L'ultra-low cost américaine Spirit Airlines reste inquiète pour sa survie
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Spirit Airlines vient de se déclarer en faillite.
Mike Blake
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Spirit Airlines vient de se déclarer en faillite.
Mike Blake
Le chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites est loin d'être une partie de plaisir. Malgré les exemples réussis de compagnies aériennes sauvées - comme le furent United Airlines, Delta Air Lines, American Airlines ou, plus récemment, SAS Scandinavian Airlines -, la protection qu'il offre n'est pas gage de redressement. En apparence très confiante au moment où elle se déclarait en faillite la semaine passée, Spirit Airlines a exprimé « un doute substantiel quant à [sa] capacité à poursuivre son activité ».
Ce constat a été énoncé à l'occasion de la discrète publication des résultats du troisième trimestre de la compagnie, lundi. Dans un rapport adressé à la SEC, l'autorité américaine des marchés financiers, sans présentation à la presse ou aux analystes, la compagnie ultra-low cost américaine a exprimé ses doutes quant à la continuité de l'activité de l'entreprise. Elle a ainsi estimé qu'« un degré élevé de risque et d'incertitude » pesait sur sa capacité à mener à bien sa réorganisation, ainsi que sur sa situation financière et ses liquidités, en raison du chapitre 11.
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Pourtant, le recours au fameux chapter 11 permet aux entreprises de mener une réorganisation radicale, de remettre les accords sociaux à plat et d'apurer leur bilan grâce à des procédures simplifiées et rationalisées. Et il autorise à faire cela tout en poursuivant ses opérations durant la procédure.
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