Grève des pilotes : KLM emboîte le pas à Air France

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Les négociations entre KLM et le syndicat se trouvent dans une impasse depuis que les pilotes ont rejeté, au printemps dernier, un projet d'accord proposé par la compagnie aérienne.
Les négociations entre KLM et le syndicat se trouvent dans une impasse depuis que les pilotes ont rejeté, au printemps dernier, un projet d'accord proposé par la compagnie aérienne. (Crédits : Pixabay / CC)
Les pilotes de la compagnie aérienne néerlandaise KLM menacent à leur tour de faire grève si la direction ne répond pas à leurs demandes d'ici vendredi, écrit le quotidien néerlandais De Telegraaf. Cette annonce suit celle des pilotes d'Air France qui ont agité hier la menace d'une "grève de quinze jours" à la rentrée, si le futur patron de la compagnie aérienne française ne négocie pas les salaires.

Après ceux d'Air France, les pilotes de la compagnie aérienne néerlandaise KLM agitent, eux aussi, une menace de grève si la direction ne répond pas à leurs demandes d'ici à vendredi, a rapporté lundi 13 août le quotidien néerlandais De Telegraaf. Dans une lettre envoyée à KLM - alliée d'Air France -, le syndicat des pilotes de ligne néerlandais (VNV) réclame à la compagnie un allègement de la charge de travail ainsi qu'une augmentation des salaires.

Pour l'heure, aucun préavis n'a encore été déposé par le syndicat des pilotes, selon le quotidien néerlandais.

Les négociations sont "dans une phase difficile"

Les négociations entre KLM et le syndicat se trouvent dans une impasse depuis que les pilotes ont rejeté, au printemps dernier, un projet d'accord proposé par la compagnie aérienne qui devait déboucher sur la conclusion d'une nouvelle convention collective. Ils avaient d'ailleurs déjà à ce moment-là menacé de faire grève. Selon l'agence de presse néerlandaise ANP, le VNV et KLM auraient tous deux mis de nouvelles propositions sur la table la semaine dernière. Mais KLM reconnaît que les négociations sont "dans une phase difficile".

« Ce paquet de mesures qui avait été mis sur la table et qui avait fait l'objet d'un accord de principe, devait aboutir à un allégement et une amélioration des conditions de travail souhaitées par les pilotes », rappelle la direction.

Comme le rapporte nos confrères des Echos, l'accord de principe prévoyait notamment une hausse de salaire de 4% pour les pilotes - contre 5,1% réclamée par les pilotes d'Air France. Mais toujours selon De Telegraaf, le principal point de rupture concernait justement les conditions de travail : les mesures pour réduire la pression au travail sont jugées insuffisantes par le syndicat des pilotes. De plus, ces accords n'entreraient en vigueur qu'en 2019, ce que refuse le VNV.

"Quinze jours de grève" du côté d'Air France, si...

Cette annonce suit celle des pilotes d'Air France qui ont menacé le 12 août de faire grève si le futur patron de la compagnie aérienne française ne négocie pas les salaires. Ce dernier devra reprendre la négociation avortée sur les salaires "ou alors il y aura quinze jours de grève", a prévenu le premier syndicat des pilotes.

Hier, l'action d'Air France-KLM avait perdu 5,27% à 8,478 euros, signant la plus forte baisse de l'indice SBF120 (0,55%).

Sans patron depuis le départ de Jean-Marc Janaillac début mai, Air-France-KLM a décidé de tripler la rémunération de son futur Pdg pour attirer les candidats, au risque de jeter de l'huile sur le feu après l'échec des négociations salariales et les grèves à répétition du printemps. Le Canadien Benjamin Smith est pressenti pour prendre la tête de l'entreprise, une hypothèse qui inquiète le SNPL.

Lire aussi : Air France-KLM : les pilotes du SNPL menacent de faire grève à la rentrée, l'action chute

(avec agences)

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Commentaires
a écrit le 15/08/2018 à 16:06 :
Qui veut des millions ? Il y a une bonne solution pour augmenter les pilotes. L'enveloppe salariale est ce qu'elle est. Le nombre de pilotes est diminué. Le temps de travail augmente. Les pilotes d'Air France travaillent beaucoup moins que les autres dans des compagnies bénéficiaires. C'est sans doute le meilleure solution...
Réponse de le 18/08/2018 à 22:56 :
@ un peu de sens
répéter un mensonge ça deviendra une vérité , vous faites votre la formule de
Gobbels .Les pilotes d'AF sont en limite d'heures de vols .Moultes vols sont annulés , faute de pilotes .
a écrit le 14/08/2018 à 21:28 :
Histoire de remettre les pendules à l'heure, pour tous les pro "dégage l'Etat t'es un noob de la gestion privée" :

Un avion sans pilote ça ne vole pas. Un avion sans pdg ça vole.

Moralité, qui a le plus de pouvoir dans une compagnie aérienne ? Le PDG/administratif ou le pilote ? Dès lors dans une société centrée sur l'individualisme écrasant celui des autres, pourquoi vous attendez d'une personne en position de force qu'elle se restreigne à faire usage de celle ci pour avoir plus d'argent ?

Ce n'est pas un jugement moral, juste une constatation.

Vous voulez changer cet état d'esprit ? Enseignez dès l'école maternelle que l'intérêt de la société, de l'entreprise, doit s'équilibrer avec l'intérêt de l'individu. Empêchez les sociétés rentable de licencier simplement pour gonfler les bénéfices. Centrez le développement sur la personne.

Bisous bisous
Réponse de le 15/08/2018 à 8:51 :
Petite erreur un avion ça vole aussi sans pilote , pour 2020 - 2022 il est prévue que l'IA pourra remplacer au moins un des 2 pilotes dans les avions.

Donc les pilotes peuvent se croire protéger mais à force de tirer sur la corde !!!
Réponse de le 16/08/2018 à 7:36 :
Donc selon vous, une ferme sans son propriétaire, ça fonctionne, mais sans les ouvriers agricoles, ça ne fonctionne pas... ils ont essayé au Zimbawe... de la Rhodésie grenier de l'Afrique, ils sont devenus pays de famine !!! Quand à l'autogestion soviétique, on a vu les résultats aussi... !
Réponse de le 16/08/2018 à 10:40 :
l'IATA a des prévisions de croissance assez ébouriffantes puisque le trafic aérien selon eux, devrait doubler dans les 20 années à venir.

Les pilotes européens comme ceux d'AF et KLM qui sont très bien formés, n'ont pas de souci d'embauche en prévision.
a écrit le 14/08/2018 à 17:14 :
Pour en Finir, nommer Pédégés. les Patrons de la CGT et SNPL d'Air France. A les lire et les écouter ils sont experts. Et ils ne seront jamais mieux servis que par eux-mêmes. Sinon, comme d'hab, grève assurée au départ des vacances de Noel, dans 4 mois. Et d'ailleurs, ils ne veulent pas du Canadien qu'ils menacent déjà de grève : " il ne comprend pas les spécificités du Combat Social Français ".
Réponse de le 14/08/2018 à 22:31 :
Pfff ... très Chère Anne-Sophie..... merci de ne plus nous assener ce genre de commentaires dont vous nous gratifiez à l’envi.
Des mois que vous voyez Mr Martinez pdg d’air france ....
Soyons un peu sérieux svp . Le sujet le mérite non?
Que l’installation au commandes d’une entreprise française importante d’un nord américain puisse poser question me semble au moins digne d’un débat sérieux ...
Pas chez vous....
Réponse de le 15/08/2018 à 9:05 :
Certe vous avez raison se poser la question de l'influence nord-américiane dans une grande entreprise française est une question sérieuse. Toutefois si vous lisez le commentaire du responsable du SNPL effectivement il suggère que lui connait des noms (sans les citez) de personnes qui seraient de bon PDG . Sans doute des gens qui seraient plus accommodant avec les pilotes.
Et c'est bien là un des maux d'Air France le SNPL cogère l'entreprise depuis si longtemps , qu'ils sont persuadé de savoir ce qui est ou pas pour elle, sans trop se soucié du reste du personnel.
Imaginé que le PDG de Renault négocie avec ses ingénieurs le nombre de Dacia qu'il peut fabriquer chaque année. Et bien c'est ce qui se passe à Air France combien d'avion , qu'elle taille d'avion, ou qu'elle destination une filiale d'air france à le droit de faire. etc etc ...

Pendant ce temps les low coast bouge et trés vite. et dans un monde en mouvement celui qui reste immobile ...

Enfin pour rectifié l'article c'est pas 5% que les pilotes demandaient mais 10%
Réponse de le 15/08/2018 à 11:31 :
@reponse

Qu’un syndicat de pilotes ait des préférences pour tel ou tel est normal . Qu’il le rende public l’est aussi . Le bruit médiatique est un paramètre dans une négociation.
A lire l’article la préférence du SNPL irait vers quelqu’un qui «  ne serait (pas ) l’ambassadeur d’intérêts extérieurs «  . Nulle trace de ce que vous apppelez «  plus accommodant avec les pilotes » . Il y a peut être une certaine lassitude de ce syndicat face au processus de nomination du pdg d’AF qui aboutit souvent dans la désignation d’un petit marquis de la république dont l’incompetence va souvent de paire avec l’ambition personnelle et qui , en digne vassal de l’état ( il lui doit sa nomination ), ne fera rien pour améliorer les conditions de compétitivité d’AF , ce qui passe nécessairement par un bras de fer avec l’état....
Si avoir un syndicat qui pèse de son poids pour avoir un PDG digne de ce nom et qui fera passer les intérêts de son entreprise ( et donc de ses salariés et actionnaires) avant ceux de l’état, constitue de la cogestion : vive la cogestion.....
Vous noterez que ce syndicat en tentant de défendre les intérêts de son entreprise défend les intérêts de tous les salariés, ceci pour répondre à votre petit couplet «  pilotes égoïstes ne se souciant pas des autres personnels « .
Pour finir , il est normal qu'un syndicat ayant le souci de l’avenir de ses adhérents se soucie des projets en terme de production de son entreprise . On se souvient du plan d’attrition ( destruction ?) de l’équipe juniac qui s’est trouvé inopinément annulé par un problème de chemise , plan qui prevoyait des milliers de licenciements , surtout parmi les opérationnels. Depuis maintenant un an ces emplois opérationnels sont en sous effectif. C’est le rôle d’un syndicat de pilote de centraliser les informations dont il dispose et de les mettre à disposition de l’entreprise pour améliorer son fonctionnement : anticiper un sous effectif pilote est dans ses compétences...
Sur le chapitre Transavia dont vous parlez : le SNPL avait à la création de cette entreprise négocié diverses limitations afin que les emplois pilotes AF ne disparaissent pas au profit de ceux à Transavia . Depuis qu’il existe un accord concernant Transavia il ne subsiste,en pratique , plus aucune limitation .
Si le low cost bouge , AF ne bouge pas semblez vous dire ...? N’y aurait il pas un problème de management et de coût de structure ...?
a écrit le 14/08/2018 à 16:40 :
Vendez aux chinois ! ils sont déjà actionnaires . Un grand bon en avant est indispensable.
a écrit le 14/08/2018 à 13:56 :
Il me semble que l’augmentation proposée à été de 4 pc de salaires plus 4 pc d’allègement de la charge de travail pour les pilotes de KLM soit 8pc : proposition rejetée par le syndicat: résultat grève potentielle....
En ce qui concerne AF la proposition d’augmentation à été de 0,5 pc puis 1 pc pour 5,1 demandé . Résultat : grève avérée
Pourquoi un tel écart de propositions d’augmentions salariales au sein d’un même groupe ?
Si on résume : si on avait proposé aux salariés d’air france un peu plus de la moitié de ce qui a été proposé à KLM il n’y aurait pas eu de grève.....

Qui bloque quoi ? Qui est à l’origine de ces disparités de gestion au sein d’un même groupe ? Est il possible que le gouvernement français ait une influence sur la gestion des conflits à Air France?
Le politique ne fait, semble-t-il, pas bon ménage avec une gestion saine.....
Fuir ses responsabilités et , par voie de presse , pour masquer une stratégie fiscale étranglant les compagnies françaises , incriminer les salariés de tout les maux est une stratégie qui fonctionne bien , alors pourquoi s’en priver ?
Les conséquences sur l’indépendance de la France , la compétitivité de son pavillon, la réputation de fiabilité de ses entreprises , ne semble pas inquiéter nos dirigeants .
Mais au fond s’en soucient ils ...?

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