Easyjet reste encore loin de la rentabilité
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Easyjet n'a pas encore retrouvé son altitude de croisière malgré la reprise du trafic cet été.
ARND WIEGMANN
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Easyjet n'a pas encore retrouvé son altitude de croisière malgré la reprise du trafic cet été.
ARND WIEGMANN
Easyjet va mieux. A la faveur d'un été record, la compagnie à bas coût britannique a mieux fini son exercice 2021-2022 (clos le 30 septembre) qu'elle ne l'avait commencé. Cela n'a pas suffi pour autant à faire rebasculer les comptes dans le vert sur l'année. Johan Lundgren, directeur général d'Easyjet, affiche tout de même un haut niveau de confiance et croit en ses forces, avec de bonnes perspectives pour les prochains mois, une montée en puissance de l'activité et un bilan financier solide.
En dépit de « multiples vents contraires pour l'industrie » du transport aérien, Johan Lundgren estime qu'Easyjet « a réalisé les meilleurs résultats de son histoire pour un seul trimestre » avec « un rebond record ». Par rapport à l'été 2021, la compagnie a presque doublé son nombre de passagers amélioré son taux de remplissage de 15 points ou encore augmenté son revenu par siège de plus de 50 %.
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Sur l'exercice complet, l'amélioration est peut-être encore plus impressionnante. Avec 70 millions de passagers, un taux de remplissage de 85,5 % et un chiffre d'affaires de 6,7 milliards d'euros, toutes les métriques sont en forte hausse par rapport à l'exercice 2020-2021, mais cela tient essentiellement à l'extrême faiblesse de ce dernier. La bonne nouvelle est venue des revenus auxiliaires (ventes à bord, achats d'options, ventes croisées...). Conformément au plan de transformation lancé par Easyjet pour faire face à la crise, ils ont crû de 59 % par rapport à 2019 et représentent désormais plus du quart des recettes, voire près du tiers en ne tenant compte que des activités de transport aérien.