Le plan B de Corsair après son mariage raté avec Air France-KLM cet été
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Corsair s'affaire pour boucler sa recapitalisation.
Charles Platiau
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Corsair s'affaire pour boucler sa recapitalisation.
Charles Platiau
Difficile de savoir où en est Corsair. La compagnie française vient d'achever un exercice record en termes d'activité, mais peine toujours à retrouver la rentabilité. Surtout, elle doit poursuivre le redressement de son bilan en bouclant enfin sa nouvelle recapitalisation, mise sous le tapis pendant plus de six mois pour cause de fiançailles - ratées, malgré de longues négociations - avec Air France-KLM sous le regard bienveillant de l'Etat. En interne, la confiance règne néanmoins à propos de la réussite prochaine d'un nouveau tour de table qui permettrait de pérenniser l'avenir de la compagnie.
Ce n'est un secret pour personne, Corsair a besoin de redresser ses fonds propres et de réduire le poids croissant de sa dette pour assurer son avenir. « On a un sujet Corsair », lâchait-on récemment du côté du ministère des Transports à ce propos. Pascal de Izaguirre, PDG de la compagnie, réfute tout caractère d'urgence et assure disposer d'une trésorerie suffisante, mais il concède que « les fonds propres dans une compagnie sont une vraie problématique et il vaut mieux en avoir le maximum. [...] Renforcer les fonds propres, réduire son endettement, continuer à avoir une trésorerie positive font partie du plan d'ensemble. » Une opération de recapitalisation est donc en cours et devrait se concrétiser d'ici à quelques semaines, avant la fin de l'année selon des sources concordantes.
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Concernant le montant espéré, le patron de Corsair ironise : « Il n'y a pas d'objectif, donc je dirais le maximum bien sûr. » Mais il rappelle dans la foulée que le précédent tour de table, en 2020, était de 30 millions d'euros (auxquels s'ajoutait un financement de 267 millions d'euros porté par l'Etat, via des prêts et reports de charges, et l'ancien actionnaire TUI, via des abandons de créances).