Easyjet : nouvelle vague de l'épidémie, nouvelle baisse de capacités
Fabrice Gliszczynski
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Photo d'illustration
Peter Cziborra
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Sans surprise, Easyjet a essuyé une perte financière cette année. Il s'agit d'une première pour le transporteur britannique depuis sa création en 1995. Son directeur général, Johan Lundgren l'a annoncé ce jeudi bien avant la présentation des résultats prévue le 17 novembre prochain. Pour l'exercice 2019-2020 achevé fin septembre, la perte avant impôt sera comprise entre 815 et 845 millions de livres (entre 895 et 928 millions d'euros). Des résultats peu surprenants au regard de la violence de la crise qui frappe le transport aérien mondial.
De fait, la crise n'en finit pas, avec une demande en berne comme en témoigne le niveau de capacités prévu cet hiver par la compagnie : à 25% seulement de l'offre proposée l'an dernier. Grosso modo similaire à celle des autres compagnies, la baisse est drastique par rapport à cet été au cours duquel Easyjet a assuré la moitié de son programme. Mais, avec la deuxième vague du Covid-19, les restrictions des voyages qui l'accompagnent, et l'impact de la crise sur les ménages et les entreprises, le trafic a replongé depuis début septembre.
Pour l'heure, les compagnies naviguent à vue. Et brûlent énormément de cash malgré les plans de restructuration enclenchées. Au quatrième trimestre de son exercice (juillet, août, septembre), Easyjet a consommé près de 700 millions de livres de trésorerie. A peine moins que les 774 millions consommés au cours des mois précédents (avril, mai, juin) au cours desquels l'activité aérienne était quasiment à l'arrêt.
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Selon un analyste, Easyjet peut tenir encore quatre trimestres avec une activité aussi faible. Pour rappel, la compagnie a procédé à une augmentation de capital à hauteur de 419 millions de livres en juin et a obtenu un prêt de 600 millions de livres des autorités britanniques. La question d'un nouveau prêt ou d'une nouvelle augmentation de capital se pose néanmoins. Celle-ci dépendra de l'évolution de la situation sanitaire et d'un cadre plus lisible pour les passagers des restrictions de voyages. Aujourd'hui, les règles bougent en effet très rapidement de façon aléatoire.
Fabrice Gliszczynski