Skymark s'envole en Bourse et discute avec Japan Airlines

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Ce type de coopération ne peut être réalisé que moyennant l'approbation du ministère des Transports, qui pourrait y être réticent pour des raisons concurrentielles.
Ce type de coopération ne peut être réalisé que moyennant l'approbation du ministère des Transports, qui pourrait y être réticent pour des raisons concurrentielles. (Crédits : reuters.com)
Spécialisée dans les trajets intérieurs à bas prix, la troisième compagnie aérienne nippone pourrait permettre à Japan Airlines de vendre des places sur ses vols. L'accord lui permettrait de toucher un public plus large.

Skymark a touché le plafond à la Bourse de Tokyo. La compagnie aérienne japonaise low-cost a bondi de 25,64% à 245 yens, atteignant le gain maximum autorisé (+50 yens) pour une journée, alors que Japan Airlines a annoncé ce vendredi 21 novembre avoir été approchée pour évoquer une possible alliance.

"Nous allons commencer à discuter d'une possible coopération mais à ce stade, aucun accord n'a été conclu", a ainsi déclaré un porte-parole de Japan Airlines (JAL).

Selon le quotidien économique Nikkei, Skymark, qui n'offre que des trajets intérieurs, envisage d'en proposer une partie avec JAL. Ce genre d'accord bilatéral dit "de partage de codes" permet à une compagnie de vendre des places sur des vols opérés par l'autre.

Accord nécessaire du ministère

Toutefois, pour les lignes au départ et à l'arrivée de l'aéroport de Tokyo-Haneda, ce type de coopération ne peut être réalisé que moyennant l'approbation du ministère des Transports, qui pourrait y être réticent pour des raisons concurrentielles. D'autant plus que Japan Airlines a encore des marges de manœuvre réduites après son renflouement en 2010 par des fonds publics. Elle ne prévoit cependant pas d'"injecter des capitaux" dans Skymark, assurent les sources interrogées par le Nikkei.

Si d'aventure un partenariat était autorisé, il permettrait à Skymark, troisième compagnie aérienne nippone, loin derrière les géants JAL et ANA Holdings, de "doper son taux d'occupation" et d'"étendre ses canaux de vente", explique Nikkei. Actuellement la société commercialise principalement ses billets via son site Internet, ce qui tend à la priver d'une partie potentielle de la clientèle.

>> Lire aussi Airbus renonce à une commande de six A380 par la compagnie Skymark

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Commentaires
a écrit le 21/11/2014 à 19:45 :
Ne serait-ce pas à cette compagnie qu'Airbus a refusé de vendre ses avions? Beau coup de la part de l'avionneur européen...

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