Pourquoi, à la lecture des résultats financiers 2016 d'Air France-KLM publiés ce jeudi 16 février, l'action du groupe aérien a-t-elle bondi en Bourse de 12,6% jeudi, puis de 4,5% ce vendredi, portant ainsi la hausse sur les cinq derniers jours à plus de 22%? Certes, à 6,42 euros, le cours de l'action reste à des années lumière des 14 euros du cours d'introduction de l'action Air France en 1999, mais cela faisait très longtemps que le titre du groupe Air France-KLM n'avait pas été à pareille fête.
Ce n'est pas l'annonce d'un résultat d'exploitation en hausse de 34%, à 1,049 milliard d'euros qui peut expliquer cette performance. dans la mesure où ce chiffre ne constituait pas une surprise. Jean-Marc Janaillac, le PDG du groupe, l'avait en effet déjà dévoilé en novembre dernier lors d'une audition au Sénat. Cela ne peut pas être non plus la perspective d'un accord avec les syndicats de navigants, celle-ci est plus que jamais incertaine.
Selon des analystes, les investisseurs ont très apprécié l'évolution de la recette unitaire hors change en janvier ainsi que les perspectives de la direction pour les prochains mois. En affichant seulement une baisse de la recette unitaire de 0,7% en janvier (hors change), Air France-KLM a surpris les analystes qui tablaient sur une baisse plus importante dans la lignée de ce qu'il se passe depuis de longs mois (elle a baissé de 5,3% au quatrième trimestre 2016) en raison de la surcapacité sur de nombreux marchés.
Surtout, au regard des réservations, la tendance se confirme sur les prochains mois.
Cette performance traduit une hausse de capacité moins importante que par le passé sur certaines zones comme l'Asie et l'Amérique latine au moment où la demande repart bien, notamment en Chine. Mais aussi par une meilleure optimisation du yield management du groupe et par la montée en gamme d'Air France et de KLM.
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Du coup, un point de recette unitaire équivalant 200 millions de résultat d'exploitation, les analystes remoulinent leurs prévisions financières. Le résultat d'exploitation sera en 2017 en baisse par rapport à 2016, mais le recul ne sera pas aussi important que prévu.
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