SNCF : les effectifs diminuent, la masse salariale grimpe

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L'augmentation de la masse salariale serait à attribuer, entre autres, au recours à des promotions individuelles, à une augmentation de 32% en moyenne des remboursements de frais par agent.
L'augmentation de la masse salariale serait à attribuer, entre autres, au recours à des promotions individuelles, à une augmentation de 32% en moyenne des remboursements de frais par agent. (Crédits : reuters.com)
Le nombre de salariés a baissé de 14% entre 2003 et 2013, alors que la masse salariale a crû de 1,289 milliard d'euros, révèle un rapport interne cité lundi par une lettre spécialisée.

Les salariés de la SNCF sont de moins en moins nombreux, mais ils gagnent de plus en plus. En dix ans, de 2003 à 2013, les effectifs de l'entreprise ferroviaire ont baissé de 14%, passant de 178.260 personnes à 152.968, révèle un rapport interne cité lundi par une lettre spécialisée. Cependant, entre-temps, "la masse salariale a augmenté de 1,289 milliard d'euros", écrit MobiliCités.

Du coup, "la rémunération moyenne du personnel de l'EPIC (Etablissement public industriel et commercial) SNCF augmente de 3,87% par an alors que l'inflation n'a progressé en France que de 1,56% entre 2003 et 2013", lit-on dans l'article.

Les remboursements de frais par agent ont augmenté de 32% en moyenne

A partir des chiffres de ce rapport confidentiel, présenté en conseil d'administration fin septembre, la lettre spécialisée avance quelques explications. L'augmentation de la masse salariale serait à attribuer au recours à des promotions individuelles, à une augmentation de 32% en moyenne des remboursements de frais par agent ainsi que la récente réforme des retraites des cheminots qui a repoussé l'âge de départ.

Le taux d'encadrement se serait aussi amélioré, passant de 1 pour 6,8 agents en 2003 à 1 pour 4,2 agents dix ans plus tard.

Plus de chantiers de nuit et de week-end

Contactée par l'AFP lundi soir, la SNCF n'a pas été en mesure de réagir dans l'immédiat.

Du côté des syndicats, l'Unsa explique l'augmentation de la masse salariale par une série de "facteurs logiques", comme la réforme des retraites, mais aussi "la recrudescence des chantiers de nuit et de week-end pour moins perturber les circulations" et pour lesquels "il est normal" que les travailleurs reçoivent une compensation financière.

"La masse salariale est certes importante car la SNCF est une entreprise de services mais le ratio entre charges salariales et charges d'exploitation a lui plutôt tendance à décroître, il est passé de 46,7% en 2011 à 45,8% en 2013", observe-t-il.

La future convention collective ferroviaire en cours de négociation

D'autres syndicats ont souligné la "concomitance" de la divulgation de ce rapport avec celui de la Cour des Comptes sur les dérives de la gestion du réseau TGV, devant être présenté jeudi, ainsi qu'avec les négociations à venir sur le régime des cheminots.

La réforme ferroviaire promulguée cet été va donner naissance au 1er janvier 2015 à une nouvelle structure qui réunira la SNCF et le Réseau ferré de France (RFF) actuels dans une même entreprise publique. La mise en œuvre de cette réforme doit faire mercredi l'objet d'une première information du comité central d'entreprise (CCE).

>>La réforme ferroviaire adoptée définitivement

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Commentaires
a écrit le 23/10/2014 à 19:26 :
La co-gestion (communiste et état) fonctionne, la preuve ! Pourvu que ça dure !!!!
a écrit le 22/10/2014 à 11:41 :
SNCF : les TGV ralentissent, les prix grimpent...
a écrit le 22/10/2014 à 9:28 :
Les postes supprimés correspondent principalement à des qualifs B et C (fret, commerciaux au guichet...). Pour ma part je suis agent circulation en EIC et la modernisation des postes d'aiguillages fait également disparaître les petits postes au profit de postes gérant plus de voies et de trafics et de qualifications supérieures qui tournent en 3x8 en qualif D. Les postes en qualif B ou C ont quasiment disparus. Il y a donc de moins en moins d'aiguilleurs et d'agents circulation mais les postes restant sont plus qualifiés et avec des responsabilités plus importantes. CQFD
a écrit le 22/10/2014 à 8:21 :
La SNCF est en rouge dans toutes ses composantes d'abord la rentabilité globale, le coût des billets trop élevés lorsqu'aujourd'hui on peut prendre un avion lowcost qui coute bien moins cher qu’un billet TGV .Pour l‘instant on chuchote à la SNCF sur le pb du TGV, mais également chez les politiques, car eux premier fautif ont tout fait pour une gare ou un TGV à la porte de leur ville ou circonscription, avant qu‘un rapport montre que sa rentabilité est remise en cause. Le personnel trop nombreux peut- être mais surtout trop de chefs pour peu d’exécutants de terrain, la baisse des effectifs n'est pas due simplement aux transferts à la s/traitance de travaux donc une fausse baisse des effectifs car le cout se retrouve dans le bilan sur une autre ligne. Un cout des retraites à la charge de la collectivité pour cette année SNCF+RATP un peu moins de 4 milliards, avec une aggravation car le nombre d’actifs est largement inférieur aux nombres de retraités , enfin pour le plus grand réseau le francilien un état lamentable du matériel roulant et autres. En définitif la SNCF est une bombe financière et humaine mais également, surtout dans un pays où ceux qui gouvernent sont des menteurs des magouilleurs et parfois des corrompus, un sujet politique que PERSONNE ne veut mettre sur la table pour l’instant comme à la RATP à l’EDF. Les politiques par l’intermédiaire des patrons de ces groupes achètent la paix sociale car celle là peut renverser un gouvernement. La paix achetée n’est pas saine bien au contraire les réformes de ces entreprises mais peut-on dire entreprise lorsque celles-ci sont en fait en dépôt de bilan depuis des décennies auraient dues être dans les rails depuis 40 ans. L’ouverture à la concurrence de la SNCF va précipiter rapidement l’entreprise dans la réalité. Les syndicats encore une fois vont se trouver face à une situation qu’ils connaissent mais refusent toute modification de leur statut et des méthodes de gestion, mais là les voyageurs et les contribuables ne vont pas suivre, la dernière grève a montré que la limite acceptable ou compréhensible n’est plus d’actualité. La SNCF a mangé son pain blanc depuis longtemps et les syndicats peuvent réfléchir si la SNCF, la RATP, l’EDF ne seront pas leur tombeau car en période de crise le refus de changer est la pire des solutions pour des entreprises hyper protégées bien plus que le fonctionnaire qui lui voit depuis des années son point d’indice bloqué. Les syndicats sont face à enfin une vraie responsabilité en terme économique mais également humaine et ceux qui montent sur les wagons ou les rails pour vociférer, qui font des assemblées à mains levées trop peur de la vérité de leur médiocrité, ne sont jamais les payeurs mais plus les planqués de ces entreprises payés exclusivement pour du la paix sociale. J’espère que les salariés responsables, ne se feront pas bernés comme chez PSA et Goodyear et bien d‘autres dont la fin industrielle de ces société est due pour une bonne part aux syndicats même si les directions ont également une part de responsabilité. La fin de la SNCF ste hors norme comme aujourd’hui avant 2020 c’est-à-dire demain , les paris sont engagés.
a écrit le 22/10/2014 à 4:49 :
Normal, il faut bien financer les retraites-chapeau des syndicalistes par la promotion de fin carrière comme à l'éducation nationale...
a écrit le 22/10/2014 à 3:17 :
le probleme de cette entreprise ( ? c'est plutôt une administration) est que ses dirigeants ont toujours renoncé à la moderniser. on en arrive a un niveau d'absurdité : le tgv est trop cher, le taux de remplissage baisse et la sncf s'auto concurrence avec ID Bus sur les autoroutes!!! la qualité de service, la ponctualité baissent. kafka est bien la. et les deficits sont abyssaux. et les dirigeants sont remerciés par des promotions pour n'avoir rien su changer. Mais faut il mettre des énarques à la tête de cette organisation?
a écrit le 21/10/2014 à 18:36 :
La SNCF et RFF c'est 42 milliards de dettes. Qui paiera? Cet organisme sera liquidé tôt ou tard. EDF, RATP etc. pareil. Des gens protégés par des monopoles et sous statut en béton qui profitent du pays. C'est beau la France des gens de gauche, solidaires et au service des usagers....
a écrit le 21/10/2014 à 18:31 :
étant donné les augmentations des billets de trains, ou va l'argent ??? maintenant , on le sait..Les avantages du personnel SNCF sont-ils sur leur fiche de paie??? sont-ils fiscalisés?? Tout doit être mis sur la table.........EGALITE FRATERNITE
a écrit le 21/10/2014 à 17:38 :
La SNCF semble aussi bien géré que l'état lui-même.
a écrit le 21/10/2014 à 16:39 :
C'est l'armée mexicain que des généraux pays grassement par nous tous
Vivement que la concurrence arrive et qu'on élimine tous ces dinausaures
Réponse de le 21/10/2014 à 16:48 :
Apprenez la construction basique d'une phrase et on pourra peut être en re parler. Et allez voir en Angleterre les conséquences de l'ouverture à la concurrence (si ca ne vous fait pas trop mal au cerveau)
Réponse de le 21/10/2014 à 16:54 :
paient grassement ? Ben, les billets gratuits c'est pour compenser de faibles salaires. Comme EDF, le kWh réduit, c'est un complément. C'est moins justifié pour les gagnant-beaucoup, la direction, les cadres, ..... Les TGV, s'ils sont remplis d'agents, de famille des agents et des grand-parents des agents gratis, ça aide les statistiques de voyageurs embarqués (affichage) mais pas les finances (encaissement).
Réponse de le 21/10/2014 à 17:12 :
Les salariés de la SNCF gagnent bien leur vie, même peu diplômés. Les salaires sont bien souvent supérieurs à ceux du privé, avec les avantages en plus. Tous comme les salariés d'
Réponse de le 23/12/2014 à 1:04 :
Vous pensez que 1922 euro brut en 3x8 avec week end et jours fériés au boulot c'est cher payé après 21 ans de me boutique...??? Je connais des chômeurs mieux payé que moi et la ça ne dérange personne....
a écrit le 21/10/2014 à 16:25 :
Le gouvernement ne fera rien comme il ne fera rien sur les régimes spéciaux la fin des privilèges n'est pas pour demain
Il a trop peur de la grève et c'est aussi son électorat
a écrit le 21/10/2014 à 15:11 :
Merci une fois de plus à La Tribune de balancer des chiffres en étant incapables de les expliquer ce qui a pour seul conséquence (voulue à mon avis) de pouvoir laisser libre cours au sectarisme et la haine qui caractérise la pluspart des commentaires de ce site. Quand on comprendra que ni les fonctionnaires, ni les immigrés ne sont responsable de la situation économique du pays
Réponse de le 21/10/2014 à 16:25 :
A part les fonctionnaires des impôts extrêmement compétents et travailleurs et ceux des hôpitaux publics, le reste ...
a écrit le 21/10/2014 à 15:03 :
l'explication du travail de nuit est juste excellente. Les agents SNCF pourraient aussi faire valoir l'augmentation de leur frais de deplacement!
a écrit le 21/10/2014 à 14:29 :
Ca me rappelle un rapport "confidentiel" des armées qui constatait benoitement que les effectifs militaires diminuaient et que la masse salariale augmentait, on avait parlé alors d'armée mexicaine parce que les grades supérieurs augmentaient considérablement. C'est sans doute ce qui s'est produit à la SNCF. Le contribuable moyen apprécie ces mesures "d'économie" à la française.
a écrit le 21/10/2014 à 14:18 :
Donc bientôt le train ne sera plus compétitif pour cause de tarif trop cher qui poussera la concurrence a délaissé tout ce qui n'est pas rentable ainsi que la sécurité!
a écrit le 21/10/2014 à 14:07 :
Pourquoi continuer à investir dans un concept qui date du 19e siecle? Les politiques sont les premiers fautifs à vouloir leur TGV sachant que la plupart des lignes nouvelles sont déficitaires.
Quant aux syndicats on mesure bien ici leur capacité de nuisance au regard de cette situation catastrophique.
a écrit le 21/10/2014 à 13:53 :
Je like la photo qui illustre l 'article !!!!
a écrit le 21/10/2014 à 13:50 :
Si le PDG de la SNCF en avait, il mettrait en faillite cette société et préparerait la lettre de licenciement des employés de cette officine proche des soviets. De même il regarderait combien il a en caisse pour les retraités de la SNCF la plupart "éreintés" dès 50 ou 55 ans" alors que les mecs du bâtiment le sont eux à cet âge là, et il distribuerait ce qu'il a. Je suis sûr que fin juin il n'aurait plus rien dans la caisse. Mon brûlot n'est peut-être pas si irréel.
a écrit le 21/10/2014 à 13:12 :
vive le car !
a écrit le 21/10/2014 à 12:33 :
et BETEMENT LES COLLEVCTIVITES LOCALES LES SUBVENTIONNENT ;;;sans parler des mirobolantes retraites qu'ils se font
a écrit le 21/10/2014 à 12:06 :
Chaque employer licencié avait couté 51 mille €/an ! Et l’augmentation des employers restants ont été augmenté de 8400€/an. C’est bien !
a écrit le 21/10/2014 à 11:50 :
je ne veux pas protéger la SNCF..... mais 8% d'effectif en moins, alors que les travaux d'entretien sont en hausse.... moins d'agents disponibles localement donc plus de déplacements pour ceux qui se rendent sur place etc...... il faudrait une analyse complète avant de jeter de l'huile sur le feu.......

la réalité du constat...... c'est la situation catastrophique du réseau...... peut on faire le lien avec la baisse des effectifs?.......
Réponse de le 21/10/2014 à 12:42 :
@curieux 37 A voir dans ces entreprises comme les hopitaux par ex beaucoup de travaux sont soutraités ex cuisine , entretiens locaux etc;plus rentablent que des fonctionnaires SURPROTEGES PAR des syndicats corporatistes deconnectes
Réponse de le 21/10/2014 à 12:59 :
Pendant ce temps qui comble les trous a la SNCF ( déficit de l'entreprise,de la caisse de retraite)pour plusieurs milliards D'€ ,c'est simple les travailleurs du privé ,il serait temps de remédier a cette injustice.Les régimes spéciaux a notre époque ne devrait plus exister ,car s'est toujours les mêmes qui cotisent pour leur caisse du privé ,et cela ne suffit pas ils cotisent pour les caisses du public,et le tout avec des avantages bien moindre
Réponse de le 21/10/2014 à 16:50 :
J'ai cru entendre que les agents SNCF ne peuvent être obligés d'aller où il manque du personnel, et que ceux qui sont allés en région parisienne sont pressés de revenir dans leur province. Les RER, la sursaturation, ça ne doit pas aider à travailler dans des conditions "normales".
Il faut voir si les croissances salariales concernent surtout les grands chefs, les Polytechniciens, la crème, ou tout le monde de façon générale, ...
a écrit le 21/10/2014 à 11:49 :
Les augmentations de salaire indiquées ne prennent pas en compte les avantages en nature, comme les billets quasi gratuits... dont je me suis demandé s'ils figuraient sur la feuille de paie comme avantages en nature.

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