Boris Johnson va à nouveau renflouer l'opérateur des transports publics londoniens

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Cet accord prévoit de maintenir l'augmentation de 11,50 livres à 15 livres (17 euros), entrée en vigueur en juin, du coût du péage urbain que payent depuis 2003 les automobilistes circulant dans le coeur de Londres.
Cet accord prévoit de maintenir l'augmentation de 11,50 livres à 15 livres (17 euros), entrée en vigueur en juin, du coût du péage urbain que payent depuis 2003 les automobilistes circulant dans le coeur de Londres. (Crédits : Hannah Mckay)
Le gouvernement britannique va injecter 1,7 milliard de livres dans l'opérateur des transports publics londoniens (TfL).

Le gouvernement britannique a annoncé dimanche injecter 1,7 milliard de livres (environ 1,9 milliard d'euros) dans l'opérateur des transports publics londoniens (TfL) dont les revenus ont fondu pendant la pandémie de nouveau coronavirus. "Je peux annoncer que le gouvernement a accepté (d'apporter) jusqu'à 1,7 milliard de livres sterling pour #TfL afin de compenser la perte de revenus" pendant la pandémie, a déclaré le ministre des Transports, Grant Shapps, sur Twitter. Cela fournira un soutien financier jusqu'en mars 2021 à l'opérateur des transports, que le gouvernement avait déjà renfloué en urgence de 1,6 milliard de livres en mai.

"Les discussions sur le financement durable à long terme se poursuivent", a indiqué TfL qui a évoqué un paquet financier un peu plus élevé, de 1,8 milliards de livres.

Cet accord prévoit de maintenir l'augmentation de 11,50 livres à 15 livres (17 euros), entrée en vigueur en juin, du coût du péage urbain que payent depuis 2003 les automobilistes circulant dans le coeur de Londres. L'extension de la plage horaire concernée est aussi conservée. Depuis le 22 juin, les automobilistes doivent s'en acquitter s'ils roulent dans le centre de Londres entre 07H00 du matin et 22H00 tous les jours de la semaine.

TfL en faillite ?

Les négociations ont été difficiles entre le gouvernement conservateur et le maire travailliste de Londres Sadiq Khan. Le mois dernier, le Premier ministre et ancien maire de Londres, Boris Johnson, avait affirmé que TfL était "effectivement en faillite" avant le coronavirus, imputant la responsabilité des hausses de tarifs à Sadiq Khan. "La seule raison pour laquelle TfL a besoin du soutien du gouvernement est que presque tous nos revenus se sont taris depuis mars, les Londoniens ayant fait ce qu'il fallait", s'est défendu Sadiq Khan dans un communiqué, en référence aux recommandations du gouvernement d'éviter les transports publics pendant la pandémie, qui a fait plus de 46.000 morts au Royaume-Uni.

Sadiq Khan s'est dit "heureux que nous ayons réussi à éliminer les pires propositions du gouvernement", dont un élargissement "massif" du péage urbain et la suppression de la gratuité des transports pour les Londoniens les plus âgés et les plus jeunes. Un reconfinement d'un mois débutera jeudi en Angleterre jusqu'au 2 décembre, les habitants étant priés de "rester à la maison" mais les Londoniens pourront utiliser les transports publics pour des déplacements essentiels.

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Commentaires
a écrit le 01/11/2020 à 16:42 :
Le transport public permettant aux salariés d'aller travailler devrait être gratuit déjà et sans avoir à se poser des questions quant à sa capacité à faire du fric ou non.
Réponse de le 02/11/2020 à 9:24 :
Il n'est pas ici question de rentabilité mais de solvabilité. Mais évidemment, comme bon franchouillard dopé à l'argent public H24 vous ne jurez que par ça. Pas étonnant que la SNCF ait fini avec 50 milliards de dette avec de pareilles mentalités. L'état providence français finira par se retrouver devant le FMI à mendier un prêt en urgence si ça continue comme ça.

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