« Attaque massive » à la SNCF : c'est un « acte criminel », dénonce le ministre des Transports
Léo Barnier, Marius Bocquet, Jean-Victor Semeraro,

Environ 250.000 voyageurs sont touchés ce vendredi, 800.000 sur le week-end.
Shutterstock
Léo Barnier, Marius Bocquet, Jean-Victor Semeraro,

Environ 250.000 voyageurs sont touchés ce vendredi, 800.000 sur le week-end.
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[Article publié le vendredi 26 juillet à 12H18 et mis à jour à 14H01]
Stupeur à la SNCF, qui a subi dans la nuit une « attaque massive d'ampleur pour paralyser » son réseau de TGV entraînant de graves perturbations alors que se tient, ce vendredi soir, la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques. Au total, 250.000 voyageurs sont touchés ce jour, 800.000 voyageurs sur le week-end.
Et il ne fait pas de doute qu'il s'agit là d'actes de « sabotage » manifestement coordonnés, a rapporté à l'AFP une source proche du dossier. Ces actes ont été commis de manière « concertée, à l'évidence », a-t-on ajouté de même source.
Un point de vue partagé par le ministre des Transport, Patrice Vergriete qui a déclaré, ce vendredi au JT de 13H de TF1, qu'il s'agissait d'un « acte criminel » car « il y a concomitance des faits », précisant que « l'enquête est en cours ».
En fin de matinée, le parquet de Paris a, en effet, annoncé se saisir de l'enquête. L'enquête est ouverte notamment pour détérioration de bien de nature à porter atteinte aux intérêts fondamentaux de la nation et dégradations et tentatives de dégradations par moyen dangereux en bande organisée, a indiqué la procureure Laure Beccuau. La sous-direction antiterroriste (Sdat) est chargée de coordonner les investigations.
Le mode opératoire, des incendies volontaires sur des installations, ressemble à celui utilisé par l'ultragauche par le passé, a-t-on ajouté de même source. Mais selon une source proche du dossier, rien ne permet pour l'instant d'accréditer la thèse d'une implication de cette mouvance. Les services sont en train d'étudier cette hypothèse, selon la source sécuritaire. Le Premier ministre a d'ailleurs appelé « chacun à la prudence. Ce que l'on sait, ce que l'on constate, c'est que cette opération a été préparée, coordonnée, que des points névralgiques ont été ciblés, ce qui montre une forme de connaissance du réseau pour savoir où frapper », a indiqué le chef du gouvernement démissionnaire, mais chargé des affaires courantes, depuis la cellule de crise au ministère des Transports.
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Il a ajouté ne pas pouvoir en « dire davantage sur les auteurs, les motivations » dans l'immédiat. « L'enquête commence sous l'autorité de la procureure de Paris », a-t-il précisé en ajoutant qu'il n'avait, à ce stade, « pas connaissance d'interpellation ».
Et d'ajouter que « l'ensemble de nos services de renseignement, forces de sécurité intérieure sont mobilisés pour traquer, retrouver et évidemment punir les auteurs ».
Le lien avec la cérémonie d'ouverture des JO n'a pas été établi par le ministère et la SNCF.
Et d'ajouter que « nous n'avions pas eu d'alerte spécifique avant ces actes de sabotage. Aujourd'hui nous sommes en alerte et nous avons mobilisé l'ensemble des forces de sécurité »
« Je condamne fermement ces agissements criminels qui vont compromettre les départs en vacances de nombreux Français », a-t-il ajouté sur le réseau social.
Le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou, s'est pour sa part dit « absolument désolé de ne pas être capable de faire circuler les trains attendus par les Français ». « Aujourd'hui, c'est les grands départs qui sont attaqués à travers la SNCF. C'est un bout de la France qu'on attaque, c'est les Français qu'on attaque », a-t-il déclaré sur BFMTV. Jean-Pierre Farandou a regretté « un jour de tristesse » et a qualifié de « bande d'illuminés, d'irresponsables » les auteurs de ces actes de malveillance.
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Les syndicats de cheminots ont, eux aussi, condamné ces actes. « Les fédérations syndicales CGT Cheminots, UNSA-Ferroviaire, SUD-Rail et CFDT Cheminots condamnent ce coup porté au service public SNCF et apportent tout leur soutien aux cheminots mobilisés pour permettre le rétablissement des circulations ferroviaires dans les meilleurs délais, ainsi qu'aux cheminots mobilisés dans les gares et dans les trains pour informer et orienter les usagers fortement impactés », ont-ils écrit dans un communiqué commun.
(Avec AFP)
Léo Barnier, Marius Bocquet, Jean-Victor Semeraro,