Le sauvetage de Corsair dans le viseur de Bruxelles
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Corsair est désormais de l'attente de la validation de Bruxelles pour achever sa restructuration.
Charles Platiau
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Corsair est désormais de l'attente de la validation de Bruxelles pour achever sa restructuration.
Charles Platiau
C'est la crainte principale en interne chez Corsair : que la Commission européenne ne valide pas son plan de restructuration, articulé autour d'un nouveau tour de table et de mesures de soutien de la part de l'Etat français. Or Bruxelles vient d'annoncer l'ouverture d'une enquête approfondie sur ce dossier ce lundi pour vérifier son adéquation avec le droit communautaire. Si, comme le dit la Commission dans son communiqué, cela « ne préjuge pas de l'issue de l'enquête », ce n'est assurément pas une bonne nouvelle pour la compagnie. Elle qui se montrait confiante après avoir obtenu des garanties en vue de sa recapitalisation, en dépit du flou qui entoure la surprenante arrivée de la République du Congo dans son capital, va devoir encore attendre avant de boucler sa restructuration.
« était basé sur des hypothèses qui n'ont pas été confirmées et que des événements extérieurs exceptionnels et imprévisibles ont eu un impact particulièrement défavorable sur Corsair »
.« modifications détaillées »
en décembre 2023,« qui comprennent, entre autres, des ajustements des instruments de financement existants ainsi que des incitations fiscales supplémentaires. »
Cela comprend notamment un possible allègement de la dette de Corsair avec un abandon de créances de la part de l'Etat. D'où la menée des négociations à l'automne 2023 avec le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), qui est resté au chevet de Corsair et d'une partie des compagnies aériennes françaises depuis la crise sanitaire.À lire également
Ces modifications viennent s'ajouter aux mesures de soutien présentes dans la première version du plan, dont une aide à restructuration d'un montant de 106,7 millions d'euros - avec des prêts accordés par l'Etat à hauteur de 80 millions d'euros et plus de 25 millions d'euros de reports de charge - ainsi qu'une aide compensatoire de 30,2 millions d'euros pour les dommages subis en raison des restrictions mises en place par les Etats face à la pandémie de Covid.
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