Boeing : après 10 jours, le mouvement de grève s'enlise, pas de sortie de crise en vue
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Deux F-15 survolent l'arche de Saint-Louis (Missouri), où ils sont produits par Boeing.
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Deux F-15 survolent l'arche de Saint-Louis (Missouri), où ils sont produits par Boeing.
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Décidément, Kelly Ortberg ne connaît pas des débuts paisibles à la tête de Boeing. Après avoir dû gérer la grève monstre dans une partie de ses usines dédiées aux avions commerciaux, le directeur général du géant américain doit désormais composer avec le débrayage de ses employés de la défense.
Si l'ampleur du mouvement social n'est pas comparable - avec 3 200 salariés concernés contre 33 000 à l'automne 2024 - c'est une nouvelle épine dans le pied du groupe qui commence à relever la tête, en particulier sa division Defense, Space & Security redevenue bénéficiaire.
Le mouvement a débuté voilà 10 jours sur les usines de Saint-Louis et Saint-Charles dans le Missouri, ainsi qu'à Mascoutah dans l'État voisin de l'Illinois, au lendemain de l'échec des négociations préalables le 3 août dernier. Depuis, la situation semble bloquée. Boeing indique qu'il n'y a « aucune discussion prévue » avec le syndicat IAM 837 - section locale de l'Association internationale des machinistes et des ouvriers de l'aérospatial (IAM), l'une des principales organisations syndicales aux États-Unis avec 600 000 membres et majoritaire chez le constructeur.
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Le constructeur américain reste pour l'instant arc-bouté sur sa proposition du 31 juillet dernier, qualifiée de « dernière, meilleure et finale offre ». Une formule qu'il avait déjà employée lors de la grève historique de 2024, avant que Kelly Ortberg ne fasse de nouvelles concessions pour sortir de l'ornière. Les dirigeants du groupe ne semblent pas inquiets outre mesure pour le moment, eux qui assuraient qu'ils s'y étaient préparés avant même que les salariés ne rejoignent les piquets de grève, comme l'indique l'AFP.