Air France-KLM franchit la barre des 100 millions de passagers (bien après Lufthansa et IAG)

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Pour réaliser cette performance, Air France a notamment bénéficié de la croissance de KLM et de l'activité low-cost Transavia.
Pour réaliser cette performance, Air France a notamment bénéficié de la croissance de KLM et de l'activité low-cost Transavia. (Crédits : CHRISTIAN HARTMANN)
Le groupe Air France-KLM a franchi en 2018 le cap des 100 millions de passagers transportés malgré les grèves à Air France au printemps et l'impact sur le tourisme du mouvement des Gilets jaunes. Néanmoins, ses rivaux ont atteint ce niveau en 2011 pour Lufthansa et en 2016 pour IAG.

Grande première pour Air France-KLM. En ayant annoncé avoir transporté en 2018 101,4 millions de passagers (+2,8% par rapport à 2017), le groupe a franchi pour la première fois l'an dernier la barre des 100 millions de passagers transportés en une année. La performance est de taille, mais elle est davantage tirée par la croissance de KLM et de l'activité low-cost Transavia, que par celle d'Air France, laquelle a été pénalisée par 15 jours de grèves au premier trimestre et par le mouvement des Gilets jaunes  en décembre qui lui fait perdre 15 millions de recettes. En effet, le trafic de KLM et de Transavia a respectivement progressé de 4,5% et de 7,1%, quand celui d'Air France (la filiale régionale HOP comprise) a stagné (+0,4%).

Décrochage en termes de croissance depuis 10 ans

Ces résultats de trafic traduisent néanmoins le retard pris par rapport aux groupes Lufthansa (qui comprend aussi Swiss, Eurowings, Austrian, Brussels Airlines) et IAG (British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling, Level), ses deux rivaux comparables en Europe. Lufthansa a en effet franchi les 100 millions de passagers en 2011 et a dépassé en 2018 les 130 millions enregistrés l'année précédente.

IAG de son côté a franchi ce seuil symbolique en 2016 et a transporté l'an dernier 113 millions de passagers. Même si la mesure de référence du trafic reste les PKT (passagers kilomètres transportés) qui donne meilleure figure à Air France-KLM, ces décalages traduisent néanmoins le décrochage du groupe franco-néerlandais en termes de croissance par rapport aux années 2004-2008, où le groupe était en tête en Europe. Fragilisé par les difficultés d'Air France entre 2009 et 2014, le groupe a limité sa croissance interne et a été incapable de participer aux mouvements de consolidation du ciel européen, quand Lufthansa et IAG ont joué à fond sur les deux tableaux.
Reste à voir ce que donnera la stratégie que concocte le nouveau directeur général d'Air France-KLM, Ben Smith.

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a écrit le 10/01/2019 à 10:56 :
Ce n'est pas le nombre de passagers qui compte (cf. Norwegian au bord de la faillite) mais la recette unitaire... Air France dégage des bénéfices mais au détriment de la qualité de ses services qui ne sont plus depuis longtemps à la hauteur de ses concurrentes. De plus il faudrait sans tarder mettre fin au désastre que représente la filiale "Joon". Un aberration économique qui n'avait servie que de faire valoir au précédent patron de la compagnie... rappelons-nous que cet incompétent avez même évoqué l'installation de... couchettes dans les soutes des avions !
a écrit le 09/01/2019 à 17:29 :
Comme vous l’écrivez vous même, le seul vrai chiffre qui compte est le PKT. Le reste n’est que littérature.
Il ne faut pas s’étonner de voir KLM progresser plus qu’AF puisque la direction du groupe augmente plus l’offre de KLM que celle d’AF. Les différentes taxes payées par AF en France doivent y être pour quelque chose. De plus, quand ADP augmente ses prix, Schipol les baisse.
Au fait, que deviennent les assises du transport aérien ? Qu’en est-il du rapport Leroux et de ses préconisations ?
Réponse de le 09/01/2019 à 23:37 :
@sergio,. Le niveau de taxation était le même en 2007 quand AF était leader... Ce n'est pas un ajout de taxes qui explique ce recul de parts de marche...
Réponse de le 10/01/2019 à 12:51 :
Eh bien non justement ....

Le niveau de taxation n’était ABSOLUMENT PAS le même.

+150 % en dix ans à Paris .... contre une baisse à Amsterdam....

Cette surtaxation à évidemment obligé les dirigeants d’air france ,en période de crise grave 2008-2014 , à réorienter l’activité aux Pays Bas pour baisser le coût unitaire global AFKLM.
En réduisant l’activite à Paris on y augmente la part des frais fixes et on y augmente donc le coût unitaire de la production .
Pour résumer on a réduit la rentabilité d’air france pour améliorer la rentabilité globale d’AFKLM.

Comme quoi engraisser la « poule aux œufs d’or ADP » pour pouvoir le vendre au prix fort à Vinci et faire passer l’ardoise NDDL peut avoir de sérieuses répercussions sur un secteur entier de l'économie Française .

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