Avec un bénéfice en hausse de 40%, Easyjet fait beaucoup mieux que Ryanair
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Sur l'exercice 2023/2024, le chiffre d'affaires de la compagnie low cost est en progression de 14%, à 9,3 milliards de livres.
ALBERT GEA
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Sur l'exercice 2023/2024, le chiffre d'affaires de la compagnie low cost est en progression de 14%, à 9,3 milliards de livres.
ALBERT GEA
Le vent est dans le dos de la compagnie aérienne low-cost britannique. Ce mercredi, Easyjet a annoncé un bénéfice net de 452 millions de livres sur son exercice 2023/2024, en hausse de près de 40% par rapport à l'an passé. Ce qui lui permet d'envisager les 12 prochains mois avec optimisme.
L'exercice, achevé le 30 septembre, « a été caractérisé par une augmentation de la capacité et du nombre de passagers, la discipline en matière de coûts et l'efficacité opérationnelle, qui a compensé les pressions inflationnistes du secteur », explique Easy jet, dans un communiqué.
Les résultats du groupe low-cost ont également été portés par l'offre de séjours Easyjet Holidays, qui a vu sa clientèle augmenter de 36% d'une année sur l'autre. Ses bénéfices avant impôts ont progressé de 56%. « Nous prévoyons d'augmenter de 25% le nombre de clients qui partent » avec Easyjet Holidays sur l'exercice à venir, a souligné dans le communiqué Kenton Jarvis, actuel directeur financier. Celui-ci doit bientôt prendre la tête du groupe. « Les perspectives d'Easyjet sont positives », a-t-il ajouté.
Résultat : le chiffre d'affaires de la compagnie est en progression de 14%, à 9,3 milliards de livres. Sur le premier semestre, la compagnie est également parvenue à réduire ses pertes de 40 millions de livres, notamment grâce à des gains de productivité. Elle profite essentiellement de résultats records sur la période estivale, portée par un plus grand nombre de passagers.
Pour mémoire, sur l'ensemble de l'exercice 2022/2023, EasyJet avait renoué avec les bénéfices, après trois années de pertes essuyées dans la foulée de la pandémie, qui a très durement frappé le secteur aérien. Avec un trafic annihilé pendant des mois puis lesté par de fortes contraintes sanitaires.
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Ces résultats contrastent avec ceux de sa concurrente irlandaise, Ryanair, qui a publié au début du mois un bénéfice net de 1,4 milliard d'euros, en baisse de 6%, sur son exercice décalé. Celui-ci est plombé par des billets moins chers qu'attendu. Les tarifs des billets, qui avaient baissé de 15% au premier trimestre, affectant déjà les résultats, ont reculé de 7% au deuxième (de juillet à fin septembre). Le trafic passager a, lui, augmenté de 9%.
Affirmant n'avoir « pratiquement aucune visibilité sur le quatrième trimestre », le PDG de Ryanair, Michael O'Leary, a relevé dans un communiqué que ce trimestre n'inclura pas la période de Pâques, comme l'an passé, ce qui rendra la comparaison « difficile ». Le « résultat final » de l'exercice en cours « dépendra de l'absence de développements défavorables » sur les deux trimestres restants, par exemple le risque lié aux conflits en Ukraine et au Moyen-Orient ou de nouveaux retards de livraison de Boeing.
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Le secteur aérien vent debout contre une hausse des taxes
Mi-octobre, le secteur aérien français a demandé au gouvernement français une « véritable concertation » sur le projet d'augmentation de la taxation de ses activités, jugée « totalement disproportionnée et contre-productive ». La raison : Bercy a confirmé la cible d'une taxation supplémentaire d'un milliard d'euros de l'aérien en France, lors de la présentation du projet de loi de finances (PLF) 2025. Grâce à elle, le gouvernement espère dégager un milliard d'euros de recettes supplémentaires.
Interrogé par la radio Franceinfo lundi, Pascal de Izaguirre, président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (FNAM), a déploré : « Le gouvernement n'a pas fait d'études d'impact. Nous avons fait une étude d'impact par un organisme indépendant. On estime que l'augmentation de cette taxe menace 11.500 emplois dans le secteur aérien. » Et celui qui est aussi PDG de la compagnie aérienne Corsair d'ajouter : « En plus, cette taxe s'ajoute à d'autres qui font qu'aujourd'hui le transport aérien français est le plus taxé en Europe. »
(Avec AFP)
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