Aérien : le rédémarrage risque de coûter plus cher que l'arrêt des vols (Air Caraïbes, Corsair, Fnam)

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(Crédits : Gonzalo Fuentes)
Après l'arrêt quasi-complet du transport aérien mondial, la période de reprise qui débute en ce mois de juin risque d'être encore plus dure pour les compagnies aériennes. La faiblesse de la demande ne permet pas de compenser la hausse des coûts qui accompagne le redémarrage. La reprise s'annonçant lente et progressive, cette situation catastrophique sur le plan économique risque de durer. Les compagnies aériennes françaises en appellent une nouvelle fois à l'Etat non seulement pour prolonger les mesures d'accompagnement décidées pendant la crise, mais aussi pour soutenir la productivité et la compétitivité tricolore.

Trois mois après l'incroyable "shutdown" (fermeture) du transport aérien mondial, au cours desquels la quasi-totalité de la flotte mondiale était clouée au sol, la période de reprise qui débute en ce mois de juin risque d'être encore plus difficile pour les compagnies aériennes.

"La phase de sommeil a coûté beaucoup d'argent mais nous avons su l'encaisser. La phase de redécollage en revanche peut tuer des compagnies car personne ne sait combien de temps elle va durer", a expliqué ce mardi Marc Rochet, le responsable du pôle aérien du Groupe Dubreuil, maison-mère d'Air Caraïbes et de French Bee, lors d'une conférence téléphonique organisée par l'association des journalistes professionnels de l'aéronautique et de l'espace (AJPAE), à laquelle participaient également Alain Battisti, le président de Fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam) et de Chalair, et Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair.

Le redémarrage se traduit en effet par des pertes d'exploitation. Des coûts variables, qui avaient été gelés pendant l'arrêt des vols, réapparaissent (kérosène, maintenance, fin de la prise en charge du chômage partiel...), mais les recettes ne permettent pas de les couvrir en raison de la faiblesse de la demande. Problème, personne n'a une idée bien précise de la durée précise sur la durée de cette situation, et les compagnies naviguent à vue.

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Commentaires
a écrit le 24/06/2020 à 11:14 :
et si on en profitait pour réfléchir, et non pas continuer bêtement comme avant ?
le fric, le fric, le fric cela n'a jamais rendu intelligent alors, continuons, non pas comme avant mais en pire....
a écrit le 24/06/2020 à 8:46 :
Mr Popo si la Sncf et la France ne vous plait pas, vous avez le choix entre l’inde ou d’autres pays ou l’on s’entasse comme des bestiaux dans des wagons bestiaux.
La Sncf remet son service en route au service des Français et pour sauver la saison touristique Française.
Nous ne voulons pas de vos Low-cost aux frais du contribuable qui ne paient pas d’impôts en France et où leur employés embauchées de l’étranger ne consommeront pas en France.Ajouter à cela la pollution.
Le train est tous bénéfique en France (électricité pas chère et un seul conducteur en tête payé 5 ou 10 fois moins qu’un pilote de ligne qui dois en plus avoir son copilote a ses côté.
Non cela suffit des gaspillage et subventions aux low-cost et vive la France souveraine sans pétrole!
Réponse de le 24/06/2020 à 10:40 :
@robert76,
parlons-en de la polution du train. C'est facile de faire des caculs d'émissions de CO2 sans intégrer la construction des lignes (quel bilan carbone de la LGV Bordeaux?- Même en temps normal, les trains sont jamais remplis (gaspillage). Et en plus la SNCF abandonne les petites lignes alors que les low-cost permettent à des petites villes de se désenclaver..Prenez l'exemple de Rodez, Ryanair apporte beaucoup plus à la région que la SNCF. Et si ca ne servait à rien, pourquoi les régions le font-elles?
a écrit le 23/06/2020 à 20:40 :
Vues les images qui viennent de la région parisienne, les vols auront à peine recommencés qu'il faudra reconfiner toute l'IDF.

On ne saurait trop recommander à la filière du transport aérien de chercher fissa une reconversion...

C'est spectaculaire. Il y a 6 mois, le transport aérien était l'un des rares domaîne promis à une croissance solide. Les lignes de construction fonctionnaient à plein régime.
Les pilotes et personnels navigants étaient une denrée rare et recherchée...

Et la plupart de ce personnel hyperqualifié va se retrouver à pôle emploi et personne ne saura expliquer sur quoi étaient basés cet enthousiasme, comme cette désaffection...
a écrit le 23/06/2020 à 15:57 :
J'en reviens à votre article dans lequel le patron d'une compagnie anglaise me semble-t-il expliquait qu'à un moment il valait mieux clouer les avions au sol que perdre de l'argent en les faisant voler nous incitant quand même à nous demander comment on peut laisser faire une telle aberration non ?

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