Crash d'Air India : un coup dur pour le transport aérien indien
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L'Inde va devoir renforcer son niveau de sécurité pour assurer le développement de son transport aérien.
B Mathur
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L'Inde va devoir renforcer son niveau de sécurité pour assurer le développement de son transport aérien.
B Mathur
Depuis deux ans, le transport aérien indien a le vent en poupe. Porté par ses deux compagnies phares, Indigo et Air India, le pays apparaît comme le nouvel eldorado. Il faut dire qu'avec 1,4 milliard d'habitants, une croissance du produit intérieur brut qui oscille entre 6,5 % et 10 % sur les quatre dernières années et un transport aérien encore largement à développer, le marché indien a tout pour plaire.
Le scénario est d'autant plus attirant que la Chine a eu du mal à se remettre de la crise sanitaire et retrouver son trafic d'avant le Covid-19, sans même parler des tensions géopolitiques.
Du pain béni pour Airbus comme Boeing, qui ont enchaîné les contrats pharaoniques dans le pays. Il suffit de regarder les chiffres pour s'en rendre compte : le carnet de commandes fermes des deux avionneurs dépasse les 1 750 avions encore à livrer. C'est quatre fois plus que la Chine justement, même si celle-ci devrait se réveiller prochainement. Et les perspectives à long terme sont tout aussi fortes, avec une flotte qui doit tripler dans les vingt prochaines années.
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De quoi donner des ailes à Narendra Modi. Il y a trois semaines à peine, le Premier ministre indien se posait en majesté lors de l'assemblée générale de l'Association internationale du transport aérien (IATA) à New Delhi et affichait ses ambitions devant les délégués de 349 compagnies aériennes mondiales.
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