Un pilote de Transavia devient président du SNPL Air France

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(Crédits : Eric Gaillard)
Après sa victoire aux élections, la branche "constructive" a élu une équipe de personnes jeunes pour diriger la section Air France, qui sera présidée par Guillaume Gestas. Pour négocier, cette équipe aura en face d'elle une nouvelle direction, jeune également.

Il y aura donc du sang neuf des deux côtés de la table des négociations entre la direction d'Air France et du SNPL (Syndicat national des pilotes de ligne). Des personnes jeunes, avec un autre regard, qui n'ont pas directement vécu les multiples confrontations entre la direction de la compagnie et du syndicat au cours des quatre dernières années. De bonne augure, a priori, pour les négociations catégorielles qui n'ont pas abouti jusqu'ici.

Nomination d'un ou une PDG à Air France

Si le ménage a été fait au sein de la direction avec les départs du directeur général Franck Terner et du directeur des relations humaines, Gilles Gateau, il reste encore un ou une PDG (ou DG) à nommer d'ici à la fin de l'année. Pour l'heure, la direction d'Air France est assurée à titre temporaire par le directeur général du groupe, le Canadien Ben Smith (47 ans), secondé par son bras droit venu également d'Air Canada, Oltion Carkaxhija (42 ans), un ou une PDG va être nommé pour remplacer Franck Terner.

Un président du SNPL Air France qui vole chez Transavia

Nouvelle équipe également au SNPL. Le syndicat a élu ce jeudi 6 décembre un nouveau président de la section Air France, en la personne de Guillaume Gestas, âgé de 44 ans. Sans grande expérience syndicale, il est issu des rangs de la nouvelle majorité au conseil du syndicat, dite « constructive » qui a remporté les élections mardi, face à la ligne dure de l'équipe précédente. Guillaume Gestas va donc remplacer Philippe Evain, dont les quatre ans passés à la tête du syndicat ont été émaillés de nombreux conflits avec la direction. Ingénieur de formation, Guillaume Gestas est commandant de bord détaché chez Transavia., "une cravate verte" plaisantent certains qui y voient un symbole à l'heure où le développement de cette filiale low-cost se pose.

"Cela tombe bien. Cela montre que Transavia est complètement intégré au processus de carrière des pilotes d'Air France", explique un pilote.

À l'exception de Dominique Bonnet et de Jean-François Dupront qui ont la "cinquantaine", l'ensemble du bureau du SNPL Air France est composé de "quadras" . Jean-Marcel Julien et Guillaume Schmid ont été élus au poste de vice-président. Les autres membres du bureau sont Vincent Bossy, Vincent Demantke, Romain Dinh, Philippe Sengel, Jean-Charles Uzel et Elodie Wagner.

Ce bureau va pouvoir fonctionner main dans la main avec le SNPL France, qui regroupe toutes les sections des compagnies basées dans l'Hexagone. Élu président mercredi, Yves Deshayes, est en revanche très expérimenté. Il a d'ailleurs occupé cette fonction dans le passé.

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Commentaires
a écrit le 07/12/2018 à 11:36 :
"Transavia est complètement intégré au processus de carrière des pilotes d'Air France" : tant mieux ! Que le SNPL lève IMMEDIATEMENT toute restriction au nombre d'appareils chez Transavia, et ce, sans condition !
Le simple fait de reconnaitre que transavia est intégré prouve que les pilotes ne sont EN RIEN lésés par le développement de Transavia... la seule chose que les pilotes perdraient (mais l'existence même de ce point est un scandale et certainement pas un argument), c'est un pouvoir de nuisance envers leur employeur et les autres catégories du personnel !!!
Par contre, essayer par la négociation de mettre en place une grille de salaires, commune à AirFrance, HOP, JOON et Transavia, serait une bonne avancée pour plus de flexibilité au sein du groupe AirFrance-KLM ... la grille progresserait en fonction du type d'appareil sur lequel vole le personnel & l'évolution de carrière d'un appareil à l'autre, et non selon la livrée de l'appareil !! La grille pourrait aussi prendre en compte un peu plus l'ancienneté, en prévoyant par exemple que le low cost nécessiterait d'utiliser des pilotes entrant sur le marché (donc par définition moins rémunéré), peut-être une diminution du temps de travail avec l'ancienneté,....

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