Chômage partiel : Air Tahiti Nui dénonce une distorsion de concurrence en faveur d'Air France et French Bee

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Air Tahiti Nui assure quatre vols par semaine entre Paris et Papeete
Air Tahiti Nui assure quatre vols par semaine entre Paris et Papeete (Crédits : DR)
Alors que les entreprises polynésiennes ne sont pas admises au financement de l'indemnisation de l'activité partielle, Michel Monvoisin, le PDG d'Air Tahiti Nui, dénonce dans La Tribune une distorsion de concurrence par rapport à ses concurrents tricolores. Il demande à l'Etat français de rétablir des règles identiques pour tous les acteurs et de participer à une augmentation de capital pour reconstituer les fonds propres de la compagnie au moment de la reprise.

Le PDG d'Air Tahiti, Nui Michel Monvoisin, ne décolère pas. Le transport aérien traverse la plus grave crise de son histoire et la compagnie polynésienne qu'il dirige depuis sept ans doit se battre avec des boulets aux pieds face à une concurrence qu'il juge "déloyale". Air France et French Bee, ses deux rivaux tricolores sur l'axe Paris-Papeete, bénéficient en effet  de la prise en charge par l'Etat français du chômage partiel de leurs employés, mais pas Air Tahiti Nui, laquelle, à l'instar des entreprises polynésiennes, n'y a pas droit. La compagnie a certes profité de mesures d'indemnisation locales, mais celles-ci "n'ont couvert que 5% de sa masse salariale", selon Michel Monvoisin, quand le chômage partiel en métropole est indemnisé à 100% par l'Etat pour les transporteurs aériens (dans la limite de 4,5 fois le Smic). La Polynésie n'est en effet pas admise au financement de l'indemnisation des régimes de chômage partiel instaurés au plan national, car elle dispose d'une relative autonomie et de la compétence en la matière. Une différence de traitement que la compagnie dénonce.

"Quand le chômage partiel est pris en charge par l'Etat, c'est une subvention puisque cela permet d'alléger les...

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Commentaires
a écrit le 06/10/2020 à 5:25 :
A l'inverse de ce qui est avancé par certain, la Polynésie est bien Française.
Il y a un gouvernement local mais régit par les lois de la République (à part certaines subtilités du droit du travail et autres compétences accordées à la Polynésie).
Ainsi, il n'y a pas de caisse de chômage en Polynésie, quand on perd son emploi, on perd tout.
A Tahiti, le personnel Air France (cabine et sol) est de contrat local ce qui signifie qu'à ce titre il ne bénéficie malheureusement pas non plus du chômage ou du chômage partiel (sauf certains expatriés bien sur) comme leurs homologues Métropolitains.
Air Tahiti Nui le sait parfaitement et, tout comme Air France localement, sait très bien en tirer avantage quand il le faut.
Monsieur Monvoisin devrait peut être se tourner vers le gouvernement local qui, faute de pression, n'a jamais, mis en place une telle structure sociale pourtant vitale.
Tout le Monde serait concerné et participerait en cas de précarité à l'effort général en cotisant. Le principe de l'autofinancement qui libèrerait également ce même gouvernement du poids des aides distribuées.
Pour cela il faudrait y trouver un intérêt, le vouloir ou s'y mettre tout simplement mais là....
Réponse de le 06/10/2020 à 11:31 :
Merci pour votre avis éclairé et mesuré qui nous change des propos de comptoir habituels...
a écrit le 05/10/2020 à 12:32 :
Et quand ils défiscalisent leurs achats d’avion, ce n’est pas de la distorsion de concurrence ?
a écrit le 05/10/2020 à 10:44 :
Comme indiqué dans l'article, la Polynésie a voulu et obtenu une certaine autonomie.

Quand l'activité était florissante, la Polynésie a fait des choix, s'émanciper de la métropole.

Maintenant, qu'il y a une crise planétaire, la Polynésie appel au secours...

On ne peut pas toujours avoir le Beurre, l'argent du Beurre et le crémier ou la crémière.

Air Tahiti Nui a fait des choix, tel des Boeing, qu'il appel au secours l'oncle SAM maintenant !!!
Réponse de le 06/10/2020 à 6:20 :
tout a fais ça je suis en tout point d'accord avec votre commentaire
a écrit le 05/10/2020 à 8:48 :
La polynesie ne fait plus partie de la France depuis la signature du pacte territoriale des annees 90. Les competences de ce secteur est exclusivement local au niveau administratif. L'epoque chiraquienne est revolue.
a écrit le 05/10/2020 à 8:31 :
Il est évident que l'argent public ne devrait pas continuer d'alimenter les actionnaires de cette économie moyenâgeuse dans son ensemble, chacun demandant logiquement sa part, soit on arrose tout le monde soit on arrose personne mais en oligarchie le clientélisme domine.

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