Aérien : le rédémarrage risque de coûter plus cher que l'arrêt des vols (Air Caraïbes, Corsair, Fnam)
Fabrice Gliszczynski
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... compétitivité tricolore.
Trois mois après l'incroyable "shutdown" (fermeture) du transport aérien mondial, au cours desquels la quasi-totalité de la flotte mondiale était clouée au sol, la période de reprise qui débute en ce mois de juin risque d'être encore plus difficile pour les compagnies aériennes.
Le redémarrage se traduit en effet par des pertes d'exploitation. Des coûts variables, qui avaient été gelés pendant l'arrêt des vols, réapparaissent (kérosène, maintenance, fin de la prise en charge du chômage partiel...), mais les recettes ne permettent pas de les couvrir en raison de la faiblesse de la demande. Problème, personne n'a une idée bien précise de la durée précise sur la durée de cette situation, et les compagnies naviguent à vue.
Chez Airbus, son directeur général, Guillaume Faury estime que le trafic reviendra à son niveau pré-crise en 2023 au mieux, voire 2025.
Pour Pacal de Izaguirre, le PDG de Corsair, l'été 2021 sera déterminant.
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Rappelant la corrélation entre la demande du transport aérien et la croissance économique, le PDG de Corsair, a insisté sur l'impact que fera peser la crise économique sur la reprise du transport aérien. Selon lui, elle va se traduire par la réduction du trafic touristique long-courrier international et des voyages d'affaires en raison des difficultés des entreprises et du développement de la visioconférence. Un avis que partage Marc Rochet pour qui le marché du voyage d'affaires "est touché".
Fabrice Gliszczynski