LA TRIBUNE - Moins de trois ans après l'entrée dans sa flotte de l'A350-900, Air Caraïbes a débuté ce vendredi l'exploitation commerciale de l'A350-1000, une version de plus grande capacité (429 sièges). Qu'apporte cet avion à la compagnie?
MARC ROCHET - Cet avion extrêmement récent est le fleuron technologique d'Airbus et nous sommes fiers d'avoir été les premiers en France à le commander. Nous exploitons l'A350 dans sa version 900 depuis bientôt trois ans. Nous en avons trois exemplaires désormais. Aujourd'hui, le premier des quatre A350-1000 que nous avons commandés de manière ferme, entre en service. C'est un avion qui est très performant sur le plan économique puisqu'il consomme 25% de moins que les appareils de la génération précédente, et qui apporte une amélioration du confort pour nos clients. L'avion est silencieux, il peut voler à une altitude plus élevée où les perturbations sont moindres, la pressurisation de la cabine est améliorée avec une altitude ressentie de 1.700 mètres au lieu de 2.000 mètres pour les avions d'ancienne génération... Les passagers ne savent pas mesurer tous ces bienfaits, mais nous voyons, à travers les réservations, qu'ils apprécient cet appareil. Dès que nous positionnons un A350 sur une ligne, l'effet clientèle est quasi-immédiat. Entre Paris et les Antilles par exemple, il y a eu des déplacements de clientèle des A330 vers les A350.
Quelle est la suite du plan de flotte pour Air Caraïbes et French Bee?
Air Caraïbes recevra un deuxième A350-1000 dans un an. L'idée est d'avoir les deux premiers exemplaires pour assurer un vol quotidien à la fois entre Paris et Fort-de-France et entre Paris et Pointe-à-Pitre. Trois A350-900 épauleront ce programme sur le cœur de notre réseau, à savoir Fort-de-France, Pointe-à-Pitre et Cayenne. Nous avons par ailleurs quatre A330-300 qui sont plutôt positionnés sur les grandes îles situées au nord des Antilles, comme la République dominicaine Saint Domingue, Cuba, Port-au-Prince, et deux A330-200. Le premier A330-200 nous permet d'assurer des vols sans escale entre Paris et Saint-Martin, dans la mesure où, contrairement à l'A330-300 ou à l'A350, l'avion est certifié pour décoller à pleine charge de Saint-Martin. Le second appartenait à Aigle Azur. Après sa disparition fin septembre, nous l'avons acheté pour remplacer les vols d'XL Airways [qui a disparu quasiment en même temps, Ndlr] sur les Antilles qui avait 7 à 8 % de parts de marché. Avec cette flotte, Air Caraïbes va augmenter ses capacités en sièges d'environ 20% en 2020. Enfin, French Bee exploite aujourd'hui trois A350-900 et un quatrième va être livré l'an prochain pour permettre de lancer en juin la ligne Orly-New York. À l'horizon 2021, deux autres A350-1000 seront livrés. Nous les positionnerons sur la Réunion. Au total, dans les deux ans qui viennent, le groupe Dubreuil va encore recevoir trois A350-1000 et un A350-900.