A Taïwan des chauffeurs manifestent... pour Uber !

Des chauffeurs d'Uber en colère ont encerclé vendredi le ministère taïwanais des Transports après la décision de la plateforme d'arrêter ses opérations sur l'île en raison d'un blocage avec les autorités qui la jugent illégale.
Uber se heurte dans de nombreux pays à la résistance des chauffeurs de taxi traditionnels. Des poursuites judiciaires ont été lancées tandis que les différents pays légifèrent progressivement pour encadrer l'activité.
Uber se heurte dans de nombreux pays à la résistance des chauffeurs de taxi traditionnels. Des poursuites judiciaires ont été lancées tandis que les différents pays légifèrent progressivement pour encadrer l'activité. (Crédits : © Toby Melville / Reuters)

A l'autre bout du monde, des chauffeurs en colère étaient rassemblés vendredi autour du ministère taïwanais des Transports après la décision d'Uber d'arrêter ses opérations sur l'île en raison d'un blocage avec les autorités qui la jugent illégale. Environ 200 voitures arborant des autocollants Uber ont ainsi encerclé le ministère dans le centre-ville de Taipei, selon l'association de chauffeurs à l'origine de la manifestation. Et pour cause, la plateforme américaine de réservation de voitures de transport avec chauffeur (VTC) a annoncé la semaine dernière la suspension de ses activités à Taïwan, évoquant une "impasse" avec les autorités.

Des amendes considérables

Comme dans d'autres pays du monde, Uber a été mise à l'amende à Taïwan qui lui reproche d'offrir des services de taxi sans les autorisations nécessaires. Le gouvernement a augmenté le mois dernier les amendes encourues par ses chauffeurs à  25 millions de dollars taïwanais (753.000 euros), les plus élevées au monde.

Fiona Yang, mère célibataire de 38 ans, a expliqué qu'Uber avait représenté sa principale source de revenus ces deux dernières années. "Je peux comprendre pourquoi ils ont dû suspendre leurs opérations. Les amendes sont scandaleuses", a-t-elle dit à  l'AFP. "Cela a un gros impact sur ma vie. Comment je vais élever mes enfants?"

Un environnement réglementaire trop contraignant

Uber avait espéré la semaine dernière que sa décision de suspendre ses opérations pousserait la présidente Tsai Ing-wen à réagir. "L'environnement règlementaire actuel (nous) empêche de servir l'île de la manière qui fonctionne le mieux", avait dit Uber.

Il faut dire qu'Uber se heurte dans de nombreux pays à la résistance des chauffeurs de taxi traditionnels. Des poursuites judiciaires ont été lancées tandis que les différents pays légifèrent progressivement pour encadrer l'activité. En France, la plateforme a récemment annoncé la mise en place d'une aide financière pour les chauffeurs en difficulté, dans le cadre de la médiation de Jacques Rapoport. Cependant, cette proposition, jugée satisfaisante par le médiateur, n'est pas l'issue souhaitée par certains chauffeurs et leurs syndicats.

(AFP)

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