Air France défie Lufthansa dans les jets privés pour les clients de première classe

premiere air france
Reuters

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La lutte acharnée que se livre au quotidien Air France et Lufthansa trouve un nouveau théâtre d'opérations : l'aviation d'affaires. Comme annoncé cet hiver, la compagnie française vient de lancer au départ de l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle une offre de jets privés pour ses clients de première classe en correspondance vers près de 1.200 aéroports situés à 2h30 de vol de Paris.
Un modèle similaire à celui de Lufthansa mis en place en 2006 avec Netjets, avant d'être suspendu deux après puis relancé en 2009. A la différence qu'Air France revendique un prix largement moins élevé.
Au prix du billet long-courier en première classe, qui s'élève en moyenne à 9.000 euros l'aller-retour, le passager devra s'acquitter de 2.400 euros supplémentaires à l'heure de vol s'il fait un aller-retour en avion privé. Et 4.000 euros si l'avion part ou rentre à vide. Un prix identique à celui proposé en direct par l'opérateur des vols d'Air France, la société française Wijet, présente sur le marché du Very Light Jet (VLJ) en 2009.
C'est l'utilisation de ce type d'avions, en l'occurrence des Mustang de 4 places, qui permet de baisser les prix. Les tarifs sont fixes quel que soit le nombre de passagers dans l'appareil.
Avec cette offre, Air France cherche à chiper de la clientèle Première en correspondance à Lufthansa. Sur les 100 passagers par jour voyageant en première classe chez Air France, 63% le font sur des vols long-courriers de point-à-point, 7% utilisent une correspondance entre deux vols long-courriers, et 30% entre un vol long et court ou moyen-courrier. Chez Lufthansa, la répartition serait inverse selon Air France.
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Complétant l'arsenal de la montée en gamme d'Air France, cette offre de jets privés pourrait, un jour, s'étendre à la clientèle affaires. Aujourd'hui, la compagnie vise 2 à 3 vols par jour en jets privés.
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