Gel des péages : les autouroutes détenues par l'État ne sont pas concernées

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Le gouvernement a publié, jeudi 29 janvier, au Journal officiel l'arrêté de gel des tarifs de péages. La raison ? Laisser aux parlementaires le temps d'examiner un projet d'accord négocié entre l'Etat et les concessionnaires.
Le gouvernement a publié, jeudi 29 janvier, au Journal officiel l'arrêté de gel des tarifs de péages. La raison ? Laisser aux parlementaires le temps d'examiner un projet d'accord négocié entre l'Etat et les concessionnaires. (Crédits : reuters.com)
Dans un avis posté par l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa), seules les grandes concessions historiques sont concernées par le gel des tarifs depuis le 1er février.

Mauvaise nouvelle pour les automobilistes : tous les usagers ne verront pas le gel des tarifs autoroutiers décrété par le gouvernement. Les tarifs de certains péages ont finalement augmenté au 1er février en dépit de l'annonce du Premier ministre Manuel Valls. Résultat : seuls les réseaux de petite taille ou détenus par l'État ne sont pas concernés par le gel des tarifs, selon l'Association des sociétés françaises d'autoroutes (Asfa).

Le texte publié sur le site internet de l'Asfa annonce à cet effet :

 "Suite à l'arrêté du 27 janvier 2015, les tarifs de péages autoroutiers en vigueur au 31 janvier 2015 et appliqués sur les réseaux COFIROUTE, ESCOTA, APRR, AREA, SANEF, ASF, SAPN, sont maintenus en vigueur à compter du 1er février 2015. Seront modifiés à compter du 1er février 2015, les tarifs de péages autoroutiers pour les sociétés ADELAC, ALICORNE, ARCOUR, A'LIENOR, ALIS, ATLANDES, ATMB, CEVM, CCI du Havre, SFTRF."

Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du ministère de l'Écologie, qui pilote avec le ministère de l'Économie les négociations sur les autoroutes.

Un recours devant le Conseil d'Etat

Par ailleurs, l'Asfa a prévenu la semaine dernière que les sept principales sociétés d'autoroutes, à savoir les filiales de Vinci, Eiffage et Abertis, déposeraient un recours devant le Conseil d'Etat contre le gel des tarifs sitôt l'arrêté publié. Une source proche des sociétés d'autoroutes a indiqué, lundi 2 février à Reuters, que cette action serait engagée dans la journée. Cette dernière affirme à ce sujet :

"Le gel est inacceptable et aura (...) des conséquences nuisibles sur les investissements internationaux en France."

De leur côté, les concessionnaires adresseront d'ici mardi 3 février un courrier au chef du gouvernement pour protester contre les conditions du gel.

 Projet d'accord avec les concessionnaires

Avec cette décision, le gouvernement chercher à laisser aux parlementaires le temps d'examiner un projet d'accord négocié entre l'État et les concessionnaires. Les tarifs de péages devaient augmenter en moyenne de 0,57% le 1er février pour répercuter l'inflation et les investissements. En décembre déjà, la ministre de l'Ecologie Ségolène Royal souhaitait qu'en 2015 les tarifs des autoroutes exploitées par les filiales des groupes Vinci, Eiffage et Abertis soient gelés :

"Je le souhaite, parce les tarifs ont trop augmenté par rapport au coût de la vie, donc il faut rendre aux automobilistes un peu de justice et d'équité tarifaire."

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Commentaires
a écrit le 03/02/2015 à 9:41 :
des efforts pour les autres mais pas pour l'état !
a écrit le 03/02/2015 à 8:23 :
PREUVE QUE LE GOUVERNEMENT NE MONTRE PAS L'EXEMPLE ; ET JUPPE QUI
VEUT LES SOUTENIR DIMANCHE !!!!!!!!!!
a écrit le 02/02/2015 à 21:52 :
Voilà bien le double langage des oligarques qui nous gouvernent...
a écrit le 02/02/2015 à 21:36 :
En parlant de gel des tarifs, les tarifs de la SNCF qui augmente nettement plus vite que ceux des sociétés d'autoroute non pas été gelé. Et ceux pour un service en constante baisse, ou la SNCF n'hésite plus a faire du surbooking dans ses TGV et a faire voyager pendant plusieurs heures s'est passager dans des conditions déplorable.
Quand on entend par la suite les propos de Mme Royale qui souhaite une baisse des tarifs pour les covoiturages, on comprend mieux l'incompétence du gouvernement. Dès qu'il y a une proposition stupide a faire, Ségolène se manifeste.
Réponse de le 03/02/2015 à 9:05 :
Et les tarifs du timbre plus 15% alors qu'il a plus d'inflation. Royale n'est pas quelqu'un de rationnel.
a écrit le 02/02/2015 à 18:43 :
encore un bel enfumage de Mme royale ,mais ne vous inquietez pas Mme plus personne ne voit croit vous et votre gouvernement!!!!
a écrit le 02/02/2015 à 18:17 :
l état vend ces bijoux de famille et regrette car c est une manne financière qui ferai du bien dans les caisse de l état , eux qui ne savent plus ou ils en sont . c est surtout pour cela qu ils s inquiètes , mais surement pas des augmentations de péage
a écrit le 02/02/2015 à 17:43 :
Article un tant soi peu nébuleux! Je ne comprends pas bien qui auguemente ou non.
Réponse de le 02/02/2015 à 18:11 :
Les sociétés d'autoroutes ont augmenté leurs tarifs.
Réponse de le 02/02/2015 à 18:19 :
3 exemples, sauf erreur : Viaduc de Millau + 3,3%, A28 (près de Rouen à Alençon) +4,5%, A19 Artenay-Courtenay +3,6%
Et de toute manière le blocage du privé, pour 0,57%, alors qu'on nous promettait haut et fort une baisse, sera très certainement en toute logique annulé par le conseil d'état.
Ouf, principalement pour les normands, le tarif du pont de Normandie reste inchangé, comprenne qui pourra...
Réponse de le 02/02/2015 à 21:01 :
Les tarifs de péage ne bougent pas par rapport à janvier pour COFIROUTE, ESCOTA, APRR, AREA, SANEF, ASF, SAPN, tous privés, donc bloqués par le Gvt, mais les concessions d'Etat, elles, elles augmentent. Logique... ?

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