Air France-KLM : la dernière copie du plan de sauvetage
Fabrice Gliszczynski
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Ayant un besoin urgent d'argent frais au troisième trimestre pour survivre, le
groupe de transport aérien
va bénéficer de liquidités lui permettant de tenir pendant 18 mois. De quoi passer la crise actuelle, affronter la reprise et financer même une partie de la restructuration d'Air France. Pour rappel, chaque compagnie négocie de son côté ses prêts avec son État et ses banques. Les négociations ne sont pas encore totalement terminées. Elles portent toujours sur une enveloppe de prêts d'environ 10 milliards d'euros comme La Tribune l'indiquait le 14 avril. Mais la répartition de ce montant entre Air France et KLM a bougé. Air France, qui estimait ses besoins "autour de huit milliards d'euros", est sur le point d'arracher des prêts d'environ 7 milliards d'euros, selon des sources concordantes, confirmant un chiffre avancé récemment par Médiapart.non plus de deux milliards d'euros comme c'était le cas il y a une quinzaine de jours encore. Ce dernier montant ne permettait pas de tenir 18 mois. Trois milliards semblent suffisants, mais KLM cherche néanmoins à obtenir 500 millions supplémentaires pour avoir plus de marges de manoeuvre.
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Tant pour Air France que pour KLM les prêts seront de deux types : un prêt bancaire garanti par l'État (à hauteur de 90% en France) et un prêt direct de ce dernier pour soulager les banques, réticentes à prendre en charge la totalité des prêts. Ces derniers seront assortis de conditions environnementales et d'amélioration de la compétitivité pour transformer le groupe.
Fabrice Gliszczynski