Bruxelles refuse la fusion entre Alstom et Siemens

 |   |  1488  mots
Le 27 septembre 2017, quand Henri Poupart-Lafarge, Pdg d'Alstom, et Joe Kaeser, son alter ego chez Siemens, tenaient conférence pour annoncer leur intention de fusionner leurs activités activités ferroviaires afin de créer un champion européen de taille mondiale.
Le 27 septembre 2017, quand Henri Poupart-Lafarge, Pdg d'Alstom, et Joe Kaeser, son alter ego chez Siemens, tenaient conférence pour annoncer leur intention de fusionner leurs activités activités ferroviaires afin de créer un champion européen de taille mondiale. (Crédits : Reuters / montage La Tribune)
La Commission européenne a rejeté le projet de fusion entre Alstom et Siemens, censé créer un champion européen du ferroviaire face à la concurrence internationale, notamment chinoise. En Bourse, le cours d'Alstom grimpe, tandis que l'action Siemens était durablement chahutée.

[Artilce publié le 6.02.2019 à 14h23, mis à jour à 15h avec communiqué eurodéputés socialistes]

La Commission européenne a rejeté mercredi le projet de fusion entre Alstom et Siemens, censé créer un champion européen du ferroviaire avec le soutien de Paris et Berlin face à la concurrence internationale, notamment chinoise.

"La Commission a interdit la concentration parce que les parties n'étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence que nous avons relevés", a déclaré la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager.

Selon la Commission, la fusion aurait notamment porté atteinte à la concurrence sur les marchés des systèmes de signalisation et des trains à très grande vitesse (TGV).

L'entité issue de la fusion serait ainsi devenue le "leader incontesté" sur plusieurs marchés de la signalisation des grandes lignes et des lignes urbaines et aurait réduit "de façon significative" la concurrence pour le matériel roulant TGV, au préjudice des clients européens.

Dans la foulée, Alstom a annoncé qu'il renonçait à son rapprochement avec les activités ferroviaires de l'allemand Siemens pour "repartir de l'avant".

"Ce n'est pas seulement ceux qui crient le plus fort qu'il faut écouter"

"L'intérêt pour cette fusion a été très important de la part de l'Allemagne et de la France, mais il y a 26 autres pays qui eux aussi ont un intérêt pour ce marché", a souligné Margrethe Vestager lors d'une conférence de presse. "Ce n'est pas seulement ceux qui crient le plus fort qu'il faut écouter."

Cette décision largement attendue a été critiquée par les deux gouvernements, le patronat européen et les dirigeants des deux entreprises. Ils reprochent à la Commission de limiter son analyse au seul marché intérieur européen sans tenir compte de l'évolution de l'environnement mondial, marqué notamment par l'émergence de géants chinois comme CRRC dans le ferroviaire.

"Bruxelles sert les intérêts de la Chine" (Le Maire)

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a ainsi reproché à la Commission européenne de "servir les intérêts économiques et industriels de la Chine". Mais la Commission a estimé que la concurrence chinoise n'était pas menaçante en Europe.

"Aucun fournisseur chinois n'a jamais participé à un appel d'offres en matière de matériel de signalisation en Europe ou fourni un seul train à très grande vitesse à l'extérieur de la Chine", a répondu Margrethe Vestager, selon qui "il n'y a aucune perspective d'entrée des Chinois sur le marché européen dans un avenir prévisible."

Alstom comme Siemens ont déjà fait savoir qu'ils ne contesteraient pas la décision de la Commission européenne.

Dans une interview publiée hier mardi par Le Figaro, Henri Poupart-Lafarge (Alstom), a averti que ce projet de mariage dans le ferroviaire n'aurait "pas de seconde chance" en cas de veto de Bruxelles, et que chacun repartirait de son côté.

Paris et Berlin veulent une réforme des règles de concurrence

Les ministres français et allemand de l'Économie, Bruno Le Maire et Peter Altmaier, ont pour leur part fait savoir qu'ils demanderaient une réforme des règles de concurrence européennes.

Bruno Le Maire a précisé sur France 2 qu'il souhaitait voir retenu, comme marché pertinent pour analyser la concurrence, le monde entier et non seulement l'Europe, et que le Conseil européen s'exprime sur les décisions européennes en la matière.

"A ce stade, nous n'avons pas reçu de proposition française en la matière", a répliqué Margrethe Vestager, qui a constesté la nécessité de réformer les règles de concurrence.

"Cette affaire n'est pas la preuve que nous devons modifier nos règles en matière de concurrence. Nous devons peut-être les modifier si nous voulons garantir que les marchés soient concurrentiels lorsque nous passerons au numérique."

Bombardier se réjouit (tout comme les syndicats d'Alstom)

L'un des principaux concurrents occidentaux de Siemens et Alstom, le groupe canadien Bombardier, s'est pour sa part réjoui de la décision de la Commission, tout comme les syndicats d'Alstom opposés à la fusion depuis le début.

"Nous sommes satisfaits que la Commission européenne (...) ait interdit la fusion proposée", a dit le vice-président du groupe Daniel Desjardins dans une déclaration transmise à Reuters. La fusion "aurait gravement affecté la santé et la compétitivité de l'ensemble du marché ferroviaire européen, contraignant les consommateurs, usagers du rail et contribuables européens en payer le prix."

Mauvaise nouvelle pour la SNCF

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a qualifié mercredi de "mauvaise nouvelle du jour" le veto européen à la fusion dans le rail du français Alstom et de l'allemand Siemens, regrettant que les règles de la concurrence empêchent la création de "champions européens".

"C'est une triste nouvelle que l'on ne puisse pas construire un champion européen de taille mondiale dans une industrie qui se mondialise pour de vrai", a indiqué M. Pepy à l'AFP. "On avait très tôt exprimé notre soutien au projet, comme client", a-t-il expliqué, notant que le projet de fusion était "vraiment un projet industriel monté entre les deux groupes".

Le projet permettait selon lui d'"obtenir une meilleure compétitivité, et donc de meilleurs prix parce que les équipements auraient été construits à une plus grande échelle", et aussi d'offrir une gamme de produits "plus complète".

Guillaume Pepy a regretté que, "pour apprécier l'impact d'un rapprochement, on prenne en compte non pas les marchés de demain, mais les marchés tels qu'ils sont aujourd'hui, c'est à dire en gros les marchés d'hier".

"Au lieu de se dire 'tiens, le monde change, et les Japonais, Coréens, Chinois, Indiens... sont aujourd'hui des puissances très fortes dans le matériel ferroviaire, la compétition est mondiale et donc il faut des champions européens', on regarde à échelle de l'Europe ce que sont les parts de marché d'hier, on fait des additions, et ont dit " ah là, c'est trop", a-t-il soupiré.

Poursuivant son raisonnement, le patron de la SNCF, se demandait :

"Donc on regarde à l'échelle européenne et pas à l'échelle du monde, et on regarde hier et pas demain. Cela pose question: est-ce qu'on peut faire une industrie européenne dans ces conditions?"

Il ajoutait:

"Ce que je trouve paradoxal, c'est que si Alstom se rapprochait d'un non-européen, il n'y aurait rien à dire. Si Alstom se rapproche d'un européen, c'est interdit."


Bruxelles a interdit mercredi la fusion entre Alstom et les activités ferroviaires de Siemens au grand dam de Paris et Berlin, fervents partisans de la création d'un champion européen du ferroviaire pour faire face au numéro un mondial, le chinois CRRC.

La commissaire chargée de la Concurrence, Margrethe Vestager, a estimé que "les entreprises n'étaient pas disposées à remédier aux importants problèmes de concurrence" soulevées par le gendarme européen.

L'Union européenne ne doit pas être "l'idiote du village planétaire"

Pour les eurodéputés socialistes et radicaux, sur la même ligne que Bruno Le Maire ou Guillaume Pépy, ils se disent, dans un communiqué,  déterminés à favoriser la constitution de champions européens. Selon eux, "cette décision démontre l'urgence de refonder la politique de la concurrence européenne : cette dernière ne peut plus empêcher l'Europe de se doter de la politique industrielle dont elle a tant besoin".

Les eurodéputés socialistes et radicaux promettent d'en faire un des thèmes importants de leur programme lors des élections européennes :

« Nous réviserons la politique de concurrence européenne et assouplirons les règles d'octroi des aides d'État pour faciliter l'émergence de champions européens face aux géants chinois et américains ».

Ils rappellent que le concurrent chinois CCRC pèse deux fois plus lourd que nos deux champions européens réunis (230 TGV par an pour le premier, 35 pour le tandem européen). Leur constat est le suivant :

"Combien de temps allons-nous rester passivement à regarder les Chinois s'imposer dans tous les secteurs ? Si la politique de la concurrence doit servir à lutter contre les géants américains qui abusent de leur position ultra-dominante, elle ne doit pas faire de l'Union européenne l'idiote du village planétaire en ouvrant son marché sans construire ses acteurs (...)."

En Bourse, l'action Alstom grimpe, celle de Siemens chahutée

Les conséquences de cette annonce en Bourse pour chacun des deux protagonistes étaient aujourd'hui pour le moins contrastée.

A 14h30, l'action d'Asltom avait gagné 4,31% et semblait pouvoir continuer sa progression. A l'opposé, le titre Siemens se voyait malmené tout au long de la matinée, s'affichant en début d'après-midi à -0,87%.

(avec Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 08/02/2019 à 12:10 :
J'avoue que je ne m'attendais pas à voir la Commission européenne visée à boulets rouges par LREM, le Modem et la fraction européiste de LR...... et défendue par le RN et DLF....
C'est une bataille à front renversé qui signe le glas des ambitions du gouvernement pour les européennes puisque la modérée et la cohérente dans l'histoire c'est MLP et que les autres ne semblent européens que quand ça leur chante.

La Commission et notamment la très coriace commissaire à la concurrence ne fait que son boulot en empêchant le constitution d'un monopôle européen, c'est ce pour quoi elle a été nommée !
D'ailleurs, en dézoomant, les décisions de blocage sont rares, elle se comptent sur les doigts des deux mains pour plusieurs centaines de fusions autorisées ces dernières années.

Il serait bien que nos gouvernants provisoires fassent preuve d'un peu plus de respect des institutions qu'ils ont eu-même imposés et de cohérence.
Les 25 autres membres approuvent la commission. On va encore passer pour des gamins en colère parce qu'on lui refuse leur troisième sucette.
a écrit le 07/02/2019 à 18:39 :
Bonne nouvelle, on va quand même garder un fleuron sous contrôle français (Alstom Transports)!
Ceci, après avoir abandonné le contrôle de :
Lanvin, Cerruti, Rossignol, Club Med, Le Printemps, Solocal, Marionnaud, Accor Hotels, Essilor, Baccarat, Dentressangle, Pechiney, Rhodia, Arcelor (les acieries), Technip, Alcatel, SFR, Lafarge (les ciments), STX (les chantiers navals) et le pompon: Alstom Energie (les turbines de nos centrales nucléaires et de nos navires de guerre!) – en attendant peut-être Renault (menacé par Nissan), et pourquoi pas, Areva, PSA, Airbus, etc …
Tristes reniements du travail patiemment déployé à tous les niveaux pour constituer ces grands groupes, et insensé abandon à l’étranger des trésors de savoir-faire et des compétences uniques accumulés. De Gaulle doit se retourner dans sa tombe.
Par contre, les Allemands et les Suisses, eux, ont su protéger bec et ongles leurs grands groupes, qui font toujours bien partie de leur patrimoine national.
a écrit le 07/02/2019 à 9:54 :
Nous avons le vote du mois de mai pour sanctionner ces incapables
a écrit le 07/02/2019 à 1:38 :
Tres bientot, les usagers europeens voyageront en made in China.
Merci Bruxelles.
Réponse de le 07/02/2019 à 9:21 :
Pourquoi les pays européens devraient accepter qu'un fabriquant chinois participe à un appel d'offre en Europe, alors que le marché chinois est fermé pour les européens?
a écrit le 07/02/2019 à 1:09 :
alstom doit se retourner vite vers bombardier et negocier vraiment une alliance et non une vente masqué
a écrit le 06/02/2019 à 22:51 :
Bruxelles ne comprends pas "the winners take all": pas de groupes européens puissants en Europe, nous sommes dominés et dépendants..
a écrit le 06/02/2019 à 22:44 :
L'ingérence mondialiste (soutenue par Macron et les adorateurs des états-unis) dans les affaires internes de la nation souveraine de Vénézuala, porte très gravement atteinte au droit des Peuples à disposer d'eux-mêmes.

Par suite, nous pouvons dire que l'union européenne porte très gravement atteinte à ce même droit, comme le prouve ce nouvel article !

La réponse est l'Europe des Nations libérées du joug de l'ue !
a écrit le 06/02/2019 à 20:44 :
pour la première fois depuis longtemps la commission européenne protégé les intérêts français. les allemands aurait fermé ornans pour les moteurs et Belfort pour les locomotives. le maire ne comprend rien et un imbécile de politique. maintenant poupard lafarge ne va pas prendre les 20milliond d euros qu à pris kron de GE pour vendre alstom power. et nous allons garder notre savoir faire. oufffffff.
Réponse de le 06/02/2019 à 23:06 :
Sauf erreur, avant l'arrivée de Siemens,il me semble qu'il a fallu une commande d'état, urgente, pour maintenir à flot Alstom.Nul doute que maintenant cela va aller mieux....du moins je le souhaite.
Réponse de le 07/02/2019 à 0:58 :
Non seulement Poupart ne touchera pas la prime promise, mais son état major non plus. Et en plus il devra justifier les frais occasionnés par les groupes de travail qui n’ont servit à rien. 50 à 100M€ foutus en l’air...
a écrit le 06/02/2019 à 20:39 :
Bridage Eur daté, de 2004 !!!!
U.S.A et Chine musclent leur industrie-recherche-développement Sans bridage.
a écrit le 06/02/2019 à 19:41 :
Empêcher la création de grands groupes c'est se livrer pieds et poings liés aux multinationales américaines,au Chinois,demains Indiens...etc.Alstom nucléaire aux mains de GE,je vois bien la totalité d' Alstom passer sous bannière US.Bravo la Commission.Faudrait faire une enquête sur ces messieurs pour voir si les US ne leur ont pas réservé une petite place au chaud,comme dans Alstom-GE
a écrit le 06/02/2019 à 19:15 :
Le plan B serait une prise de participation croisée Alstom Siemens (par exemple à 25%). Ce qui éviterait aux 2 groupes d’être obligés de lâcher des actifs, et ça n'empêcherait pas les synergies tout en gardant les personnalités et acquis dans les zones d'exportations des deux groupes.
A 25 %, ça permettrait de s'associer, plus tard, avec un 3ème du ferroviaire qui prendrait au maximum des participations croisées à 25% auprès des 2 premiers.
Bombardier ou autre.
Pour cela, il faudrait que la branche ferroviaire de Siemens se décroche du groupe qui ne cesse de licencier dans ses branches énergies.
http://www.lefigaro.fr/societes/2017/11/16/20005-20171116ARTFIG00162-siemens-pourrait-annoncer-un-lourd-plan-social.php
Ensuite, Siemens et Alstom seraient à égalité, dans les textes.
Le carnet de commande d'Alstom étant plus musclé et plus internationalisé.
---
Evidement, dans ce cas, les deux boss récupéreraient moins sur leurs salaires, bonus, les stocks options et autres compensations bien grassouillettes. Et les banques d'affaires et gros actionnaires y gagneront moins.
Et les salariés d'Alstom ne seront pas une 2ème fois humiliés, après à la digestion de la branche énergie par GE, avec les promesses que ce dernier qui n'ont pas été tenues.
GE qui est d'ailleurs engagé dans une grande restructuration et cessions d'actifs, et qui mise sur la branche énergie, les turbines volées.
Réponse de le 06/02/2019 à 20:33 :
L'intérêt, me semble t'il, étant de trouver des synergies dans certaines productions, d'aller répondre associés sur certains appels d'offres, mais néanmoins de conserver des R&D propres dans l'innovation, ce qui ne réduirait pas le panel des propositions pour de futures réalisations. Proposition innovante n'est pas réalisation, mais ça permettrait certainement de ratisser plus large pour être certain de ne pas se faire larguer par les chinois, dans aucun domaine.
Ce qui n'empêcherait pas non plus une coopération dans les R&D, pour ne pas faire de doublons inutiles et couteux.
On pourrait aussi imaginer une coopération dans le low cost, pour aller contrer la Chine sur son propre terrain, avec des technologies largement éprouvées et amorties, comme opère Renault dans l'automobile
---
D'un autre coté, remettre les règles de la concurrence n'est pas forcement une mauvaise chose, tout en gardant certains des garde-fous.
a écrit le 06/02/2019 à 18:50 :
" En Meme Temps " Chine et U.S.A Bafouent Constamment,
toutes les règles et droit, en matière commerciale et industrielle, et en subventions…
et tout.
Le monde AVANCE sans cette vieille " europe là ", en retard d'une guerre économique.

Le premier à prendre conscience et dire " Guerre Economique " et sonner l'alarme,
est le visionnaire Michel Debré, candidat Gaulliste à la Présidentielle 1981 ( 1.66% )
a écrit le 06/02/2019 à 18:48 :
Pour ceux qui lisent les commentaires, je vous invite à aller voir ceux de cet article de La Tribune. Nous étions fin 2017 et la fusion Alstom/Siemens semblait alors acquise. Vous allez voir le fulgurant retournement de veste que certains et certaines ont depuis opéré sur le sujet:

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/services/transport-logistique/alstom-et-siemens-officialisent-leur-mariage-l-etat-francais-se-felicite-751840.html
Réponse de le 06/02/2019 à 21:08 :
Bien vu. Le but de certains est de critiquer l'UE quoiqu'il arrive, ça tourne rapidement au numéro d'équilibriste.
Un exemple emblématique: la taxation des gafas.
Quand la commission UE a débattu d'une taxe gafa , c'était forcément une idée stupide.
Quand l'UE a échoué à se mettre d'accord sur le sujet, c'est devenu une idée géniale que les états-membres ne pouvaient pas appliquer à cause de Bruxelles.
Quand le gouvernement britannique a déclaré qu'il allait faire une taxe gafa, c'était grâce à la souveraineté retrouvée du fait du Brexit.
Et quand la France et l'Italie a déclaré qu'ils allaient instaurer une taxe gafa, ça n'allait jamais se faire pour la France,par contre les italiens étaient géniaux de faire ça (normal: gouvernement eurosceptique).
a écrit le 06/02/2019 à 18:39 :
cette fusion, pardon ce rachat pour des queues de prunes de Alstom par Siemens était une ineptie de nos politiciens car cela se traduisait par une absence de concurrence en Europe donc l'introduction immédiate des Chinois dans un appel d'offre d'un des pays européens pour que le client puisse garantisse une concurrence. C'est le contraire de ce qu'annonce Macron et compagnie. Ce qui est important c'est la qualité de la technique et Alstom est l'un des meilleurs de la planète à ce jour dans le ferroviaire. Avec un service commercial blindé il peut conquérir le monde entier sans s'inquiéter des Chinois. Ancien de chez Dassault je sais de quoi je parle.
Réponse de le 07/02/2019 à 1:05 :
+1
Le Maire est un farceur. Macron aussi. Ce qui fait de la peine aux managers, ces les primes associées au deal qu’ils ne toucherons pas. Pour Le Maire et Macron, c’est très probable, mais ils avaient sans doute promis cette vente aux allemands en échange de qqch d’autre qu’ils ne toucherons pas.
a écrit le 06/02/2019 à 18:08 :
C'est une excellente nouvelle pour les consommateurs mais surtout pour les contribuables. Avec un grand groupe qui détient le monopôle, les produits perdent de qualité et deviennent plus cher.
C'est par contre mauvais pour Alstom, car il perd une source de financement et il doit certainement se restructurer pour redevenir compétitive ce qu'ils ne sont pas aujourd'hui, sauf en France où il n'y a pas de concurrence.

En se qui concerne le concurrent chinois, pourquoi faut-il le laisser participer aux appels d'offre en Europe? Tant que les groupes européens n'ont pas d'accès au marché chinois, il faut refuser leur participation.
Réponse de le 07/02/2019 à 1:09 :
Avec un carnet de commande de 5 ans de CA, des résultats financiers exceptionnels sur 3 ans... Où êtes vous allez chercher qu’Alstom n’est pas compétitif? Êtes-vous bien renseignés?
a écrit le 06/02/2019 à 17:42 :
Avec un Salvini de chaque coté du Rhin, " Bruxelles " aurait validé,
sinon les deux Salvini seraient passés Outre : " le chien aboie, la caravane passe "

Cette addition de 27 !!!!! pays rivaux, voilà !

Je vote Les Républicains depuis toujours : depuis le R.P.R, mais avec çà !!!!
ce sera Rassemblement National.
a écrit le 06/02/2019 à 17:29 :
Fusion oui, mais à 50-50. À 49-51 pour les allemands on était vendu...une fois de plus!
a écrit le 06/02/2019 à 17:21 :
La technocratie Bruxelloises , une ineptie à réformer d'urgence. Depuis des années , les européens en raison de cette règle de non concurrence, se font laminer par les entreprises hors UE. Nous sommes incapables d'avoir des groupes de taille mondiale, une fiscalité harmonisée, la possibilité de payer en euro nos échanges etc... L'UE va mal, en Mai, pourquoi voter pour ce truc bureaucratique?
Réponse de le 07/02/2019 à 1:11 :
Mais c’est absurde. Un groupe de taille mondiale, c’est bien, mais il doit être français. Sinon, c’est débile.
a écrit le 06/02/2019 à 17:13 :
Ils avaient interdit la fusion Legrand-Schneider, qui ont du " défusionner " : elle était censée constituer un poids face à Général Electric (U.S)

Aujourd'hui la constitution d'Airbus civil et militaire serait interdite,
plusieurs fusions l'ont constitué

Celà sert Marine Le Pen et son Père adeptse d'une Europe de Nations Souveraines réalisant librement des accords à deux ou à trois.

Paris et Londres ont réalisé ensemble le Concorde en 1968 ( Paris New-York 3H00 )
ce serait interdit.

Ariane : Président Charles De Gaulle serait interdit

Si Alsthom OU Siemens fusionnait avec Bombardier, ce serait interdit

Que dire des 4 géants de la grande distrib, qui eux tuent nos P.M.E Agro-alimentaires,
et tuent notre agriculture : cette année encore, pour engraisser leurs marges, ils exigent une baisse de prix de 3%

DOMMAGE QUE BRUXELLES, SUR ALSTHOM-SIEMENS n'ait pas en Fr ou Allem,
UN SALVINI (l'italien) à affronter : ils en auraient eu TANT la trouille, et la fusion serait validée.
a écrit le 06/02/2019 à 16:46 :
Décision salvatrice de l'UE pour les employés d'Alstom et de Siemens en France et en Allemagne.
a écrit le 06/02/2019 à 16:32 :
Justement, contrairement à ce que vous pensez, sur le marché européen, c'est en fusionnant que vous auriez fait entrer les Chinois.

Je passe pas mal d'appels d'offre en ce qui me concerne.

En effet, pour un appel d'offre, il faut plusieurs compétiteurs. Et donc, si vous n'en laissez que deux ... et que vous ne pouvez pas gagner à tous les coups.

De plus, pour orienter un choix "plus local", il y a des clauses qui peuvent être mises en place. Prenez les Américains et leur obligation de construire aux USA, ce qui a obligé Airbus à ouvrir une usine là-bas.

Il ne faut pas se tromper de combat. Il s'agit plutôt d'imposer aux Chinois un rapport équivalent. Vous protégez votre marché, nous faisons de même.

Enfin, une fusion avec Siemens, pourquoi pas, mais aussi avec les Espagnols, et à parité. Peut-être changé certaines règles en Europe pour refaire un vrai Airbus du rail (tous les pays sont à 17.5% de mémoire dans Airbus).

Ici, il ne s'agissait que de donner Alstom à Siemens pour faire plaisir à nos amis allemands (en plus Alstom est en meilleur santé que Siemens).

Il faut ouvrir les yeux, les Allemands utilisent l'Europe à leurs fins (voir Galileo, le centre de développement militaire d'Airbus transférer en Allemagne par Enders, alors que l'Allemagne a très peu de compétences dans ce domaine, ce qui se passe actuellement avec les exportations, ou les sous-marins etc ...). Plus généralement, l'Europe du Sud, de part sa faiblesse économique, s'est fait à l'idée d'être pilotée par celle du Nord, qui nous voit essentiellement comme un débouché et une source de main d'oeuvre (l'Allemagne qui veut attirer des jeunes européens dans son armée, les Pays-bas avec les jeunes diplômés espagnols etc ...).

Donc balle au centre, et Lemaire peut retourner au combat pour bâtir de vrais Airbus dans d'autres domaines, mais d'égal à égal. L'idée de l'Europe doit se faire pour moi sur un partage, et non une compétition entre Européens. D'ailleurs, il me revient que Macron avait fait capoté sous Hollande, l'offre de Siemens qui voulait donner son département transport, pour acquérir celui de l'énergie d'Alstom ... Cela me paraissait plus intelligent à l'époque. Macron a poussé dans le sens de General Electric, ... on connaît ma suite ... Alors les compétences économiques de notre Président et de son ministre ... je m'en méfie. Les grandes puissances entretiennent leur conglomérat industriel, et comme par hasard se portent mieux économiquement. En France, on se laisse acheter ... voir l'histoire d'Alstom depuis le début, et après on s'étonne de ne plus rien peser et d'avoir du chômage.
Réponse de le 07/02/2019 à 1:14 :
La voix de la raison... +1000
a écrit le 06/02/2019 à 16:31 :
Bilan des courses: le cours d’Alstom monte, celui de Siemens baisse. Et ce rachat était censé être favorable à Alstom... Enfin bon... mieux vaux entendre ça que d’etre sourd.
On nous a vendu un autre machin bien bizarre: le rachat d’Alcatel-Lucent par Nokia, censé créer un « champion mondial », un Airbus des télécoms. Ça n’a pas fonctionné jusqu’à maintenant. Mais vu que des dirigeants de Huawei sont mis en prison, Que Huawei se voit interdit l’accés à nos marchés, cela peut fonctionner. Un marché, ça se protège, quand on le veut.
Les Chinois auraient bien du mal à nous vendre des TGV Alstom copiés.
Enfin, ne faudrait-il pas restreindre les transferts de technologie?
a écrit le 06/02/2019 à 16:22 :
Je pense que Bruxelles vote extrême droite ! Bravo en tous cas, on pensera à vous en mai, mettez à jour les cv. Je me demande ce qui nous empêcherait de by-passer Bruxelles et d'y aller en force, comme pour la taxation des gafa.
a écrit le 06/02/2019 à 16:08 :
Pourquoi Merkel et Macron sont ils restés passifs ? Quand Bruxelles torpille l'Europe ,
Il faut se rouler par terre , refuser et mettre un véto ! Ce ne sont pas ces décisions mortifères qui vont favoriser le vote européen pour des partis responsables !
Réponse de le 06/02/2019 à 20:52 :
alstom et Siemens ne voulaient plus de la fusion . mais il y avait des pénalités en cas de rupture de l un ou l autre. la commission permet de ne pas payer de pénalité. cqfd lemaire ne comprend rien .
a écrit le 06/02/2019 à 15:36 :
Si on suit la logique Airbus n'aurait pas été autorisé par la commission (non élue) Européennne...

Nous voyons pour qui ils roulent, les américains sont décidément très forts pour noyauter les concurrents
a écrit le 06/02/2019 à 15:20 :
On saura pour qui voter le 26 mai 2019
a écrit le 06/02/2019 à 15:15 :
MLPen se réjouit de l'échec de la fusion alors qu'elle ne cesse de fustiger les technocrates de Bruxelles qui ce sont dans ce dossier comportés comme tels.
a écrit le 06/02/2019 à 15:06 :
Avec des raisonnement comme ça, en gros , Airbus ne serait plus possible aujourd'hui !
Réponse de le 06/02/2019 à 17:07 :
Dans Airbus, les allemands n’ont pas 1 actionnaire à 51% contre 49% français éparpillés façon puzzle. On est pas suffisamment bête pour gober de la propagande. De plus, une rapide observation des carnets de commande montre à quel point ce deal était injuste pour Alstom. Si Macron n’était pas un idéologue d’une franceallemagne qui n’existe que dans ses délires, jamais cette affaire ne serait allée aussi loin. Depuis qu’il a été mis aux manettes, il applique un programme qui n’est en rien favorable à la France. C’est un homme de paille qui brade nos intérêts et enrichie une poignée de gens. Ce n’est pas un président français.
a écrit le 06/02/2019 à 15:02 :
voila un échec pour macron si au lieu de faire le SHOW inutile en réunion il avait defendu le dossier à Bruxelles ça prouve qu'on pése rien ,et macron est petit petit
Réponse de le 07/02/2019 à 1:18 :
Bon nombre de raisons rendaient ce deal indéfendable. Elles ont prévalus. Tant mieux. Il est politiquement logique que Macron ait envoyé Le Maire faire le show à Bruxelles, endosser l’echec et parlé pour faire pleurer dans les chaumières.
a écrit le 06/02/2019 à 14:51 :
Bruxelles sauve notre souveraineté nationale!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :