Sur l’A13, les barrières de péage sont en voie de disparition
Nathalie Jourdan
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Photomontage de la barrière de péage de Buchelay, en Île-de-France, avant et après les travaux.
Sanef
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Photomontage de la barrière de péage de Buchelay, en Île-de-France, avant et après les travaux.
Sanef
Le Francilien en route pour Deauville et le chauffeur de poids-lourd en provenance du port du Havre n'auront bientôt plus besoin de marquer l'arrêt aux péages sur l'autoroute qui relie la capitale à la Normandie. D'ici à décembre 2024, la Sanef, société concessionnaire, aura démantelé les cinq gares de péage en pleine voie et les neuf dessertes locales (péages secondaires sur bretelles d'entrée/sortie) qui ponctuent les 210 kilomètres de l'A13-A14 pour déployer ce que les anglo-saxons appellent le free flow et que les français vont découvrir sous le nom de "flux libre". Autrement dit, le péage toujours payant mais... virtuel.
Exit donc les barrières, sources d'engorgement. À la place, les voies seront surmontées par une quarantaine de portiques aériens bardés de capteurs. À charge pour eux d'identifier la catégorie de chaque camion ou voiture: plaques d'immatriculation, nombre d'essieux, volume, position sur la chaussée, présence ou non d'un badge... « Ils seront opérants quelle que soit leur vitesse et les conditions de circulation », assure l'exploitant.
Quant au paiement, il s'effectuera en une seule fois via le badge de télépéage ou par l'intermédiaire d'une application. Les moins connectés auront également la possibilité de régler leur trajet quelques jours après leur passage par téléphone, via Internet ou dans des points de vente physiques.
Pour favoriser l'appropriation par les usagers, la Sanef a vu grand. Un centre de relation client fort de 200 collaborateurs sera installé en Normandie en 2025, ce qui ne semble pas superflu.
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En effet, au péage de Boulay-Moselle sur l'A4 où le groupe expérimente le flux libre depuis mars 2019, le dispositif a suscité beaucoup d'incompréhensions comme en atteste cette pétition signée par plus de 700 usagers furax. Faute d'avoir reçu des courriers de rappel, des dizaines d'entre eux, y compris ceux détenteurs d'un badge, rapportent s'être vus infliger des amendes pour retard de paiement allant jusqu'à 2.200 euros pour les plus salées.
Nathalie Jourdan