Aides d'Etat : Corsair reste confiante face à Bruxelles
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La compagnie Corsair se veut toujours sereine face à l'enquête de la Commission européenne.
Charles Platiau
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La compagnie Corsair se veut toujours sereine face à l'enquête de la Commission européenne.
Charles Platiau
Le coup de massue asséné par la Commission européenne n'a pas entamé le moral affiché par Corsair. La compagnie française, qui fait face à une extension de la procédure d'examen de son plan de restructuration, se veut « positive, combative et sereine ». Elle s'est ainsi fixée comme priorité d'apporter les éléments plus structurés, les plus convaincants, les mieux élaborés pour répondre à ces observations de Bruxelles dans le délai imparti d'un mois.
Tenue au courant par les échanges réguliers entre la Commission et l'Etat français (la compagnie ne communique jamais directement avec l'instance européenne), Corsair n'est pas tombée des nues à l'annonce de cette décision le 11 avril. S'attachant à relativiser cette dernière et à voir le verre à moitié plein, la direction met en avant le fait que seuls deux points restent à régler sur l'ensemble du dossier et que tout le reste est a priori validé. Dans son texte, la Commission concentre en effet ses demandes supplémentaires sur quelques éléments précis, à savoir la violation de la limitation sur la taille de sa flotte d'une part, et l'allocation de nouvelles aides d'Etat jugées illégales ainsi que la compatibilité de celles-ci avec les autres aides versées d'autre part.
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Sur le premier point, Corsair assure avoir respecté scrupuleusement la limitation imposée de neuf appareils - pointant au passage que de raisonner en nombre de sièges aurait sans doute été plus pertinent qu'en nombre d'avions. Elle se veut ainsi pleinement alignée avec l'argumentaire de l'Etat français, qui estime que les affrètements réalisés ont été « extrêmement ponctuels » et justifiés par des motifs extérieurs. Plus généralement, elle estime qu'il n'y a aucune divergence entre elle et l'Etat.
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