Air France : la direction rejette l'appel de l'intersyndicale à reprendre les négociations

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la direction a rejeté la demande de l'intersyndicale: La direction d'Air France réaffirme que la période qui s'ouvre ne permet pas d'engager une quelconque négociation, a-t-elle répondu. Jean-Marc Janaillac doit formaliser sa démission lors d'un conseil d'administration le 15 mai.
la direction a rejeté la demande de l'intersyndicale: "La direction d'Air France réaffirme que la période qui s'ouvre ne permet pas d'engager une quelconque négociation", a-t-elle répondu. Jean-Marc Janaillac doit formaliser sa démission lors d'un conseil d'administration le 15 mai. (Crédits : Reuters)
Après le référendum qui a précipité la démission du PDG, Jean-Marc Janaillac, l'intersyndicale a demandé mardi, en vain, la reprise des négociations sur les salaires. Le conflit en est à son 15e jour de grève.

L'intersyndicale d'Air France a demandé mardi une reprise des négociations sur les salaires, immédiatement rejetée par la direction, au 15e jour de grève depuis le début du conflit qui a entraîné la démission de son PDG. Après le désaveu infligé par les salariés Jean-Marc Janaillac sur son projet salarial, "la direction de la compagnie Air France doit maintenant entendre les revendications d'une majorité de salariés. L'intersyndicale Air France demande à la direction de revenir dans les prochains jours à la table des négociations", écrivent ces syndicats dans un courrier adressé mardi à la direction.

"Le conflit est toujours en cours"

Si l'intersyndicale ne lance pas de nouvel appel à la grève, elle prévient que "le conflit est toujours en cours" et souligne que "la balle est maintenant dans le camp de la direction", qui "doit renouer le dialogue avec la conviction que seul un accord avec (les) représentants (syndicaux) pourra mettre fin à ce conflit". "On laisse une chance à la négociation mais il faut que la direction revienne vite vers nous", a déclaré à l'AFP Karim Taïbi de FO.

Le "départ précipité" du PDG, "conséquence d'un chantage à la démission, n'a jamais été demandé par les organisations syndicales et ne règle en rien la problématique soulevée": un "rattrapage des années de blocage (des) grilles" salariales, qui "est une nécessité" et qui "n'est pas de nature à mettre en danger le développement" du groupe, ajoute l'intersyndicale dans sa lettre à la direction.

Dans un bref communiqué, la direction a rejeté la demande de l'intersyndicale: "La direction d'Air France réaffirme que la période qui s'ouvre ne permet pas d'engager une quelconque négociation", a-t-elle répondu. Jean-Marc Janaillac doit formaliser sa démission lors d'un conseil d'administration le 15 mai.

L'intersyndicale réclame une hausse salariale de 5,1%

Les syndicats et la direction d'Air France s'affrontent depuis le début de l'année sur des revalorisations salariales. L'intersyndicale réclame une hausse de 5,1%, que refuse la direction. Les salariés, consultés par référendum par la direction, ont rejeté sa proposition de hausse salariale (2% immédiatement et 5% sur 2019-2021), entraînant la démission du PDG. Lors de ce référendum, dont les résultats ont été publiés vendredi, 55,44% des personnels d'Air France avaient voté contre le projet d'accord salarial de la direction. Ils avaient massivement participé à cette consultation (80,33%).

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Commentaires
a écrit le 14/05/2018 à 20:48 :
On se croirait chez Orange, le conflit et la puissance financière pour détruire, c’est tellement plus facile que convaincre et bâtir
a écrit le 08/05/2018 à 19:02 :
les grèves actuelles ont pour objet unique la mise en scène de syndicats qui ne représentent que 8% des actifs . Ils sabotent les entreprises à leurs égos démesurés avec l'aide de politiques zombés comme le Mélenchon-Chavez .
Réponse de le 10/05/2018 à 1:57 :
Vous dîtes n'importe quoi. À airfrance les syndicats représentent bien les salariés. Rien qu'à la cgt il y a plus de 4000 syndiqués soit prés de 10% des effectifs. Plus ceux des autres syndicats ça doit tourner autour de 25% de syndiqués.
Plus de 20000 salariés ont voté non. Donc ce sont bien les salaries et non les syndicats qui mes représentent qui décident. La preuve en chiffres des grévistes.
Ah oui les chiffres direction sont faussés car basés sur la totalité du personnel, administratifs non opérationnels sont dedans alors qu'ils ne bossent pas sur la chaine de production avion.
De plus c'est calculé en Equivalent Temps Plein (etp), cumul d'heures de grèves (3 + 2 + 2...).
Si l'on prend que l'effectif au travail les jours de grève et en temps reel (grève de 4h par exemple) c'est plus de la moitié des effectifs en grève. Parole de connaisseur (suis pas syndicat mais cadre opérationnel af).

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