Alstom s'offre les trains de Bombardier pour 7 milliards de dollars
AFP
DATE IMPORTED:29 April, 2019The Bombardier FV-Dosto double-deck train "Ville de Geneve" of Swiss railway operator SBB is seen at the central station in Zurich, Switzerland April 29, 2019. REUTERS/Arnd WiegmannSELECT USAGEUSAGE AGREEMENT SYSTEM...
Reuters
Alstom s'offre les trains de Bombardier pour 7 milliards de dollars
Cette décision permettrait à Bombardier de réduire en partie sa dette colossale.
[Article publié le 13/02/2020 à 9h04, mis à jour le 17/02/2020 à 8h55]
Le constructeur ferroviaire français Alstom va racheter l'activité ferroviaire de Bombardier pour près de 7 milliards de dollars, a annoncé mercredi le quotidien économique allemand Handelsblatt se basant sur des sources industrielles.
Cette décision, qui devrait être officialisée jeudi matin lors de l'annonce des résultats 2019 du constructeur aéronautique canadien, permettrait à Bombardier de réduire en partie sa dette colossale.
Contactées par l'AFP, les deux entreprises n'ont pas voulu commenter cette information.
Nouveau mastodonte
Avec cette acquisition de sa branche transports, dont la division a son siège à Berlin et emploie environ 1.500 personnes au Québec, Alstom formera un nouveau grand groupe dans le ferroviaire avec un chiffre d'affaires d'environ 15 milliards d'euros, selon le quotidien économique.
Il y a seulement un an, Alstom avait échoué dans sa tentative de fusion avec Siemens Mobility en raison du refus de la Commission européenne qui estimait que ce rapprochement placerait le nouveau groupe dans une position de domination trop forte de la concurrence.
La branche Transports de Bombardier représente cependant plus des deux tiers du carnet de commandes du constructeur canadien qui, plombé par une dette colossale de plus de 9 milliards de dollars américains (8,2 milliards d'euros), se voit obligé de vendre une partie de ses actifs majeurs pour rester en vie.
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Rumeurs
Depuis des semaines, le groupe basé à Montréal était au cœur de rumeurs récurrentes sur les marchés sur la possible vente de sa division ferroviaire à Alstom ou à un autre concurrent, ou de celle des avions d'affaires au constructeur américain Textron.
La société canadienne reste cependant toujours active dans la construction d'avions, mais elle y a également rencontré de grandes difficultés et a déjà partiellement vendu sa nouvelle série C à Airbus.