L'Unsa demande au PDG d'Air France d'organiser un référendum sur la restructuration

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Divisé sur la question de la signature d'un accord avec la direction, le syndicat renvoie la patate chaude à la direction en lui demandant de lancer une consultation générale auprès de l'ensemble des salariés de la compagnie. C'est le monde à l'envers avec le référendum de Christian Blanc en 1994 qui visait à contourner l'hostilité des syndicats à son plan de restructuration. Sans surprise, la CGT ne signera pas le plan de la direction.

Grosse incertitude autour du plan de restructuration d'Air France. Alors que le projet industriel finalisé (il ne le sera pas) doit être présenté demain en Comité central d'entreprise (CCE), pour une mise à signature au 6 juillet, la confusion règne au sein de certains syndicats. Notamment à l'Unsa Aérien qui demande à la direction d'organiser un référendum. Dans une lettre, que La Tribune s'est procurée, envoyée au PDG d'Air France Alexandre de Juniac, ce syndicat écrit : « avant de nous engager sur la signature éventuelle d'un accord, nous vous demandons d'organiser une consultation de tous les personnels de l'entreprise en contrepartie de laquelle nous tiendrons compte du choix qui aura été fait par les salariés ».

Les mécaniciens sont hostiles

En gros de faire comme Christian Blanc en 1994 qui avait procédé de cette façon pour appliquer son plan de redressement. A la grande différence qu'à l'époque, Christian Blanc avait cherché à contourner l'hostilité des syndicats alors qu'aujourd'hui, la demande émane d'une organisation qui renvoie la patate chaude à la direction (qui a jusqu'ici toujours écarté cette hypothèse) car elle se rend compte qu'elle est très divisée sur cette question. En effet, selon plusieurs sources syndicales, l'Unsa est confrontée (pour les personnels au sol) au refus des mécaniciens du plan de restructuration qui prévoit plus de 5000 suppressions de postes et des gains de productivité. Pour la partie PNC (hôtesses et stewards), le rejet du plan semble au contraire faire l'unanimité.

Les négociations avec la direction ne sont pas finies

A celà, s'ajoutent aussi les différents référendums organisés par certains syndicats auprès de leurs adhérents. Le SNPL, le syndicat national des pilotes de ligne en a prévu un, l'Unac, le SNPNC, chez les hôtesses et stewards aussi. Mais il est reporté « car la négociation n'est pas finie », dit-on au sein du SNPNC. Au sol, plusieurs syndicats comme la CFDT devraient aussi consulter leurs adhérents. Quant à la CGT, sans surprise elle ne signera pas le texte.


Ce qui rend forcément incertaine les signatures des accords. Pour rappel, pour qu'un accord soit valide, il faut qu'il soit signé par un ou des syndicats disposant plus de 30% des voix et qu'il ne soit pas contesté par un ou des syndicats représentant plus de 50% des suffrages.

La menace du plan B

Si la direction ne parvient pas à obtenir les signatures des syndicats, un plan B se mettra en place. Les accords collectifs seront dénoncés (sauf celui des personnels navigants commerciaux qui court jusqu'en mars 2013) et les conséquences sociales seront plus lourdes. Les suppressions de postes seront supérieures au 5000 prévues et passeront (au-delà des départs volontaires) par des départs contraints.

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a écrit le 29/06/2012 à 15:39 :
"Aux jamais contents qui critiquent tout le temps" ,un plan social d'une telle ampleur se doit d'obtenir l'aval ou non d'un maximum de salariés ! A mon avis (celui d'un démocrate) , au contraire , l'idée est digne pour ce syndicat ! L'enfermement de certaines OS serait la pire des solutions pour les salariés ! Un syndicat ne peut exister sans une base forte et sa légitimité ne repose donc que sur un plus nombre ! La responsabilité qui engage les syndicats doit être partagée avec les salariés qu'ils soient syndiqués ... ou non ! Aux urnes citoyens et surtout , remontez-vous les manches !
Réponse de le 29/06/2012 à 19:25 :
ben ça n?empêche pas d'avoir une opinion qd on n'en a pas on passe la main mais pas a la direction.
a écrit le 28/06/2012 à 10:51 :
Le manque de courage de ce syndicat est une honte! Incapables de se positionner, ils font appel à la direction!
Au fait comme salariés protégés, ils seront les derniers à se faire virer.


Réponse de le 28/06/2012 à 16:10 :
Effectivement les syndicats sont les premiers à vouloir etre écouté, mais quand il faut décider ils demandent un référendum, sauf la CGT qui ne signe jamais.
a écrit le 28/06/2012 à 7:52 :
l'égoisme de certains risquent de couter très cher à beaucoup.Les syndicats seront crédibles quand ils seront réalistes.
Réponse de le 28/06/2012 à 19:24 :
on ne peut etre realiste que sur du concret mais se positionner sur un projet "c est ça ou ce sera pire" ce n est pas du concret car cest a peu pres tout ce que la direction propose comme argument au personnel sol
si les syndicats ou le personnel refuse il sera facile a dejuniac de dire "c est de la faute au syndicat" et nous avons du avori recours a des methodes beaucoup plus coercitives. en fait de juniac n attend que ça en fait c est ce qui transpire de sa facon d agir
a écrit le 27/06/2012 à 23:21 :
l'irresponsabilité de certains me rappelle SEAFRANCE ... on a vu le résultat : j'espère que l'ensemble du personnel AirFrance a suivi l'histoire...et comment elle s'est finie !!
a écrit le 27/06/2012 à 23:17 :
'l'Unsa est confrontée (...) au refus des mécaniciens (...). Pour la partie PNC (...), le rejet (...) semble au contraire faire l'unanimité.
Soit je ne comprends rien ... soit l'auteur s'est emmelé les pinceaux !!(refus pour les uns et AU CONTRAIRE rejet pour les autres!)
a écrit le 27/06/2012 à 15:50 :
Ces mêmes syndicats demandent également un referendum sur les modifications profondes de l'UE que cherchent à nous imposer les responsables des crises actuelles, contre toute logique démocratique.
Ah non? Tiens c'est étonnant.

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