Financement de la transition écologique : Jean-Baptiste Djebbari défend le partenariat public-privé
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
POOL
César Armand
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
POOL
La conférence de financement des mobilités, inscrite dans la loi relative au développement des systèmes express régionaux métropolitains (SERM) - plus communément connus sous le terme de « RER métropolitains » - aura, enfin, lieu en mai prochain. Soit près d'un an et demi après la promulgation de ladite loi qui prévoyait sa tenue en juin 2024. La dissolution du 9 juin dernier et l'instabilité gouvernementale ayant eu raison de ce décalage de calendrier.
En première ligne, l'actuel ministre des Transports Philippe Tabarot, mais aussi l'ancien député, ministre et président des Départements de France, Dominique Bussereau, chargé de présider ce raout baptisé « Ambition France Transports ». Parmi les sujets sur la table : le financement des SERM, la régénération du réseau ferroviaire ou encore le développement de l'intermodalité du fret. Des thèmes qui intéressent particulièrement Jean-Baptiste Djebbari.
Secrétaire d'État puis ministre des Transports de 2019 à 2022 des gouvernements Philippe Castex, l'ex-député En Marche de la Haute-Vienne est désormais managing partner du fonds d'investissement Magellim Infrastructure. Depuis deux ans presque jour pour jour, Jean-Baptiste Djebbari est chargé de collecter des fonds pour la décarbonation des transports : la mobilité lourde, le transport aérien, le transport maritime ainsi que la logistique aéroportuaire et portuaire.
Interrogé par La Tribune ce mercredi sur la possibilité de recourir à des partenariats publics privés pour financer les mobilités, il estime que c'est « l'une des conditions de la transition écologique ». « J'en ai la conviction », ajoute-t-il, citant le développement du ferroviaire comme condition de décarbonation des mobilités. « Une forte intégration du financement privé est nécessaire », a-t-il encore insisté.
À lire également
Son principal employeur, le groupe Magellim, détient en effet 40 % du capital du fonds OCCTE dédié aux énergies renouvelables. « C'est ce qui nous a intéressés avec la région Occitanie. Il n'y a pas de chemin pour les ENR sans la réhabilitation d'une forme de PPP. Notre expertise territoriale permet de parler le même langage [que les institutionnels] et d'avoir une capacité d'action stratégique », a encore fait valoir Jean-Baptiste Djebbari.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

César Armand