Airbus réclame 700 millions de dollars à la compagnie Skymark
latribune.fr avec AFP
latribune.fr avec AFP
L'avionneur européen Airbus a indiqué jeudi 19 mars avoir déposé une demande d'indemnités pour rupture de contrat auprès du tribunal de Tokyo chargé de la faillite de la compagnie nippone Skymark Airlines, une source proche du dossier confirmant la somme de 700 millions de dollars (650 millions d'euros) déjà évoquée précédemment.
A lire aussi : La compagnie japonaise Skymark claque la porte à Airbus
"Nous avons remis la plainte le 18 mars", a expliqué un porte-parole du groupe à Tokyo, se refusant à plus de commentaires "puisqu'il s'agit désormais d'un dossier qui doit être traité par la justice". Airbus veut toucher des dommages et intérêts après l'annulation d'une commande de six A380 par Skymark, un contentieux qui a précipité le dépôt de bilan fin janvier de cette petite compagnie.
Skymark avait alors présenté plusieurs raisons pour justifier la dégradation insurmontable de ses finances: un endettement en dollars pour le paiement d'avions qui a gonflé avec la chute du yen, une concurrence accentuée, une facture de kérosène amplifiée par la hausse du billet vert (du moins jusqu'à la récente chute des cours du pétrole), le tout aboutissant à l'enregistrement d'une perte de 184,5 milliards de yens (1,4 milliard d'euros).
La compagnie ne s'était pas acquittée d'une échéance en avril, ce qui a conduit Airbus à avoir de sérieux doutes sur sa solvabilité et à préférer renoncer à lui vendre des appareils aussi coûteux. L'ardoise totale laissée par Skymark se monterait dès lors à quelque 200 milliards de yens (1,56 milliard d'euros), dont les 700 millions de dollars demandés par Airbus.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

Dans ces conditions, considérant qu'un redressement par elle-même était impossible, Skymark a décidé d'engager une procédure auprès d'un tribunal pour une restructuration avec l'aide d'un fonds (Integral) qui lui permet de poursuivre son activité en attendant la définition d'un protocole de remise sur pied. Plus de vingt entreprises se sont portées candidates au sauvetage de Skymark, une opération qui nécessitera l'aide de plusieurs sponsors.
À lire également
Parmi les offres de soutien, figurent celles de la compagnie nippone ANA Holdings, de la malaisienne AirAsia ainsi que de l'agence de voyage HIS, qui entretient des liens historiques avec Skymark, du groupe de services financiers Orix, de la maison de courtage Daiwa Securities ou encore de la banque Shinsei.
latribune.fr avec AFP
Décarbonation de l’aviation : le pari du e-SAF dans le sud de la France
Trump rallume la chaudière du charbon américain avec 700 millions de dollars
Micro-réacteurs nucléaires : Antares franchit le cap décisif de la criticité
L’industrie française repasse les 10% du PIB, mais les usines continuent de fermer