Aéroports : pourquoi ADP mise sur l’Eldorado indien, quitte à patienter
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L'aéroport de Hyderabad vise à atteindre les 40 millions de passagers d'ici 2027-2028.
GMR Airports
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L'aéroport de Hyderabad vise à atteindre les 40 millions de passagers d'ici 2027-2028.
GMR Airports
La croissance est ailleurs. Depuis quelques temps, lorsqu'il est interrogé sur la transition environnementale du transport aérien, Augustin de Romanet, PDG du groupe ADP, affirme que les Occidentaux vont sans doute être amenés à voyager un peu moins, mais que cela n'est pas « un drame » au vu de la demande croissante de voyage dans les pays en développement. Quitte à en faire bondir certains parmi les compagnies aériennes. Mais si le patron des aéroports parisiens affirme cela aussi tranquillement, c'est qu'il s'est déjà positionné dans lesdits pays en développement. Après l'entrée au capital du groupe turc TAV Airports - avec la déconvenue que l'on sait autour de la construction du nouvel aéroport d'Istanbul - ADP a mis la main sur 49 % du groupe indien GMR Airports en 2020.
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Un investissement non sans risques dans un pays qui a déjà connu plusieurs fois l'émergence puis l'effondrement de son trafic aérien entraînant la faillite de plusieurs grandes compagnies. A cela s'ajoute l'incertitude de devoir composer avec l'administration indienne, dont les contraintes excessives n'ont clairement pas aidé à la croissance durable du transport aérien dans le pays. Il faut enfin composer avec la famille du président fondateur Grandhi Mallikarjuna Rao, qui détient 63 % de GMR Infrastructures, structure elle-même propriétaire des 51 % de GMR Airports, même si l'entente ne pose aucun problème majeur jusqu'ici. Cela pourrait être plus compliqué si le groupe ADP poussait un jour pour obtenir la majorité alors que la famille n'entend pas lâcher le contrôle pour l'instant. C'est ainsi un modèle assez différent de celui du partenariat avec TAV Airports, où ADP a le contrôle et où les développements tendent à se faire en commun. Enfin, cette transaction, évaluée à 1,2 milliard d'euros, a été finalisée en 2020 au plus dur de la crise sanitaire. Il est donc encore trop tôt pour savoir si le groupe ADP a fait le bon choix en s'implantant en Inde, mais les perspectives sont indéniables.