Quarantaine à l'arrivée sur le sol britannique : British Airways, EasyJet et Ryanair attaquent en justice le gouvernement

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Toutes les arrivées par terre, mer et air, sont concernées par cette quarantaine imposée aux voyageurs arrivant au Royaume-Uni et mise en place depuis lundi par le gouvernement.
Toutes les arrivées par terre, mer et air, sont concernées par cette quarantaine imposée aux voyageurs arrivant au Royaume-Uni et mise en place depuis lundi par le gouvernement. (Crédits : Peter Nicholls)
Toutes les arrivées par terre, mer et air, sont concernées... Les compagnies aériennes britanniques estiment, dans un communiqué commun, que la quarantaine en place depuis lundi pour au moins trois semaines "va avoir un effet dévastateur sur le tourisme britannique et l'économie, et va détruire des milliers d'emplois".

Les compagnies aériennes British Airways, EasyJet et Ryanair ont annoncé vendredi avoir lancé une action en justice contre le gouvernement britannique afin qu'il renonce à la quarantaine imposée aux voyageurs arrivant au Royaume-Uni.

Elles estiment dans un communiqué commun que la quarantaine en place depuis lundi pour au moins trois semaines "va avoir un effet dévastateur sur le tourisme britannique et l'économie, et va détruire des milliers d'emplois".

Les compagnies ont demandé que l'affaire soit entendue par la justice aussi vite que possible.

Cette quarantaine ne reposerait sur aucun fondement scientifique

Selon elles, la quarantaine est beaucoup trop contraignante, n'est fondée sur aucune consultation ni preuve scientifique. Elles soulignent que la mesure compte des exemptions comme pour les Français et Allemands qui se rendent chaque semaine dans le pays, et vise des voyageurs en provenance de pays où les taux de contamination au nouveau coronavirus sont inférieurs à ceux du Royaume-Uni.

Lire aussi : La distanciation physique dans les avions n'est pas obligatoire (AESA) : les compagnies aériennes soufflent

Le gouvernement britannique avait laissé entendre qu'il pourrait mettre en place des ponts aériens vers certains pays afin de ne pas compromettre le redémarrage du tourisme tant attendu par le secteur aérien.

Mais les trois compagnies doutent de ce dispositif et demandent plutôt au gouvernement de réinstaurer la quarantaine introduite le 10 mars, qui ne valait que pour les voyageurs en provenance de pays à haut risque.

Toutes les arrivées par terre, mer et air, sont concernées

Confronté à un arrêt brutal de leur activité depuis de longues semaines, le secteur aérien a prévu une reprise très progressive des vols cet été, mais ces plans sont perturbés par la quarantaine.

Lire aussi : British Airways veut se séparer d'un quart de ses pilotes

Cette dernière, d'une durée de 14 jours, sera réévaluée toutes les trois semaines et concerne toutes les arrivées par terre, mer et air, que les voyageurs résident ou pas au Royaume-Uni.

Des contrôles aléatoires seront mis en place et les contrevenants s'exposent à une amende de 1.000 livres (1.122 euros). Des exceptions sont prévues pour les transporteurs routiers, les personnels de santé, les cueilleurs de fruits ou les voyageurs en provenance d'Irlande.

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Commentaires
a écrit le 12/06/2020 à 17:09 :
Ryanair peut disparaître ? "Ça m'en touche une sans faire bouger l'autre" dixit Chirac.
a écrit le 12/06/2020 à 11:47 :
Ces gros avions ont été totalement fragilisés par un simple virus exposant comme leur modèle économique est bien fragile.
Réponse de le 12/06/2020 à 15:26 :
Si ce virus ne touchait que le transport aérien , ce ne serait pas trop grave....
C’est tout notre monde économique qui est fragilisé.
Réponse de le 12/06/2020 à 15:49 :
En effet mais notre économie financière dont l'économie aérienne est bien représentative est elle aussi bien fragile...

Mais où sont donc passées toutes les liquidités ?
Réponse de le 12/06/2020 à 17:06 :
Si on suit votre raisonnement et qu'on veut être juste, la construction, l'agriculture, la restauration, le commerce, l'éducation, les industries aéronautique ou automobile, l'énergie, le transport ferroviaire et tant d'autres secteurs ont des "modèles économiques" bien fragiles puisqu'un "simple virus" les a considérablement affaiblis...

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