Un pass Navigo à 90 euros? La Région Ile-de France étudie sérieusement cette piste
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« Une discussion est encore en cours », a assuré, ce lundi, le ministre des Transports, Clément Beaune, alors que la présidente de la LR de l'autorité régionale des transports Ile-de-France Mobilités (IDFM), Valérie Pécresse, brandit la menace d'une forte hausse du prix du pass navigo.
En septembre déjà, IDFM alertait sur la nécessité de trouver 750 millions d'euros pour faire face à l'augmentation des coûts d'exploitation des transports publics franciliens. Aujourd'hui, Valérie Pécresse les évalue à 950 millions d'euros en 2023 en raison de l'explosion prévisible des tarifs de l'électricité.
Pour résoudre ces difficultés financières, elle avait un temps agité la possibilité d'un abonnement mensuel à 100 euros, contre 75,20 euros aujourd'hui, puis dit espérer 80 euros. Désormais, la région Ile-de-France étudie une hausse à 90 euros et appelle le gouvernement à faire augmenter la contribution des entreprises pour éviter ce scénario, selon des documents consultés dimanche par l'AFP.
« Le blocage du gouvernement dessine la voie d'un pass Navigo à 90 euros », ce qui serait « socialement inacceptable », a ainsi écrit Valérie Pécresse dans une lettre aux administrateurs de la structure, datée du 25 novembre.
Une autre piste prévoit une augmentation à 80,80 euros si le Parlement vote une hausse de la contribution des entreprises, via un amendement au projet de loi de finances (PLF), mais le gouvernement s'y oppose. Mais cette possibilité a d'ores et déjà été rejetée par le Sénat, mercredi dernier. Le gouvernement y était également opposé, parce qu'« on est en train de baisser la fiscalité sur les entreprises notamment industrielles. Il faut être cohérent », a expliqué Clément Beaune. Actuellement, les collectivités locales financent les transports franciliens à hauteur de 12%, les voyageurs 38% et les entreprises 50%. « Je ne vais pas commenter » les documents internes d'IDFM mais « je ne souhaite pas qu'on ait des hausses de cette nature et on va tout faire pour les éviter », a-t-il ajouté, jugeant qu'il « n'y a aucune justification à ce qu'on passe le Navigo à 100 euros ».
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Toutefois, le ministre insiste sur l'implication de l'exécutif. « On peut discuter de soutien et d'aide à la région Ile-de-France » pour « éviter » une hausse trop importante du passe Navigo, a-t-il estimé sur RMC. « Le budget de la région sera voté d'ici une quinzaine de jours » et « on peut utiliser ces jours pour éviter » une « situation intenable » pour les usagers, a-t-il ajouté.
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Le porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, a de son côté assuré que l'Etat allait pouvoir discuter avec la région pour « identifier les voies et moyens pour éviter une hausse aussi importante que celle qui a été citée ». « Ce n'est pas le moment, certainement pas pour une hausse aussi forte », a-t-il ajouté sur France Inter, rappelant que « la décision finale » revenait toutefois à Valérie Pécresse « qui peut appuyer sur le bouton ou ne pas le faire ». Une délibération tarifaire doit être soumise le 7 décembre au conseil d'IDFM.
(avec AFP)
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