Sans doute manquait-il Benjamin Smith, directeur général d'Air France-KLM, pour compléter la photo. Mais Anko van der Werff, directeur général de SAS, n'a pas attendu que le groupe français entre au capital de sa compagnie pour prendre la parole aux côtés de Patrick Roux, directeur général de l'alliance globale Skyteam. A l'occasion de l'assemblée générale de l'Association internationale du transport aérien (Iata), qui débute ce lundi à Dubaï, le patron de la compagnie scandinave a affiché ses ambitions au sein de sa future alliance, qu'il rejoindra officiellement le 1er septembre prochain.
Anko van der Werff n'a pas renié son histoire avec Star Alliance, l'alliance concurrente que SAS vient de quitter et dont elle était l'un des « fiers membres fondateurs ». Il a d'ailleurs précisé que c'était la première fois qu'un partenaire fondateur changeait ainsi de camp afin de « montrer la magnitude de ce que SAS était en train de faire ». Mais il s'est empressé d'exprimer son enthousiasme en ajoutant que ce que SAS allait « construire avec Skyteam est bien plus grand et plus important pour nous que ce que nous laissons derrière ».
Si la prise de participation d'Air France-KLM à hauteur de 19,9 % du capital - au sein d'un consortium qui va acquérir plus de 60 % des actions au total - n'est clairement pas étranger à ce revirement d'alliance, Anko van der Werff a indiqué que SAS avait agi pour ses propres intérêts. Il a bien sûr mis en avant la relation à venir avec les compagnies membres de Skyteam et l'accès à son réseau mondial, ce qui est la raison même des alliances. Mais il a précisé que « l'objectif stratégique de SkyTeam, et certainement aussi le nôtre, est d'établir des relations plus profondes » que ce qui était possible avec Star Alliance. Avec la possibilité de parler avec l'ensemble des compagnies membres « et pas seulement les plus importantes ».