Autoroute Paris-Normandie : sur l’A13, la déconstruction des péages a commencé
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les péages seront remplacés par des portiques qui enjamberont les voies
dr
Nathalie Jourdan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Les péages seront remplacés par des portiques qui enjamberont les voies
dr
Mise en service dans l'Allier en fin d'année dernière, la nouvelle autoroute A79 dite « à flux libre » aura bientôt sa jumelle, un peu plus au Nord. La Société des Autoroutes Paris Normandie (SAPN), filiale de la SANEF, a débuté hier les travaux qui vont conduire au démontage des quatorze barrières de péages qui jalonnent les 210 kilomètres de l'A13/A14. Celles-ci seront bientôt remplacées par des portiques qui enjamberont les voies et scanneront la plaque d'immatriculation des véhicules sans que les conducteurs aient besoin de marquer un arrêt, ni de ralentir.
Appelé free flow dans les pays anglo-saxons où il est courant, le système sera déployé progressivement : d'abord en juin 2024 sur deux sites, dont l'emplacement n'est pas encore connu. Puis sur la totalité du tracé en décembre de la même année. Objectifs : fluidifier le trafic et diminuer les quantités de gaz carbonique émises par les véhicules, et en particulier les poids-lourds, lors des stop and go aux barrières de péages.
Le concessionnaire évalue à près de 10 millions le nombre de litres de carburant qui seront économisés annuellement, soit environ 30.000 tonnes de CO2 en moins dans l'atmosphère. De son côté, l'Autorité de régulation des transports chiffre à plus de 600 millions d'euros les gains en temps et carburant (en valeur 2018).
À lire également
Si les péages disparaissent, le paiement reste mais il s'effectuera de manière différée. Les automobilistes se verront proposer trois solutions. Les abonnés au télépéage seront prélevés automatiquement de même que ceux qui se seront inscrits, au préalable, sur le portail de la SAPN. Le paiement au trajet restera possible sur le site ou « physiquement » dans des organismes partenaires (non encore identifiés) mais pas question de lambiner. La somme devra être réglée dans les 72 heures maximum, à défaut le contrevenant se verra infliger des pénalités. « C'est pourquoi nous communiquons très en amont », justifie-t-on chez le concessionnaire.
Nathalie Jourdan