Le TGV brésilien refait surface : la SNCF et Alstom sur les rangs

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Après la relance mi-décembre de l'appel d'offres pour la concession de l'exploitation de la ligne Rio-Sao Paulo, les deux groupes français planchent sur le ce dossier dans le but de déposer une offre d'ici à fin juillet.

Après les déconvenues en Russie avec l'annulation des projets de grande vitesse, la SNCF est sur le pied de guerre pour la réouverture du dossier de la grande vitesse ferroviaire au Brésil, qui pourrait voir le jour à la fin de la décennie. Le sujet a été évoqué en deux mots mercredi soir par le président de la SNCF Guillaume Pepy, à l'occasion d'un dîner avec des journalistes. Après le lancement mi-décembre par la président du Brésil Dilma Roussef de l'appel d'offres pour la concession pendant 40 ans de l'exploitation de la ligne à grande vitesse de 510 kilomètres entre Rio et Sao Paulo (viendra ensuite la concession de l'infrastructure qui sera réservée aux groupes de BTP brésiliens) la SNCF travaille avec Alstom sur la faisabilité d'une offre. Les deux groupes, qui ont envoyé des équipes sur place pour apprécier les aspects techniques du dossier, épluchent le cahier des charges et devront se prononcer d'ici à fin juillet. L'exploitation de cette ligne comprend la fourniture des équipements et une mise de fonds en equity. Il s'agirait d'un projet à 320 kilomètres/heure. Alstom proposerait ses derniers modèles de rames duplex.

Les Chinois exclus

Les industriels français devraient être confrontés aux Japonais et Coréens, les seuls à pouvoir répondre aux exigences de Brasilia de ne pas avoir eu d'accidents mortels depuis 5 ans. Exit donc les Chinois. Dilma Roussef ne veut pas prendre de risque. Le projet ferroviaire est controversé au Brésil en raison de son coût (15 milliards d'euros pour la construction de la ligne qui comporte 100 kilomètres d'ouvrages d'art) et les grands groupes de BTP brésiliens qui lorgnent les concessions des aéroports brésiliens n'en veulent pas.

Gros potentiel

Le potentiel de cette ligne dont le profil ressemble à la ligne Paris-Lyon semble énorme. Pour autant, tout dépendra du montant des péages que l'exploitant acquittera et des recettes qu'elle dégagera, lesquelles dépendront du trafic et de la politique tarifaire. Reste donc à savoir quelles seront les marges de man?uvre en termes de prix.

A part le Brésil, les projets de grande vitesse ferroviaire ne sont pas légion. La Turquie l'étudie mais discute visiblement avec les Italiens.

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Commentaires
a écrit le 26/01/2013 à 10:00 :
Souhaitons qu'ils remportent ce marché. Mais la conccurence sera rude, car quoi que dise les responsables brésiliens, ils devraient prendre en compte leurs finances et donc retenir le meilleur produit rapport qualité/prix; et dans ce cas, notamment, le TGV Chinois est loin d'être écarté. C'est d'ailleurs cette même pression qui risque de se retrouver sur tous les autres marchés émergents, et dans d'autres secteurs comme celui des centrales nucléaires; verra-t-on un jour les Africains préférer les centrales Chinoises, plus "risquées", mais moins cher? e
a écrit le 26/01/2013 à 7:44 :
accrochez-vous,vous êtes le meilleur.
a écrit le 10/01/2013 à 16:20 :
Avec un peu de chance on nous refera pas le coup du rafale vendu au bresil puis a l'inde ... ce qui etait un pipeau absolu..
a écrit le 10/01/2013 à 13:19 :
Espérons que le tandem SNCF/Alstom soit plus efficace qu' EDF/Areva (l'équipe de France du nucléaire qui avait pris modèle sur l'EDF de foot 2010)...
a écrit le 10/01/2013 à 11:08 :
Oui comme la Rafale, le pays est en quasi récession et repoussera sa décision aux calenques grecques. Allons prospecter en Inde et en Indonésie.
a écrit le 10/01/2013 à 9:37 :
Ce sera diffice pour Alstom .La concurrence ne dort pas ..les tgv japonais ou chinois( technique allemande) sont pas mal non plus. L' ICE de Siemens est un des meilleurs actuellement.
Réponse de le 10/01/2013 à 11:17 :
A Hectopascal, si l'ICE de Siemens est nettement plus confortable que le TGV, il a subit des dysfonctionnements graves et au moins un accident qui a entraîné des morts. Il n' y a pas longtemps encore, ce sont les TGV qui devaient remplacer les ICE sur Paris-Francfort qui étaient hors service.
Le TGV a démontré sa robustesse, sa fiabilité qui dépassent et de loin l'ICE.
Mais on a exploité le TGV de manière dogmatique, le tout-tgv, sacrifiant toutes les relations lui faisant concurrence (intercités de jour et de nuit), construit trop de lignes qui ont créé une montagne de dettes.
Bref, on a créé un outil excellent qu'on a très mal exploité.
Réponse de le 10/01/2013 à 13:40 :
@hectopascal. Les chinois (technique allemande comme vous aimez le rappeler!) sont exclus!!!! Prenez le temps de lire l'article avant de le commenter svp....lool
a écrit le 10/01/2013 à 9:25 :
Espérons qu'ils auront plus de chance qu'avec le Rafale.
Réponse de le 18/01/2015 à 3:09 :
une marque has been!

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