Financement des transports : Dominique Bussereau expose ses premières pistes
César Armand et Léo Barnier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Dominique Bussereau est retiré de la vie politique depuis 2021.
Flickr/MEDEF. CC License by.
César Armand et Léo Barnier
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Dominique Bussereau est retiré de la vie politique depuis 2021.
Flickr/MEDEF. CC License by.
Désigné par Matignon pour présider « Ambition France Transports », la très attendue conférence de financement des mobilités, Dominique Bussereau n'entend pas brûler les étapes. « Il ne faut pas arrêter des idées avant d'avoir auditionné les parties prenantes », déclare à La Tribune l'ancien ministre, ex-président de département et député qui a fait des transports l'axe central de sa carrière politique. Ce qui ne l'empêche pas d'avoir quelques idées sur les travaux à mener.
Les travaux devraient être engagés autour de quatre ateliers spécifiques, à savoir le financement des autorités organisatrices de la mobilité (AOM) et des Services express régionaux métropolitains (Serm), l'avenir des concessions autoroutières et des infrastructures routières, la régénération et la modernisation du réseau ferroviaire ainsi que le développement de l'intermodalité et du fret.
Parmi les pistes de financement, notamment pour les Serm, le nouveau versement mobilité régional apparaît naturellement en tête de liste. Mais Dominique Bussereau ne peut réprimer une certaine perplexité devant le refus des régions de droite de se saisir de ce nouvel outil à leur disposition, jugeant qu'il s'agit de « choix politiques ».
À lire également
L'ancien ministre des Transports de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy assure en tout cas que ce n'est pas la seule piste sur la table avec « toute une série de mécanismes européens », mais aussi la contribution du secteur routier. Celle-ci pourrait passer par le déploiement d'écotaxes sur les poids lourds, à l'image de ce qui est fait sur certains axes du Grand Est, ou grâce à des nouveaux revenus dégagés avec la fin des concessions autoroutières. Sur ce dernier point, il reste pour l'instant agnostique assurant que le ministre des transports, Philippe Tabarot, a pris le problème à bras-le-corps. Il laisse néanmoins entendre qu'il est opposé à la gratuité du réseau autoroutier, jugeant que l'État n'a pas les moyens de l'entretenir sur ses propres deniers. Il y a enfin la possibilité de s'appuyer sur la taxation avec l'accise sur les produits énergétiques (ex-Ticpe).
César Armand et Léo Barnier