Alstom Belfort: la presse étrille le plan de sauvetage

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"Absurde", "ubuesque", "bricolage", "électoralisme", "politique à la petite semaine" : les réactions de la presse, notamment celles des journalistes économiques spécialistes de l'industrie du transport, n'ont pas été tendres avec le gouvernement, dénonçant dans un élan quasi unanime les incohérences du sauvetage de l'usine Alstom de Belfort.
Ainsi, mardi, en fin de matinée, La Tribune titrait "Un sauvetage pour le moins bizarroïde", pointant, entre autres choses, le fait qu'il "est effectivement peu rationnel de mettre une rame TGV à une trentaine de millions d'euros pièce à la place d'un train Intercités qui en coûte entre 11 à 15 millions".
Aux Echos, dans son édito intitulé "Alstom, un sauvetage ubuesque", Jean-Marc Vittori aligne avec humour les métaphores loufoques pour dénoncer le caractère surréaliste selon lui du plan imaginé par le gouvernement :
Le Parisien, qui titre "L'Etat s'engage dans un sauvetage tarabiscoté", avec peu ou prou les mêmes raisons que les précédents, enfonce le clou en citant une source interne à la SNCF:
Mais ce n'est rien comparé au Figaro où, dans son éditorial ("Cynisme ou incompétence ?"), Gaëtan de Capèle, démarre fort:
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

La suite est une dénonciation de l'"idée aberrante" véhiculée par le plan gouvernemental, à savoir:
Hier soir, dans Libération, Alexandra Schwartzbrod ne mâchait pas ses mots:
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

La Croix, qui titre "L'État offre au prix fort un sursis à l'usine Alstom de Belfort", recense la pluie de critiques émanant tant du monde politique que syndical, mais soulève également un point de droit:
L'Humanité, sous la plume de Jean-Emmanuel Ducoin, se fait également très critique, fustigeant "ce rafistolage à court terme, qui vise à sauver les apparences, ne constitue en rien une réelle stratégie industrielle".
À lire également
Dans Sud-Ouest, Bruno Dive ("Pour Alstom, l'Etat peut tout") se gausse:
Dans Le Journal de la Haute-Marne, Patrice Chabanet se fait grinçant:
A L'Est-Eclair, Jean-François Laville fait valoir que, certes,
Mais Sébastien Lacroix, dans L'Union/L'Ardennais, avertit:
(avec AFP)
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