Le covoiturage, un palliatif de la SNCF pendant les travaux sur les voies ferrées d’Île-de-France (IDVroom)

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(Crédits : reuters.com)
Près de 150 gares seront impactées par les travaux l'an prochain. Transilien a lancé le 8 décembre une solution de covoiturage organisé gratuit.

Le covoiturage pour remplacer les trains pendant les travaux en Île-de-France? C'est, en plus des bus de substitution habituellement mis en place, une autre alternative que développe la SNCF à travers sa filiale de covoiturage sur des courtes distances, IDVroom.

«En raison du vieillissement du réseau ferré, les travaux seront en 2015 multipliés par 4 par rapport à leur niveau d'il y a quelques années. Des trains ne pourront pas rouler et le covoiturage peut être une solution plus souple», explique Alain Krakovitch, directeur de SNCF Transilien.

Et moins coûteuse aussi pour la SNCF.

«Dans certains cas, le covoiturage peut être une solution plus économique que les bus», fait valoir Barbara Dalibard, directrice générale de SNCF Voyages.

Solution gratuite

Alors que près de 150 gares seront impactées par les travaux l'an prochain, Transilien a lancé le 8 décembre une solution de covoiturage organisé gratuit: «Tous les frais des covoitureurs seront pris en charge par les covoitureurs pour tous les travaux impactant la circulation des trains et pour tous les abonnés du réseau », explique la SNCF.

Comment ça marche ? Le conducteur doit évidemment s'inscrire sur le site d'IDVroom puis proposer un trajet de covoiturage sur un axe impacté par les travaux. Pour faciliter la rencontre des covoitureurs, la SNCF propose des points de rendez-vous dans les gares. Les passagers abonnés Navigo payent en ligne et seront remboursés de la valeur du trajet effectué et payé au conducteur. Ce dernier bénéfice d'une part bonus équivalent au prix du trajet pour une personne, qui lui est versée sur son porte-monnaie électronique IDVroom.com. Transilien rembourse les covoitureurs, via le site IDVroom, sous les 10 jours. Cette offre est valable sur 15 gares de la ligne C du RER (jusqu'au 31 août 2015), laquelle souffre depuis l'incendie d'un aiguillage à Vitry-sur-Seine en juillet dernier.

Stratégie de porte-à-porte

Une solution aux travaux est l'une des quatre cibles visées par la SNCF. Avec le covoiturage, cette dernière entend proposer une solution d'acheminement du domicile vers les gares, conformément à sa stratégie de «porte-à-porte». Les parkings seront réaménagés avec des places réservées aux covoitureurs, d'abord dans 44 gares pilotes à partir du printemps prochain. Autres cibles, les bassins d'emploi mal desservis en transport en commun, comme Velizy, et les zones commerciales.

La SNCF n'entend pas faire du covoiturage une source importante de revenus. Si les trajets ponctuels seront commissionnés, la gestion des équipages entre plutôt dans une logique Fremium, puisque des services payants seront associés ultérieurement.

Jusqu'à 2.000 euros d'économies par an pour les covoitureurs

"L'ambition n'est pas de gagner de l'argent avec le covoiturage en Ile-de-France, mais d'offrir un service supplémentaire à nos voyageurs, parce qu'aujourd'hui c'est compliqué d'aller en voiture à la gare", a expliqué Alain Krakovitch. "On veut offrir un autre service plus sympa, plus agréable pour nos voyageurs et alimenter ce fameux dernier kilomètre [entre la gare et le domicile Ndlr] pour lequel aujourd'hui il n'y a pas de solutions idéales", a-t-il ajouté.

Les covoitureurs en revanche peuvent réaliser de belles économies. "En fonction de la distance, du nombre de jours de covoiturage et du nombre de covoiturés, les covoitureurs peuvent économiser entre 500 et 2.000 euros par an", estime Olivier Demaegdt, directeur général d'IDVroom, qui parle de "13e mois".

Pas concurrent de Blabalacar, mais..

S'il se veut différent de BlaBlaCar, leader du covoiturage sur la longue distance, IDVroom a bien conscience qu'il va attirer également des clients pour du covoiturage longue distance. Qui pourrait concurrencer les trains. "Nous l'assumons. A nous de faire préférer nos trains ou nos bus pour la longue distance", répond Barbara Dalibard.

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Commentaires
a écrit le 09/12/2014 à 16:26 :
Vu la "qualité" de service du RER A en ce moment (retards et suppressions matin et soir en heure de pointe, quotidiennement), je pense que ça ne pourra pas être pire. Si on aménageait les voies de chemin de fer en piste cyclable, je mettrais moins de temps à aller au bureau qu'en ce moment... Peut être même que je mettrais de temps en moonwalk... Fear :)
Réponse de le 09/12/2014 à 17:04 :
et bien sur c est qui le couillon qui paille son essence...covoiturage gratuit..ben voyons
a écrit le 09/12/2014 à 16:02 :
Parce que la SNCF peut faire pire qu'actuellement ?

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