, ça se déroule comme prévu, sans perturbations, les passagers ayant été prévenus par internet ou SMS", a-t-on précisé, et aucune annulation "à chaud" n'a été constatée. Les prévisions sont identiques pour dimanche avec un tiers des vols annulés. Les syndicats de pilotes (SNPL et SPAC), ceux d'hôtesses et stewards SNPNC-FO et Unac, de même que la CGT, FO et SUD ont appelé les 1.800 salariés de la compagnie à cesser le travail pendant quatre jours, de vendredi à lundi. A l'aéroport de Lille-Lesquin, les vols en provenance de Bordeaux et Toulouse étaient annulés samedi matin. Au registre des départs, les vols à destination de ces deux villes, ainsi que pour Nantes, affichaient également la mention "annulé". Pour dimanche, quatre vols, en provenance et à destination de Bordeaux et Calvi, étaient d'ores et déjà annulés, selon le site de l'aéroport.

A Strasbourg-Entzheim, 12 rotations sont annulées vers l'Europe (Amsterdam, Vienne ou Venise) et vers d'autres aéroports français (Bordeaux, Calvi). On compte deux annulations à Metz-Nancy-Lorraine, vers Lyon et Nice alors que le trafic est normal à Bâle-Mulhouse. A l'aéroport de Marseille, un seul vol pour Strasbourg a été annulé. A Nice, quatre vols ont été annulés, à destination ou en provenance de Bordeaux, Nantes et Metz. Les effets de la grève dans l'aérien sont estompés depuis l'entrée en vigueur en mars de la loi Diard qui impose aux grévistes de se déclarer 48 heures à l'avance, ce qui permet aux compagnies d'anticiper les perturbations. Les syndicats de Regional redoutent le plan de redressement engagé par Air France-KLM, baptisé Transform 2015, qui prévoit de réorganiser le court et le moyen-courrier en trois pôles, dont celui constitué des filiales Britair, Regional et Airliner.

Ils craignent pour le périmètre et le volume de leurs activités, et pour leurs emplois. Ils réclament "le maintien dans le Groupe Air France du pôle Régional Air France". Filiale depuis 2001 d'Air France, Regional relie les principales capitales régionales européennes. Elle dessert ainsi 20 villes françaises et 25 villes européennes, en plus de 300 vols chaque jour. Son siège social est à Nantes.

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Commentaires
a écrit le 22/07/2012 à 16:45 :
Tant que le code du travail ne sera pas revu, la spirale infernale continuera, avec des grèves, des pertes d'activité, des fermetures d'entreprises, des exportations d'emploi. syndicats et gouvernements ont été les fossoyeurs de la compétitivité. Souvenons-nous de St Paul : "Celui qui ne travaille pas ne mange pas", ou de Lénine, selon qui "la place d'un gréviste est en camp de travail"
a écrit le 22/07/2012 à 11:24 :
Quelle aubaine pour Easy Jet. Qui peut avoir encore confiance dans le pavillon français ? Sur la Manche les Anglais ont le quasi monopole en attendant le retour de la scop Seafrance. Bon courage aux futurs passagers. À Douvres les bureaux de Seafrance sont dans un simple Algeco. Misérable.

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