C'est du "50-50". C'est ce qu'a indiqué le directeur général d'Etihad Airways, James Hogan, au sujet d'un investissement de la compagnie qu'il dirige dans Alitalia. La décision sera fonction des réponses apportées aux conditions posées par la compagnie publique d'Abu Dhabi, a-t-il précisé ce lundi. "Nous avons déjà par le passé examiné les comptes de compagnies sans pour autant investir", a ajouté James Hogan.
L'examen des comptes prend plus de temps que prévu
Alors que la compagnie du Golfe devait trancher avant la fin de la première semaine de mars, elle devrait prendre plus de temps selon Gabriele Del Torchio l'administrateur délégué d'Alitalia. "D'ici trois ou quatre semaines", a-t-il espéré la semaine dernière. Les discussions se sont intensifiées ces derniers temps entre les deux parties et des sources ont évoqué une prise de participation de l'ordre de 40% d'Etihad dans Alitalia, pour un montant de 300 à 400 millions d'euros
Prérequis
James Hogan a maintes fois déclaré que l'accord ne pouvait se faire que si Alitalia remplissait les critères demandés en matière de coûts, de rentabilité, de restructuration, de réseau et de gestion, sans toutefois entrer davantage dans le détail.
Selon Reuters, Etihad exige des suppressions de postes. "Je n'ai pas fait de commentaires sur des suppressions de coûts", a dit à ce sujet James Hogan. Mi-février, la compagnie italienne est parvenue à un accord avec les syndicats sur les conditions de suppression de l'équivalent de 1.900 postes. Un nombre qui pourrait, hélas, s'avérer insuffisant pour remettre en selle Alitalia, selon des proches du dossier.
Que fera Air France-KLM
Si Etihad franchissait le Rubicon, Air France-KLM, toujours actionnaire à 7% (contre 25% avant la recapitalisation de 300 millions d'euros en décembre à laquelle le groupe a refusé de souscrire), pourrait l'épauler.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Augmentation de la participation dans Virgin Australia
À lire également
Etihad possède déjà des participations dans Air Berlin (29%), dans Air Seychelles (40%), dans Virgin Australia (19,9%) et dans Aer Lingus (3%) et a récemment pris 24% de Jet Airways en Inde, et 49% d'Air Serbia. James Hogan a déclaré qu'Etihad pourrait prendre une participation supplémentaire - de 3% à 6% - dans Virgin Australia, dont la compagnie détient actuellement quelque 20%.
A la faveur notamment de ses différents partenariats, Etihad a annoncé au titre de 2013 un bénéfice net en hausse de 48% à 62 millions de dollars (45 millions d'euros).
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer
Souveraineté alimentaire et sanitaire : l'État monte au capital de l'industriel Eurolysine, menacé par la concurrence chinoise