Alstom s'offre les trains de Bombardier pour 7 milliards de dollars

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Avec cette acquisition de sa branche transports, Alstom formera un nouveau grand groupe dans le ferroviaire.
Avec cette acquisition de sa branche transports, Alstom formera un nouveau grand groupe dans le ferroviaire. (Crédits : Reuters)
Cette décision permettrait à Bombardier de réduire en partie sa dette colossale.

[Article publié le 13/02/2020 à 9h04, mis à jour le 17/02/2020 à 8h55]

Le constructeur ferroviaire français Alstom va racheter l'activité ferroviaire de Bombardier pour près de 7 milliards de dollars, a annoncé mercredi le quotidien économique allemand Handelsblatt se basant sur des sources industrielles.

Cette décision, qui devrait être officialisée jeudi matin lors de l'annonce des résultats 2019 du constructeur aéronautique canadien, permettrait à Bombardier de réduire en partie sa dette colossale.

Contactées par l'AFP, les deux entreprises n'ont pas voulu commenter cette information.

Nouveau mastodonte

Avec cette acquisition de sa branche transports, dont la division a son siège à Berlin et emploie environ 1.500 personnes au Québec, Alstom formera un nouveau grand groupe dans le ferroviaire avec un chiffre d'affaires d'environ 15 milliards d'euros, selon le quotidien économique.

Il y a seulement un an, Alstom avait échoué dans sa tentative de fusion avec Siemens Mobility en raison du refus de la Commission européenne qui estimait que ce rapprochement placerait le nouveau groupe dans une position de domination trop forte de la concurrence.

La branche Transports de Bombardier représente cependant plus des deux tiers du carnet de commandes du constructeur canadien qui, plombé par une dette colossale de plus de 9 milliards de dollars américains (8,2 milliards d'euros), se voit obligé de vendre une partie de ses actifs majeurs pour rester en vie.

Rumeurs

Depuis des semaines, le groupe basé à Montréal était au cœur de rumeurs récurrentes sur les marchés sur la possible vente de sa division ferroviaire à Alstom ou à un autre concurrent, ou de celle des avions d'affaires au constructeur américain Textron.

La société canadienne reste cependant toujours active dans la construction d'avions, mais elle y a également rencontré de grandes difficultés et a déjà partiellement vendu sa nouvelle série C à Airbus.

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Commentaires
a écrit le 14/02/2020 à 1:14 :
Puisque Bruxelles censure systématiquement Toute fusion Eur.

Avec Tel principe, Airbus, n'aurait pas pu exister.
Réponse de le 14/02/2020 à 14:33 :
Bruxelles, contrairement à ce qu'on veut croire, n'agit pas sans discernement.
Tous les secteurs ne sont pas comparables. Plus que le nombre de concurrents, c'est l'adéquation entre les caractéristiques industrielles, commerciales et financières du secteur et les intérêts des consommateurs européens qui guide (en partie) les décisions de la Commission. Un avion n'est pas une tomate qui n'est pas un train
a écrit le 13/02/2020 à 17:27 :
Alstom n'a plus besoin de demandé au au régions 60 millions pour développer in trains propre....
Bombardiers la fais. Une subvention en moins.
a écrit le 13/02/2020 à 13:35 :
qui va bien pouvoir acheter des trains Alstom-Bombardier ? pas l'Allemagne, pas l'Espagne , pas l'Italie (qui ont des constructeurs nationaux expérimentés) , pas ou peu la SNCF qui n'a pas un sou vaillant . les anglais ... avec un gros rabais sur les prix plus d'autres compensations de commerce ?
bien sûr il y a des gisements de besoin d'équipement ferroviaire dans tout le continent africain , mais ça sera à crédit ou au prix des chinois .
contribuables français , à vos poches pour défendre un fleuron industriel national et participer au développement de transport ...plus écologique ?
Réponse de le 13/02/2020 à 16:25 :
Vous êtes trop fort, il faut fermer Alstom et Bombardier; ils ne vendront plus rien!
Réponse de le 13/02/2020 à 16:25 :
Renseignez-vous : Bombardier produit déjà largement pour l'Allemagne (Talent), l'Italie (Zefiro), la France (NAT-Francilien, Régio2N, avec de nouvelles commandes en cours ou en offre) et au Royaume Uni (Aventra).
Réponse de le 13/02/2020 à 16:31 :
La partie européenne de Bombardier Transport est composée de l'ancienne ADTranz allemande pour l'essentiel (et de la compagnie belge Franco-Belge), donc Bombardier transport est très bien positionné en Allemagne, mais aussi en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord....
C'est donc assez complémentaire de Alstom.
En revanche, il faut s'inquiéter pour les usines françaises de Bombardier qui sont redondantes avec celles d'Alstom dans le nord de la France
Réponse de le 13/02/2020 à 22:56 :
Pas étonnants que les français aient si mauvaise réputation dans le monde quand on lit ce genre de commentaire ultra débile. Le mec n'y connait absolument rien mais il faut qu'il commente pour sabrer les politiques qui sont donc responsables, en tout cas je suppose, de son ignorance ?
Les mêmes iront demander des augmentations de salaires, non pas dans leur boite, mais chez le ministre...
Réponse de le 14/02/2020 à 11:21 :
Mince alors!
Mais que va t on faire du carnet de commande pléthorique d'Alstom à 43 mds d'euro à fin 2019, soit 5 années de production intensive à périmètre actuel ( hors Bombardier )??
Dernièrement, Alstom a placé son intercité propulsé à l'hydrogène à un lander allemand qui héberge l'une de ses usines...mais ça c'est une broutille, j'en conviens.
Mais sortez un peu des enceintes de l' Europe et redescendez sur terre !
Par ex, Alstom a fourni le matériel roulant des métros indiens de Chennai Kochin et Mumbai entièrement automatisés et mis en service ces dernières années avec des projets d'extension faramineux pour ce dernier.
Et Alstom fournit chaque année depuis 5 ans des centaines de loco électriques ( leader mondial de la transmission électrique) à Indian railway qui électrifie son réseau ferré à marche forcée.
L'Inde, c'est 1.3 mds d'hab, 3.6 millions km2, 125 000km de réseau ferroviaire à 70% vétuste, 20 000 train/j, le 5 eme PNB mondial ( qui a dépassé celui de la France en 2019) , avec un tx de croissance de 7% depuis au moins une décennie, soit une Chine bis à l'horizon de 15 ans !!
La vision d'Astom associé désormais à Bombardier est devenue planétaire pour répondre aux besoins immenses des pays émergents et contrer l'impérialisme chinois et son ogre de service CRRC, gavé aux transferts de technologie de Siemens.
a écrit le 13/02/2020 à 13:00 :
Une très bonne affaire pour Alstom qui grossit de près de moitié en CA et peut donc mieux resister face à Siemens sur les appels d'offre.
De plus, il élimine un concurrent avec une grosse unité de production de matériel ferroviaire classique sur son marché domestique et va pouvoir mieux contrer sur le marché européen au moins, des concurrents incisifs et dynamiques comme les espagnols sur ces produits.
Enfin, par son implantation québécoise, il s'ouvre l'enorme marché nord américain et son potentiel de développement et de modernisation, sachant la vétusté légendaire du réseau et la sensibilité des décideurs actuels pour le make in America.
Désormais, l'Airbus du ferroviaire peut attendre...
Réponse de le 13/02/2020 à 16:39 :
On attends toujours les Twindexx Bombardier 502 depuis 2013, toujours pas au point, la DB a aussi renvoyé son parc IC au constructeur car il se dan-dine à haute vitesse faute d’amortisseur anti-lacet (pourtant développé il y a 30 ans) quand au marché américain si on vend du matos qui tient le rail on perce facilement comme Stadler l’a déjà fait pour le métro et le train à hydrogène. Stadler vends partout dans le monde et livre en temps et en heure des trains adaptés au désire du client. Bombardier a livré aux CFF des images de synthèse, du rêve et un software à l’opposé de ce qu’on connaît et qui ne fonctionne pas. Une usine à gaz source de retards.
Réponse de le 13/02/2020 à 17:09 :
Vous me parlez de Stadler. Ok!
Ça vous regarde et ça ne m'intéresse pas, car totalement hors sujet sur ce projet de fusion.
Et Stadler n'est pas à vendre apparemment.
Au moins sur l'international, et en Amérique plus particulièrement, ce p'tit suisse aura en face un compétiteur plus musclé qui aura pris du poids, car je n'ai pas entendu dire que le matériel ferroviaire d' Alstom n'était pas au point.
a écrit le 13/02/2020 à 12:23 :
Finalement, cet achet ressemble syndrome Rhone Poulenc a l'envers . A une époque Rhone Poulenc convoitait son petit rival canadien mais pour des raisons X, cet achat n'a pas pu se faire … Sauf que ce rival canadien a fini par avaler lors d'une OPA Rhone Poulenc ! Alors que le groupe francais était 2 fois plus gros lui ! Ici on assiste un remake dans l'autre sens avec un groupe francais encore convalescent qui va avaler la division ferroviaire de son gros concurrent/partenaire Canadien ! Belle ironie du sort.. Et je ne parle pas de Airbus qui a acheté le programme avions de lignes de Bombardier pour 1 euros symbolique...
a écrit le 13/02/2020 à 11:56 :
Il y a un mois :

Vents contraires pour Bombardier. L'opérateur ferroviaire allemand Deutsche Bahn a refusé la livraison de 25 trains du constructeur canadien à cause de "défauts de fabrication", a indiqué mardi un porte-parole de l'entreprise à l'AFP. "Nous avons pour le moment refusé 25 trains Intercity 2" et "nous comptons sur le fabricant pour rectifier rapidement ces défaillances", a-t-il indiqué. Selon le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung, qui cite des documents internes, ces défauts concernent essentiellement le "système d'exploitation", qui "tombe en panne régulièrement".

La Deutsche Bahn avait commandé à l'entreprise canadienne 42 Intercity 2 pour remplacer ses trains sur plusieurs lignes, notamment entre Dresde et Cologne, et Singen et Stuttgart. Ces trains nouvelle génération à double étage permettent d'augmenter les places et le confort des passagers, alors que l'Allemagne veut investir massivement pour développer le ferroviaire. Pour Berlin, le train est une priorité de la transition écologique des transports, seul secteur à n'enregistrer aucun progrès depuis 30 ans. Mi-janvier, un accord a d'ailleurs été conclu entre la Deutsche Bahn et l'Etat allemand, qui investiront conjointement 86 milliards d'euros d'ici 2030 pour rénover et développer le ferroviaire allemand.
Réponse de le 13/02/2020 à 12:50 :
On peut rajouter l'histoire du train sur la photo, le TWINDEXX des CFF:
En 2009 les CFF ont commandé à Bombardier 59 trains Twindexx pour une livraison en 2014. Suite au retard de livraison en 2014 le contrat a été renégocié et Bombardier livre 3 trains supplémentaire gratuitement, livraison en 2017.
Aujourd'hui en 2020, env. 20 trains ont été livré et certains sont en service limité, car la fiabilité n'est toujours pas au RDV et les CFF refuse de prendre la livraison si les trains ne fonctionnent pas.
Alstom aura du boulot pour régler les problèmes du passés et cela va coûter très cher.
CAF, Talgo, Stadler, Pesa, Hitachi et les autres fabricants vont être très content de cet rachat.
Réponse de le 13/02/2020 à 19:17 :
Ah tiens! Et si les nains se rebiffaient...
Ils vont peut 'être s'associer pour faire contre poids et créer enfin l'Airbus du rail si cher à nos politiques europhiles.
Il faudrait qu'ils soient au moins 7 pour faire bonne figure et nous conter enfin une belle histoire.
a écrit le 13/02/2020 à 11:33 :
et Alstom devient le leader en Europe et un des plus gros groupe mondiaux des transports a coté d'Airbus !
Réponse de le 13/02/2020 à 12:51 :
On va voir combien cela va coûter à l'état français dans les années à venir.
Réponse de le 13/02/2020 à 19:36 :
Ah bon?
Parce qu'Airbus n'a rien coûté à l'Etat français ?
Allez dder à la DGA qui a passé la plus grosse cde, combien lui a coûté la dérive financière de l'A400M par rapport au budget initial ( passé de 20 à 30 mds ).
a écrit le 13/02/2020 à 10:28 :
Le C-series parti chez Airbus, les CRJ chez Mitsubishi, le féroviaire chez Alstom, les jets d'affaire avec des hauts et des bas... A ce rythme il ne restera que les motos neige ^^'
Le dépecage doit etre difficile à accepter pour les canadiens et c'est bien compréhensible.
Réponse de le 13/02/2020 à 12:53 :
Il restera encore les managers responsable du désastre à payer en plus des motos neige.
Réponse de le 13/02/2020 à 17:17 :
Les moto-neiges et autres jet-ski ont déjà été vendus en 2003, sous forme d'une cession à certains actionnaires (famille bombardier) et fonds financier pour une partie et à son concurrent Camso, maintenant filiale de Michelin pour l'autre partie
a écrit le 13/02/2020 à 10:17 :
Quand je pense que nos politiques nous ont rabachés pendant des semaines que Alstom ne pouvait survivre qu'en étant avalé par Siemens... La suite leur a encore donné raison...
Réponse de le 13/02/2020 à 12:31 :
@ Tchou....

Et là il y a de l' argent....Mais au final , si Siemens tombait lui aussi dans l' escarcelle ! Financièrement ils ne sont pas au top .

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