Air France : les pilotes disent "oui" à la création d'une compagnie à coûts réduits

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Si le Non l'avait emporté, le projet Boost et, d'une manière générale, le projet Trust Together, présenté fin novembre, tombait à l'eau.
Si le "Non" l'avait emporté, le projet "Boost" et, d'une manière générale, le projet "Trust Together", présenté fin novembre, tombait à l'eau. (Crédits : © Jacky Naegelen / Reuters)
Consultés par le bureau du SNPL Air Frances sur le projet « Boost » de la direction de créer une nouvelle compagnie à coûts réduits, les pilotes de la compagnie ont répondu favorablement à 58,1%.

Soulagement pour la direction d'Air France. Consultés par le bureau du SNPL Air France sur le projet « Boost » de la direction de créer une nouvelle compagnie à coûts réduits par rapport à Air France, les pilotes de la compagnie ont répondu favorablement. Le oui à la question « Approuvez-vous l'externalisation d'une partie de l'activité et de la flotte long-courrier et moyen-courrier d'Air France dans une nouvelle structure ? » l'a emporté avec 58,1% des voix, pour un taux de participation de 73,8%.

Si le "Non" l'avait emporté, le projet "Boost" et, d'une manière générale, le projet "Trust Together", présenté fin novembre, tombait à l'eau. En effet, l'échec de Boost se serait ajouté à celui de la tentative de lancer une étude sur une éventuelle filialisation de l'activité maintenance, l'autre mesure phare du projet Trust Together.

Nouveau référendum?

‎La direction prend acte de ce résultat marqué par une forte participation, qui traduit un désir d'aller de l'avant. Avec le "Oui", le projet Boost reprend des couleurs. Il peut légitimer le lancement par le conseil, qui se réunira le 22 février, d'un nouveau référendum sur le projet d'accord de la direction présenté le 9 février en ouvrant la voie, selon certains syndicalistes, à une négociation de certains points perfectibles aux yeux des pilotes (sur les primes de fin d'année par exemple). L'accord est soumis à signature jusqu'au 24 février mais la direction a déjà indiqué qu'elle repousserait la date-limite pour signer l'accord si d'aventure il y avait un nouveau référendum.

Ce vote risque de créer des soubresauts au sein du SNPL. Pour rappel, le bureau du SNPL Air France appelait à voter contre.

Le SNPL Air France prend acte

Le Bureau du SNPL Air France a déclaré prendre acte de ce résultat.

"Si celui-ci clarifie maintenant le périmètre d'engagement des pilotes dans un projet de développement, il n'est aucunement un blanc-seing donné au texte proposé unilatéralement par la direction d'Air France. Ce texte, qui n'est pas l'expression d'un compromis négocié, sera comme le Bureau s'y était engagé, soumis à l'examen du Conseil du SNPL Air France lors de la session du 22 février 2017", a-t-il déclaré.

"Les pilotes n'accepteront pas la mise en danger de la compagnie et de nombreuses garanties devront être données par la direction. Elles font actuellement défaut dans le projet de texte présenté par la direction, concernant notamment les garanties d'équilibre d'activité avec KLM qui seront la clé de voûte du projet Boost à naître si la direction souhaite le voir aboutir. Une reprise des discussions, arrêtées par la direction le 8 février dernier, sera sans doute nécessaire dans le but de trouver un compromis acceptable pour tous, vertueux pour Air France et qui pourra ensuite être soumis au vote des adhérents."

Pour Philippe Evain, le prrésident du SNPL Air France, "les pilotes se sont exprimés. Nous allons poursuivre l'étude du projet dans ce nouveau contexte et travailler à ce qu'il soit porteur de croissance, incluant des garanties solides pour les pilotes d'Air France".

Lire ici : Ce qui se joue derrière le "oui mais" des pilotes au projet "Boost"

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Commentaires
a écrit le 20/02/2017 à 23:29 :
Je ne vois pas trop l'intérêt d'une compagnie low cost adossée à AF-KLM.
Quand on achète un billet éco sur la compagnie AF-KLM, tout est déjà en supplément sur l'EU: bagages, sièges, bientôt les en-cas et souvent pour des prix assez élevés. Cela existe aux USA aussi d'ailleurs. les compagnies US et Canadienne facturent nourriture et bagages sur tous els vols nord- américains et d'amérique centrale. La seule compagnie qui propose des repas est Hawaiian mais elle aussi facture les bagages en classe éco. Quant à l'internationale, il semblerait que seules quelques compagnies proposent encore le choix gratuit du siège. ANA, JAL, QATAR, et quelques autyres compagnies continuent à offrir ce service, sion, AF-KLM etc... font toutes payer les sièges, y compris Emirates quand on achète le premier prix.Moi, je fais mon shopping et je dis "adios" au programmes de fidélité. J'achète le meilleur rapport quanlité prix en fonction de ma destination. Sur les USA, c'est plutôt Delta ou même Turkish, jamais AF. sur l'Asie, c'est Qatar ou JAL ,voire Air China. Cet été, j'ai un projet de retourner au japon...et la compagnie qui propose les meilleurs tarifs n'est pas AF-KLM, bien au contraire.
Réponse de le 21/02/2017 à 1:56 :
Il ne s'agit nullement d'une compagnie low-cost mais seulement d'une structure plus légère et à coûts moindres afin d'exploiter les lignes non rentables. Les lignes rentables resteront effectuées par les avions et personnels AF. Dans tous les ces ce sera transparent pour les passagers.
a écrit le 20/02/2017 à 19:52 :
Futurs salariés de polemploi .

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